aide | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 28 Sep 2021 10:35:52 +0000 fr-FR hourly 1 astuces pour allaiter en Pleine Conscience https://www.leblogallaitement.com/astuces-pour-allaiter-en-pleine-conscience/ https://www.leblogallaitement.com/astuces-pour-allaiter-en-pleine-conscience/#respond Tue, 28 Sep 2021 10:35:51 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2232  Sophrologue, formée et certifiée à l’Académie de Sophrologie de Paris, Agathe Feoux est aussi instructrice en méditation de pleine conscience et sur les programmes de réduction du stress MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction), formée par le CFM (Center for Mindfulness in Medicine) de l’University of Massachusetts Medical School. Agathe Feoux propose de nous aider à … Continuer la lecture de astuces pour allaiter en Pleine Conscience

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 Sophrologue, formée et certifiée à l’Académie de Sophrologie de Paris, Agathe Feoux est aussi instructrice en méditation de pleine conscience et sur les programmes de réduction du stress MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction), formée par le CFM (Center for Mindfulness in Medicine) de l’University of Massachusetts Medical School.

Agathe Feoux propose de nous aider à intégrer la mindfulness dans notre vie quotidienne. Cette discipline méditative, nous apprend-elle, consiste à cultiver l’attention et nourrit une prise de conscience plus fine, une plus grande clarté d’esprit et l’acceptation de la réalité du moment présent. L’équipe de rédaction du blog allaitement lui a demandé comment allaiter en pleine conscience. Elle décline pour nous cette approche en six points.

1) Être bienveillant

Nous sommes des êtres sensibles qui avons besoin d’amour et de gentillesse.

Cultiver la bienveillance nous aide à mettre de côté nos jugements intérieurs et nous permet de nous voir d’une façon plus juste. 

Quelles que soient les difficultés rencontrées lors de votre allaitement, posez-vous ces questions :

« Quelle est la meilleure attitude bienveillante, à adopter pour mon bébé et moi maintenant ?»

« Est-ce que le fait de m’inquiéter m’aide à mieux gérer cette situation ou cela me rend juste plus anxieuse ? »

« Comment puis-je être avec cette situation* ?

2) Créer le lien et laisser être

Allaiter en pleine conscience, signifie simplement que vous êtes en train de nourrir votre enfant du mieux que vous le pouvez maintenant. Cela peut être une merveilleuse occasion de revenir au moment présent et de vous connecter à votre bébé.

La pleine conscience vous invite à mettre délibérément de côté vos tendances à valoriser certains aspects de votre expérience et à en rejeter d’autres.

Cela rejoint le laisser-être et le fait de cultiver en Pleine Conscience un état d’esprit sans préférence, en effet si la situation présente est perçue comme insatisfaisante en comparaison à un état de référence, (disons « le bien-être » une situation de calme ou sans douleur) il y a une évaluation de la situation, un jugement. Avec la Pleine Conscience, nous allons du mieux que nous pouvons l’être. Nous sommes authentiquement présents avec ce qui est là, sans projet. 

Dès qu’il y a un objectif de résultat (bien légitime) cela crée un décalage imperceptible qui nous met en retrait de la situation. Et cette envie que les choses soient différentes va nous empêcher d’être complètement présents à la douleur pour ce qu’elle est, à la peur pour ce qu’elle est, au bruit pour ce qu’il est…

Vous laissez plutôt votre expérience être ce qu’elle est, et vous vous entraînez à l’observer d’instant en instant. 

Le « laisser être » est une façon de laisser les choses être, de les accepter telles qu’elles sont. 

3) Cultiver un esprit paisible

Saviez-vous qu’il y a une relation entre l’éjection du lait et votre cerveau ?

Vos seins contiennent des milliers de petites alvéoles dans lesquelles le lait est fabriqué. Les alvéoles sont entourées de cellules qui éjectent le lait grâce à l’action de l’ocytocine. L’ocytocine, c’est aussi l’hormone de l’amour qui vous donne un sentiment de confiance.

Alors qu’en est -il de la pleine conscience à ce moment-là ?

Lorsque vous nourrissez des pensées stressantes ou que vous êtes préoccupée par votre allaitement, le système automatique « de combat ou de fuite » au niveau de votre système nerveux s’active.

Vous rentrez alors dans une forme de réactivité physique ou psychique qui alimente le stress et qui a un impact direct sur le déroulement de votre allaitement. De ce fait, l’éjection du lait s’en trouve perturbée et affaiblie.

Quand vous arrivez à être présente et connectée, vous favorisez la libération d’ocytocine et vous pouvez observer tout un éventail d’émotions agréables et votre lait coule plus facilement.

4) Être ancrée dans le présent

Il n’y a pas de meilleur moment que celui de la tétée pour être présente à soi.

Prenez un instant pour faire une pause debout, assise ou allongée avec votre bébé, et laissez-vous atterrir dans votre propre corps.

Observez comment vous vous sentez maintenant. Concentrez-vous sur vos sensations, vos pensées, vos émotions…

Puis portez votre attention sur votre respiration, son mouvement, sans tenter de modifier quoi que ce soit ou sur les sons si cela est plus confortable pour vous.

A chaque fois que vous portez votre attention sur votre respiration ou sur les sons, vous revenez automatiquement au moment présent car vous ne respirez pas pour hier ni pour demain mais bien pour maintenant.

5) Résolution de problèmes

Il se peut que vous ressentiez des sensations inconfortables pendant la tétée pour diverses raisons, que vous ayez l’impression de manquer de lait, que votre bébé ne tète pas correctement, qu’il ne prenne pas assez de poids, bref que tout cela vous submerge et devienne un mélange explosif de pensées et d’émotions difficiles.

Alors à ce moment-là, 2 possibilités s’offrent à vous :

–       contacter une personne ressource, une bénévole d’un groupe de soutien (ex. : La Leche League, …), une professionnelle spécialisée (consultante en lactation IBCLC) pour identifier la cause du problème et envisager des solutions

–       apprendre à gérer vos émotions pour vous sentir moins enlisée dans vos difficultés du moment

Vous pouvez respirer et accompagner les douleurs physiques et/ou émotionnelles, observer les pensées et les émotions qui créent cette souffrance et puis doucement revenir à l’instant présent comme vous le pouvez.

Ce moment est sûrement difficile, mais ça ne durera pas, tout comme les douleurs de l’accouchement qui sont maintenant derrière vous.

Vous pouvez essayer de gérer cela, une respiration après l’autre, une tétée après l’autre.

La clé est la bienveillance envers vous-même.

Vous êtes en train d’apprendre. Vous faites de votre mieux, et votre bébé aussi.
En cas de crise, les pratiques de pleine conscience vont vous aider, c’est à dire approcher et observer vos émotions.

6) Faire confiance au processus

Être pleinement consciente et faire confiance c’est reconnaître parfois vos propres frustrations, vos insécurités, vos limites, et même vos sentiments les plus négatifs, tout ce qui est susceptible de vous accabler ou vous blesser. 
Il convient alors d’essayer d’être et de travailler avec plutôt que d’aller contre.

Faire confiance au processus vous permet d’aller au-delà des apparences et des comportements de surface pour voir plus clairement vos enfants tels qu’ils sont réellement, pour voir l’intérieur aussi bien que l’extérieur, et pour agir avec sagesse et compassion sur la base de ce que vous voyez.

Plus vous cultivez la confiance, plus il vous est facile d’avoir confiance en l’autre, en la vie et autour de vous.

La pleine conscience est un moyen simple et efficace pour débloquer une situation stressante, pour prendre contact avec vos propres ressources vitales, 

Méditer n’est pas une chose facile, c’est pourquoi nous vous offrons cet audio pour tester à votre tour.

* « Être avec cette situation » signifie l’espace, l’attention et l’acceptation que nous pouvons offrir à celle-ci qu’elle soit agréable/désagréable ou neutre en comparaison aux situations que nous ne laissons pas être et où nous essayons d’arranger, contrôler ou rejeter ce qui nous semblerait donc non-désirées.

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Allaiter n’est pas souffrir! https://www.leblogallaitement.com/allaiter-nest-pas-souffrir/ https://www.leblogallaitement.com/allaiter-nest-pas-souffrir/#comments Wed, 03 Dec 2014 14:51:01 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1022 J’ai accompagné une maman qui allaitait son bébé depuis un an, et souhaitait arrêter l’allaitement pour pouvoir partir une semaine en formation. Alors que je lui donnais des conseils pour sevrer en douceur, elle me dit : « Au fait, combien de temps les crevasses vont mettre pour cicatriser? » – Ah? Vous avez des crevasses? » – … Continuer la lecture de Allaiter n’est pas souffrir!

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J’ai accompagné une maman qui allaitait son bébé depuis un an, et souhaitait arrêter l’allaitement pour pouvoir partir une semaine en formation. Alors que je lui donnais des conseils pour sevrer en douceur, elle me dit :

« Au fait, combien de temps les crevasses vont mettre pour cicatriser? »

– Ah? Vous avez des crevasses? »

– Oh oui, depuis longtemps!

– Longtemps, c’est à dire?

– Depuis la naissance, quoi!

– Vous avez des crevasses depuis un an??

– Oui, pourquoi?

– Et vous avez mal?

– Ah oui, j’ai mal!

Elle m’a précisé les zones abîmées, et il ne faisait aucun doute que le bébé avait pris dès le début de mauvaises habitudes de succion qui n’avaient jamais été rectifiées. Cette femme souffrait à chaque tétée depuis un an. Mais comme son entourage lui avait dit, dès avant la naissance, que l’allaitement était douloureux par nature, elle serrait les dents en attendant que ça passe. Elle voulait le meilleur pour son bébé, et tant pis pour la douleur.

Un tel don de soi force l’admiration. Mais avant tout, quel gâchis!

Cela aurait du se passer autrement

-si cette maman avait eu une information anté-natale correcte,

-si elle avait été suivie dans les premiers jours de l’allaitement,

-si elle avait eu un médecin capable d’écouter et solutionner le problème,

-si elle avait eu dans son entourage une autre maman allaitante pour comparer leurs vécus,

alors elle aurait pu vivre cet allaitement avec tellement plus de bonheur!

Cela fait douloureusement écho à l’article que j’écrivais la semaine dernière au sujet de la culpabilité ressentie des mères née de l’absence d’aide adéquate dans la société.

Car, NON, l’allaitement ne doit pas être douloureux. S’il est douloureux, c’est qu’il y a un problème. Et s’il y a un problème, c’est qu’il doit bien y avoir une solution. La douleur, où que ce soit dans le corps d’ailleurs, est là pour signaler un dysfonctionnement. C’est un signal d’alerte. C’est une chance!

Que faire quand on a des crevasses?

Lorsqu’on a une crevasse, la première chose à faire, ce n’est pas de se tartiner tout un tas de crèmes sur les seins. C’est de comprendre quelle est son origine, avec l’aide d’un professionnel de l’allaitement. Ensuite, on peut agir, et les choses rentrent dans l’ordre, souvent rapidement.

Pour mémoire, les crevasses viennent principalement :

  1. d’une mauvaise position de la mère : après l’accouchement on se fatigue vite, et les bras ont tendance à s’abaisser au cours de la tétée, entraînant le bébé, qui du coup tire sur le mamelon. Dans ce cas, il faut varier les positions et utiliser un ou des coussins.

  2. d’une prise en bouche inadaptée du mamelon : la bouche du bébé n’est pas assez ouverte, ou mal placée. Il faut alors veiller à une ouverture correcte et si besoin se faire aider. Parfois, le bébé a un frein de langue qui le gêne.

  3. des compléments donnés au biberon : ils perturbent la prise du sein. Il faut donc trouver une solution alternative pour alimenter le bébé si les compléments sont nécessaires.

Les crevasses sont là pour dire à la mère : “Attention danger! Ton bébé ne prend pas bien le sein. Il risque de ne pas avoir assez de nourriture”. C’est donc un message vital qui est envoyé. Pas une fatalité…

La douleur en allaitement n’est pas normale, coupons la route à cette idée reçue qui empêche certaines femmes de commencer un allaitement, et rend d’autres femmes inutilement héroïques.

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