allaitement long entourage famille | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 04 Jan 2022 14:50:31 +0000 fr-FR hourly 1 allaiter au rythme de la vie d’artiste https://www.leblogallaitement.com/allaiter-au-rythme-de-la-vie-dartiste/ https://www.leblogallaitement.com/allaiter-au-rythme-de-la-vie-dartiste/#respond Tue, 04 Jan 2022 14:50:30 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2251 Je suis Malvina, comédienne et maman de 2 enfants de 5 ans et 10 mois. J’alterne des temps de chômage et des périodes de travail très intenses avec des journées de plus de 12h, parfois hors du domicile pendant plusieurs jours ou semaines. L’allaitement est donc rythmé par ce mode de vie un peu particulier. … Continuer la lecture de allaiter au rythme de la vie d’artiste

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Je suis Malvina, comédienne et maman de 2 enfants de 5 ans et 10 mois. J’alterne des temps de chômage et des périodes de travail très intenses avec des journées de plus de 12h, parfois hors du domicile pendant plusieurs jours ou semaines. L’allaitement est donc rythmé par ce mode de vie un peu particulier.

Pour mon premier enfant né en mars 2015, l’allaitement s’est mis en place très facilement et j’ai adoré ça dès le début. Je n’avais fait aucun « plan » sur sa durée et autour de moi je ne connaissais personne qui avait nourri son enfant au sein plus de 6 mois. Une copine m’avait parlé de la Leche League et c’est en m’inscrivant sur un groupe de discussion que j’ai découvert que des mamans allaitaient au long cours. Chez nous, plus les mois passaient, moins je voyais l’intérêt d’arrêter ce qui était bon pour mon fils et sans contrainte pour moi. Je me suis donc lancée dans un allaitement à durée indéterminée en me disant qu’avec pas mal d’organisation et un peu de lâcher prise, ça devrait le faire !

A l’époque j’habitais et je travaillais sur une péniche spectacle. L’équipe artistique était composée d’amis compréhensifs et mon conjoint y travaillait également. Nous prenions donc Marcel en porte-bébé et le déposions dans sa cabine avec le baby phone lorsqu’il dormait. Il pouvait téter à la demande et mes camarades étaient ravis de le prendre avec eux quand ils n’étaient pas sur scène. J’ai loué un petit tire-lait à piles (très pratique quand on part en tournée en camion par exemple). Les soirs de spectacle nous prenions une baby-sitter et je tirais mon lait avant d’aller jouer.

Entre avril et juin 2016, il est allé chez une assistante maternelle car cela devenait difficile : il voulait tout explorer et je ne pouvais plus être à ce que je faisais tout en ayant un oeil sur lui.

La personne était super mais pas très à l’aise avec le lait maternel. Je lui ai donné un tableau de conservation mais comme je ne la sentais pas complètement sereine et que Marcel avait déjà 1 an on a trouvé un compromis. Je lui emmenais de temps en temps mon lait et sinon, elle pouvait lui proposer du yaourt. J’allais le chercher entre 16h30 et 18h et la tétée de retrouvailles était très appréciée par lui et moi. Je ne tirais pas mon lait à midi car ma lactation était bien en place et les mercredis, samedis et dimanches, il lui arrivait encore de téter avant ou après le déjeuner. A cette époque, il tétait entre 4 et 6 fois par jour environ.

Dans le même temps, j’ai commencé à m’absenter pour de courtes tournées de 1 ou 2 nuits. J’avais un stock de lait au congélateur et nous donnions à Marcel , des yaourts au lait de brebis ou un morceau de fromage. De mon côté, je faisais 2 ou 3 tirages par jour, j’avais 2 sacs isothermes avec des pains de glace ce qui permettait à mon lait de rester bien frais avant de le mettre au réfrigérateur. Si le trajet retour était trop long et que les conditions n’étaient pas réunies pour une conservation optimale, je versais le lait dans le bain du bébé.

En juillet 2016, nous sommes partis 3 semaines à Avignon pour un festival de théâtre où les journées sont intenses et éprouvantes. Nous devions habiter avec l’équipe du spectacle mais mon conjoint et moi avons demandé à récupérer notre part du budget. Nous avons loué une maison pour permettre à nos parents de venir et se relayer pour garder notre fils. Cela nous a coûté un peu d’argent et pas mal d’énergie mais j’ai pu continuer à allaiter Marcel sans gêner personne.

A la rentrée 2016 il avait 18 mois et j’avais très envie de poursuivre l’allaitement. J’avais entendu pas mal d’anecdotes de mamans qui avaient laissé tomber parce que certaines structures d’accueil n’étaient pas favorables à prendre le lait maternel. Je me suis dit que pour continuer, le mieux était de choisir un lieu « tétée friendly » et pro maternage. C’est ainsi que Marcel a intégré une crèche parentale où le personnel est extrêmement bienveillant avec les enfants. Le lait maternel y est accepté simplement et avec plaisir. L’allaitement sur place ne pose aucun problème et les besoins des enfants sont au coeur du projet pédagogique. La crèche parentale prend du temps mais nous y avons appris beaucoup et passé de très beaux moments. J’ai pu continuer mon allaitement sans prise de tête et j’ai rencontré des mamans allaitant leur enfant (ou pas !) 1 an, 2 ans et plus.

Un nouveau séjour de 2 semaines à Avignon se profilait pour juillet 2017 et je devais y aller seule. Je ne voulais pas sevrer Marcel à ce moment-là, me disant que 2 semaines de séparation plus un sevrage ça faisait un peu beaucoup pour nous deux. J’ai profité d’une tournée de 5 jours en avril pour le sevrer. Marcel avait 2 ans et ne tétait plus que 2 ou 3 fois par jour. A mon retour et pendant 3 jours il a demandé à téter le matin, mais il est vite passé à autre chose fort de cette magnifique période que je revis maintenant avec mon 2ème enfant.

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Je suis d’origine étrangère et j’ai souhaité allaiter en France  https://www.leblogallaitement.com/je-suis-dorigine-etrangere-et-jai-souhaite-allaiter-en-france/ https://www.leblogallaitement.com/je-suis-dorigine-etrangere-et-jai-souhaite-allaiter-en-france/#comments Wed, 21 Jul 2021 10:00:00 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2199 Rūta est une jeune maman d’origine lituanienne mariée à un français et qui vit en France depuis 5 ans. D’origine lituanienne, je suis maman d’une fille de 3 ans que j’ai souhaité allaiter en France. L’allaitement maternel exclusif, à la demande et de longue durée est tout à fait considéré comme normal dans mon pays. … Continuer la lecture de Je suis d’origine étrangère et j’ai souhaité allaiter en France 

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Rūta est une jeune maman d’origine lituanienne mariée à un français et qui vit en France depuis 5 ans.

D’origine lituanienne, je suis maman d’une fille de 3 ans que j’ai souhaité allaiter en France. L’allaitement maternel exclusif, à la demande et de longue durée est tout à fait considéré comme normal dans mon pays. Les femmes de mon entourage à savoir mes 3 soeurs, mes cousines, mes amies ont allaité leurs enfants pendant 2 ou 3 ans. Pour moi, il s’agissait de quelque chose de naturel, et je n’ai même pas envisagé d’autres possibilités. Allaiter était une évidence.

Avant la naissance de ma fille je ne me suis pas préparée particulièrement. Toutefois, j’ai lu un livre concernant l’allaitement que ma soeur m’avait donné pour libérer sa bibliothèque. Cela me permettait d’en savoir davantage sur les bienfaits de l’allaitement, mais cela n’a pas vraiment influencé mon choix.

Ma fille est née le 2 Novembre 2016 et je l’ai allaitée exclusivement pendant 2 ans. C’était une période assez longue, pas tout le temps simple, mais très belle !

La tétée était un moment très intime et agréable pour nous deux, plein d’amour et de chaleur. Ma fille s‘endormait au sein, se tranquillisait en tétant si elle ne se sentait pas bien ou avait mal. La tétée lui a apporté beaucoup de sécurité, de plaisir, et d’apaisement. Pour ma part, j’aimais ce contact avec ma fille. Même si pendant cette période j’ai parfois manqué de sommeil, je me suis sentie plus détendue, heureuse et en harmonie. Quand ma fille a eu 1 an, j’ai croisé une amie que je n’avais pas vue depuis presque deux ans. Elle m’a trouvé plus belle qu’avant ma grossesse ! On dit que l’allaitement sert à répondre au besoin affectif (de chaleur, d’amour, de sécurité) de l’enfant, mais je suis persuadée que cela contribue aussi au bien-être de maman.

Toutefois, pendant cette période, j’ai rencontré certaines difficultés. Premièrement, j’ai manqué d’accompagnement dans ce projet. En effet, le personnel médical était bienveillant et a essayé de m’aider, mais malheureusement les conseils qui m’étaient donnés n’ont pas marché. Comme beaucoup de jeunes mamans j’ai été confrontée à des problèmes de lactation en les suivant.

Ma montée du lait n’ a eu lieu que le quatrième jour après l’accouchement. A l’hôpital où j’ai accouché, le personnel m’avait conseillé de ne pas laisser ma fille plus de 10 minutes au sein, pour ne pas risquer d’abîmer mes mamelons. De plus, elle dormait beaucoup la journée. Le troisième jour, elle avait perdu plus que 10 % de son poids de naissance. Par conséquence, le personnel m’a indiqué de lui donner un biberon de lait en poudre au lieu de simplement mettre mon enfant plus souvent au sein pour favoriser la lactation. Finalement, je suis sortie de l’hôpital le cinquième jour en allaitant exclusivement, mais mes problèmes de lactation ne se sont pas arrêté là.

A trois semaines, ma fille a commencé à faire des nuits de 7 heures ce qui semblait très bien au premier abord. J’étais contente de pouvoir bien dormir la nuit. Tout le monde m’a félicité, et estimé que c’était très bien. Par contre, ma famille et mes amies se montraient étonnées, car dans mon pays, en général, les enfants de cet âge (et même la plupart de l’âge d’1 an) ne font pas leurs nuits.

Par conséquent, à l’âge de 2 mois j’ai commencé à manquer de lait et ma fille ne prenait plus assez de poids. Le pédiatre comme le personnel de PMI m’ont conseillé de ne pas la réveiller la nuit et de favoriser la relactation en tirant mon lait plusieurs fois par jour après la tétée. Mais malgré ces efforts, les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Finalement, j’ai résolu ce problème en réveillant ma fille 2 nuits d’affilée pour qu’elle tète. Dès le lendemain j’ai remarqué avoir plus de lait et ma fille a recommencé à prendre suffisamment de poids.

Paradoxalement, dans ce projet j’étais mieux accompagnée par ma famille n’ayant pas les connaissances reconnues dans ce domaine que par les professionnels de santé consultés à cette époque. C’étaient mes soeurs qui m’ont conseillé de laisser mon enfant le plus longtemps possible au sein après l’accouchement, de ne pas donner d’autre type de lait et réveiller ma fille la nuit pour qu’elle tète. Grâce à elles, je suis arrivée à résoudre tous ces problèmes et continuer mon allaitement.

Plus tard, j’ai eu l’impression que l’allaitement de longue durée n’est pas bien vu dans la société française. Ma belle-famille française était étonnée que j’allaite aussi longtemps. Il m’est arrivé d’entendre des commentaires désobligeants de la part de femmes âgées quand j’allaitais ma fille alors âgée de 11 mois au terrain de jeux. Le fait d’allaiter un enfant de 2 ans a choqué mon médecin généraliste, ainsi qu’un dermatologue et un dentiste que j’ai consultés à l’époque. De ce fait, j’ai commencé à éviter de l’allaiter dans les endroits publics et d’en parler spontanément.

Mais à part ces petites difficultés et quelques regards pas toujours bienveillants, je trouve mon projet d’allaitement réussi. Cette expérience unique nous a apporté beaucoup d’émotions positives et a permis d’établir une relation particulière. Je sais que j’allaiterai aussi mon deuxième enfant !

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Témoignage authentique d’un allaitement dit long https://www.leblogallaitement.com/temoignage-authentique-dun-allaitement-dit-long/ https://www.leblogallaitement.com/temoignage-authentique-dun-allaitement-dit-long/#respond Thu, 03 Jun 2021 13:55:37 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2182 Témoignage de Florie, sage-femme libérale, maman de 2 enfants. Elle tient à accompagner les jeunes mamans , libérer la parole sur les difficultés et la pression que les mamans doivent supporter. Dès le début de ma première grossesse, j’ai su que je voulais que mon bébé soit allaité. La première tétée a été magique, encore … Continuer la lecture de Témoignage authentique d’un allaitement dit long

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Témoignage de Florie, sage-femme libérale, maman de 2 enfants. Elle tient à accompagner les jeunes mamans , libérer la parole sur les difficultés et la pression que les mamans doivent supporter.

Dès le début de ma première grossesse, j’ai su que je voulais que mon bébé soit allaité. La première tétée a été magique, encore au coeur de l’émotion de l’accouchement, de cette découverte incroyable du visage de son bébé, de sentir son petit corps sur mon ventre et non plus dedans. Et la jolie surprise de découvrir que l’on venait d’accueillir notre première petite fille. La tétée de bienvenue s’est très bien passée, la miss a tétée dès le début comme une chef. J’ai la chance d’avoir eu deux allaitements qui ont démarré sans difficulté. Dès les premiers jours j’ai pu profiter de mon bébé collé à moi et lui offrir les tétées à volonté sans appréhension. Sans me fixer d’objectif ou de limites, je me disais que ce serait difficile pour moi si l’allaitement devrait s’arrêter avant 6 mois. Cette période est passée à tout vitesse et nous voilà à fêter le demi anniversaire de la princesse. La question du sevrage ne s’est pas posée. Tout se déroule si naturellement que je me suis mise à rêver d’un allaitement de 9 mois, puis pourquoi pas un an ?

Voir son bébé grandir au sein est une expérience extraordinaire, nous grandissons ensemble, moi en tant que maman, elle en tant que petit être. Les premières tétées sont une découverte, de nouvelles, sensations, de nouvelles responsabilités, des nouvelles craintes et angoisses également. Je revois ce petit bébé tentant d’attraper un mamelon trop grand pour elle, les premières photos sur lesquelles sa tête est plus petite que le sein en pleine expansion. Puis nous prenons nos marques, ces petits gestes réfléchis et hésitants laissent peu à peu place à une routine et une complicité entre nous deux. Les positions d’allaitement si importantes pour le démarrage deviennent plus acrobatiques au fil des mois. L’allaitement “à la demande” aux premières semaines nécessite que l’on devine quand bébé a faim, ou réclame un peu de réconfort. L’allaitement à la demande avec un bébé qui sait s’exprimer, se déplacer, nécessite d’être disponible quand bébé vient réclamer ses “tétée tétée“.

Je n’ai jamais été confrontée aux remarques de proches ou d’inconnus sur mon allaitement. Pourtant j’ai eu l’impression de l’allaitement “long” n’était pas justifié. Je n’ai jamais été à l’aise à l’idée de devoir allaiter en public. Je prône la liberté d’allaiter ou on veut et quand on veut, je suis attendrie lorsque je croise un bébé qui tète mais j’ai toujours eu la crainte de devoir faire face à des remarques désobligeantes. Plus mes enfants grandissaient plus je “cachais” mon allaitement, je me faisais discrète pour ne pas attiser des discussions.

J’ai été très fière et rassurée de pouvoir apaiser mon enfant en la mettant au sein. Ce réconfort est tellement efficace et évident lors de petits ou gros bobos, de petits ou gros chagrins, de stress, de peurs ou désamorcer une situation de tempête émotionnelle compliquée.

A ses un an, j’ai eu une remise en question. Ne sachant pas s’il était normal ou acceptable qu’elle soit toujours au sein. Au fond de moi il m’était impossible de me résoudre à la priver de ces moments qu’elle réclamait tant et qu’elle semblait bien apprécier. Je m’étais préparée au fait qu’elle arrêterait un jour, mais jamais au fait que je devrais la sevrer. Alors on a continué, les tétées sont devenues plus rares à certains moments mais malgré tout quotidiennes.

Quand elle a eu 15 mois nous avons décidé d’agrandir la famille. La question s’est vite posée de savoir si je continuerais l’allaitement pendant la grossesse, il m’était très difficile d’envisager le co allaitement mais encore plus de lui imposer le sevrage.

A ma grande surprise, elle a tétée moins souvent une journée, puis plus du tout le lendemain, pour ses 16 mois. Ce fût pour moi un soulagement car depuis quelques jours les tétées étaient devenues douloureuses, j’appréhendais ce moment. La semaine suivante je découvrais que son petit frère s’était déjà installé.

L’allaitement de ce 2ème bébé était une évidence. Je savais dès le début que cet allaitement serait un allaitement dit long. J’espérais lui offrir au moins autant que sa soeur. Nous avons donc tout mis en place pour surmonter les quelques difficultés que nous avons rencontrées : candidose à 6 mois, confusion biberon/sein à 10 mois… et les mois sont passés naturellement. Le cap des 16 mois est arrivé et bébé ne se décidait pas à arrêter. Je lui laissais jusqu’à ses 18 mois pour arrêter les tétées. Bien que je fusse toujours décidée à lui laisser choisir le moment de son sevrage, beaucoup de questions se bousculaient, j’appréhendais qu’on m’en parle et que l’on porte un jugement. Je me suis posée des limites, 20 mois puis 24 … Sans jamais parvenir à mettre en place un sevrage efficace. Finalement il prendra sa dernière tétée à un peu plus de 27 mois.

Je suis extrêmement fière de ce parcours. Je souhaitais partager cette expérience extraordinaire d’une part pour démocratiser non seulement l’allaitement mais aussi l’allaitement long et d’autre part pour transmettre le message aux mamans de toujours écouter leur instinct le plus profond.

Il faut savoir lâcher prise, se faire confiance et faire confiance à son bébé. Vous savez que vous lui apportez le meilleur. Si l’arrêt de l’allaitement vous semble prématuré c’est certainement qu’il l’est. Si vous vivez mal le sevrage de votre bébé, que vous ressentait une grande frustration, de la tristesse c’est que le temps n’est pas encore venu. Les tentations d’induire un sevrage sont revenues à plusieurs reprises. Mais chaque fois mon enfant me montrait à quel point c’était important pour lui de continuer.

Le sevrage naturel du petit humain est estimé entre 2 ans et demi et 7 ans. Chaque enfant chaque maman doit respecter son rythme et ses limites. Je vous encourage à vivre pleinement votre allaitement. Sachez vous entourer de personnes bienveillantes et compétentes pour vous accompagner dans les difficultés que vous rencontrerez tout en respectant vos choix et vos désirs.

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La fin d’un allaitement long https://www.leblogallaitement.com/la-fin-dun-allaitement-long/ https://www.leblogallaitement.com/la-fin-dun-allaitement-long/#comments Wed, 29 Aug 2018 12:41:01 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1813 Mon allaitement a duré très exactement 3 ans. C’est moi qui ai décidé de l’arrêter et j’ai accompagné mon petit vers le sevrage. Mais cela ne m’empêche pas d’être triste, de ressentir un manque et de la nostalgie pour cette période si particulière et en même temps si naturelle. Y-a-t-il un moment idéal pour arrêter ? … Continuer la lecture de La fin d’un allaitement long

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Mon allaitement a duré très exactement 3 ans. C’est moi qui ai décidé de l’arrêter et j’ai accompagné mon petit vers le sevrage. Mais cela ne m’empêche pas d’être triste, de ressentir un manque et de la nostalgie pour cette période si particulière et en même temps si naturelle.

Y-a-t-il un moment idéal pour arrêter ? Ai-je le droit d’être aussi triste que ces mamans qui ont subi le sevrage, soit parce que leur bébé l’a décidé, soit en raisons de difficultés ou de problèmes de santé ?

On ne peut pas s’empêcher de ressentir ce que l’on ressent, n’est-ce pas ? Je savais que quel que soit le moment, ce « passage » serait difficile, tôt ou tard. 3 ans m’a paru le bon moment. Ça fait déjà quelques mois que j’y pense. J’en ai parlé à mon petit, en lui disant que ce serait bientôt fini. Il l’entendait, mais n’était pas d’accord, bien sûr. Il tétait moins quand même, ne déglutissait que très peu, c’était devenu plus un rituel, un moment complice, que nutritif. Je pense que sur la fin il tétait volontairement d’une façon à ne pas provoquer la montée de lait. Quelqu’un a du lui dire, moi peut-être, que quand il aurait 3 ans ce serait fini, plus de tétées. Il l’a retenu, à chaque fois que, la date approchant, on lui parlait de son anniversaire, qu’il aurait bientôt 3 ans, il répondait « la tétée, c’est fini ».

J’avais bien déjà essayé d’arrêter, un soir, peut-être un peu lasse, voulant accélérer le temps du coucher, je lui ai dit, que le lait était devenu vieux, du « vieux lait ». Ce fut un échec, il m’a réclamé les jours suivant les tétées « violet » ! Et je ne voulais pas finir sur une image négative de l’allaitement, qu’il retienne que le lait n’était pas bon. Son inconscient aurait pu garder cette image et ternir ce souvenir, voire lui envoyer l’image que l’allaitement c’était mauvais et qu’il dissuade la future mère des ses enfants d’allaiter ! Bon, là, oui, j’ai un peu dramatisé, n’est-ce pas ? Je m’en suis quand même voulu d’avoir eu cette idée saugrenue.

Vint le fameux jour des ses 3ans. Je n’avais rien anticipé, emportée par le tourbillon de mille choses à penser sans cesse. Le matin, on a fait une tétée, comme d’habitude. C’est le soir que je me suis dit qu’il ne fallait pas manquer cette occasion, qu’il s’y était préparé. Au moment de la tétée, je lui ai proposé une histoire et j’ai ensuite enchaîné sur le rituel du coucher. Il n’a pas réclamé la tétée. Mais il s’est relevé plus tard, et a demandé à téter. Je lui ai dit qu’on ne pouvait plus, que c’était fini. Il n’a pas pleuré, il a plutôt sangloté mais c’était comme si il s’attendait à cette réponse. Il s’est malgré tout réveillé dans la nuit, a encore réclamé, sangloté,ce fut plus dur de refuser mais je me suis dit que si je cédais, il faudrait tout recommencer et que ce serait à chaque fois plus dur pour lui.

Le matin, mon mari me dit que d’arrêter d’un coup, c’était un peu dur quand même, non ? Et c’est ce que je me disais aussi : «  Quelle magnifique cadeau d’anniversaire je viens de lui faire, mais quelle horreur ! Il va associer anniversaire et perte affective. Quelle mauvaise mère je suis, je viens de gâcher le souvenir de 3 belles années d’allaitement… ».

Ici je remercie une des mes collègues qui m’a dit, que vu de l’extérieur, j’avais fait un sevrage idéal :Je m’étais préparé, je l’avais préparé, j’ai remplacé la tétée par un autre moment complice (lire une histoire, que j’avais fait exprès de ne pas encore inclure dans le rituel du soir, pour remplacer la tétée).

J’ai trouvé auprès de mes collègues une écoute qui m’a permis de parler de ma culpabilité et de mon sentiment de perte, peut-être plus facilement qu’avec mon mari, qui m’a toujours soutenu et accompagné , mais malgré sa bonne volonté, ne peut pas se mettre à ma place.

Quelques jours ont passé, j’ai tenu bon, il réclamait chaque matin et chaque soir, mais on sentait qu’il tentait sa chance, tout en sachant que ce n’était plus possible.

Je n’ai pas eu d’engorgements, ni aucun phénomène de ce genre, preuve qu’il avait déjà bien diminué les quantités.

Le week-end suivant, mon esprit tournait autour du sentiment d’avoir besoin d’un rituel de fin, de marquer ce passage, en commun avec mon conjoint. Pas des remerciements, j’en ai eu bien assez par tous ces beaux moments partagés, mais je n’avais pas encore bien défini ce dont j’avais besoin et n’en avait donc pas parlé. Et puis l’autre matin, mon petit qui s’approche de moi. J’ai pensé qu’il allait demander une tétée. A la place il plante son regard dans le mien et me dit: «Merci pour la tétée, maman».

Depuis, il n’a réclamé qu’une seule fois. Je reste un peu vide, mais c’est normal, c’est encore récent. Mais ce moment restera comme une belle fin, et je sais maintenant qu’il était prêt, peut-être plus que moi.

En tout, j’aurais allaité 6 ans ( 7 mois, 1 an, 18 mois et 3 ans). Cette période est finie, mais je suis fière d’avoir pu donner cette part de moi à mes petits.

[ Auteure ] : P.  une conseillère en lactation de Grandir Nature

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Histoire de «bouts de sein» et allaitement long… si si: c’est possible ! https://www.leblogallaitement.com/histoire-de-bouts-de-sein-et-allaitement-long-si-si-cest-possible/ https://www.leblogallaitement.com/histoire-de-bouts-de-sein-et-allaitement-long-si-si-cest-possible/#comments Tue, 21 Mar 2017 15:18:52 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1532 C’est l’histoire de Cathy* et de Manon*… Après une grossesse et un accouchement difficiles, Cathy est heureuse d’accueillir sa fille Manon. Les premières 24 heures, le nouveau-né dort puis, lors de la deuxième nuit, ne fait que pleurer, ne tète pas. La fameuse « nuit de la java », pense Cathy qui est épuisée et a les seins … Continuer la lecture de Histoire de «bouts de sein» et allaitement long… si si: c’est possible !

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C’est l’histoire de Cathy* et de Manon*… Après une grossesse et un accouchement difficiles, Cathy est heureuse d’accueillir sa fille Manon. Les premières 24 heures, le nouveau-né dort puis, lors de la deuxième nuit, ne fait que pleurer, ne tète pas. La fameuse « nuit de la java », pense Cathy qui est épuisée et a les seins très durs. A 3 heures du matin, le personnel de la maternité prend alors en charge le bébé. Cathy s’endort d’épuisement. Le lendemain, Manon dort à nouveau à poings fermés. La maman met son bébé en peau à peau et Manon essaie alors de téter mais n’arrive pas à saisir le mamelon. Les soignantes conseillent alors à Cathy d’utiliser un « bout de sein » en silicone. Au 4ème jour, Manon a une courbe de poids descendante mais le pédiatre autorise tout de même la sortie de l’hôpital demandant de revenir 2 jours plus tard pour que le bébé soit pesé.

A domicile, Cathy a loué un tire-lait, mais c’est un modèle qui a plus de 30 ans et elle n’extrait que quelques gouttes de lait. Manon tète avec le « bout de sein » mais, au bout de 2 jours, elle n’a presque pas pris de poids. Cathy décide alors de consulter une spécialiste de l’allaitement. Celle-ci lui explique qu’il faut faire une relactation. Elle lui prescrit un tire-lait adapté et lui donne les conseils nécessaires. Au début, Cathy tire très peu de lait (5ml à chaque sein). Puis, de plus en plus. Elle complète Manon avec ce lait tiré à l’aide d’un DAL c’est un dispositif d’aide à la lactation. Le nourrisson reprend du poids doucement. La consultante en lactation tente à plusieurs reprises, avec la maman, de faire téter Manon sans « bout de sein ». Mais c’est impossible. Le bébé semble s’être habitué à téter de cette manière.

Cathy est extrêmement fatiguée. La relactation n’est pas facile et cela lui prend beaucoup de temps. Pourtant elle tient bon pour son bébé, elle veut réussir son allaitement coûte que coûte. Elle a un projet d’allaitement long, 6 mois en exclusif et au moins jusqu’à 2 ans. Elle s’est renseignée durant sa grossesse et suit les conseils donnés par l’OMS. Elle télécharge également les courbes de poids des bébés allaités sur le site de l’OMS. Son épisiotomie la fait souffrir, elle mange debout, en allaitant, dort très peu car elle suit les rythmes de son bébé qui tète souvent et fait des micros siestes (jour et nuit).

« Comment vais-je tenir ? », se demande-t-elle. Heureusement, son mari a trouvé sa place et s’occupe de toutes les tâches ménagères ainsi que des courses et des repas, malgré son travail posté. Il fait du peau à peau pour que sa femme puisse un peu se reposer et tirer son lait. Cathy a un cercle d’amies et une mère qui la réconfortent. Une puéricultrice de la PMI vient régulièrement soutenir la petite famille qui rencontre également la consultante en lactation tous les 2 jours au début. Les consultations peuvent s’espacer quand Manon reprend du poids.

Tout se met petit à petit en place. A 6 mois, Manon commence à avoir une alimentation diversifiée. C’est une petite très éveillée qui aime être en portage, tout contre sa maman. Cathy a lâché prise et n’essaie plus d’enlever le « bout de sein » étant donné que Manon prend bien du poids.

Le temps passe… l’objectif de la mère est atteint : la fillette a 2 ans et est toujours allaitée.

 

Le temps passe encore, Manon à 3 ans. Elle tète matin et soir, dans sa chambre, au calme.

Puis elle a 4 ans, elle continue à téter toujours avec les « bouts de sein » à l’abri des personnes qui interrogent sa maman : « tu l’allaites encore ? ». Manon a bien compris qu’il ne fallait pas demander à téter quand il y a des gens, que c’est mieux dans son lit quand elle se réveille ou le soir pour s’endormir.

 

C’est quand elle a 5 ans que sa mère (suite à la prise nécessaire d’un médicament contre-indiqué avec l’allaitement et ayant fait la part des choses) doit la sevrer. Cathy l’endort alors durant quelques temps dans ses bras pour que cela se fasse en douceur et pour garder ce contact.

Cathy est fière de son allaitement, fière d’avoir tenu bon. Elle est certaine d’avoir donné le meilleur à son enfant, « sûre que cela valait le coup », dit-elle.

Manon a neuf ans aujourd’hui et Cathy se souvient :

« Ma fille n’a pas eu de gastroentérite, pas d’otite, ni de bronchiolite. Il y a un lien fort entre nous, une grande complicité. Parfois, elle voudrait encore téter car elle en garde un souvenir apaisant ».

Manon a toujours été sous surveillance médicale pour éviter une prise de poids faible, conséquence de l’utilisation ” des bouts de seins”.

*pour préserver l’anonymat, les prénoms ont été modifiés

[Auteure] : Carole

[Biographie] : Carole est puéricultrice. Elle est titulaire d’un DIULHAM (Diplôme Inter Universitaire en Lactation Humaine et Allaitement Maternel).

 

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Regards croisés sur l’allaitement et la notion d’attachement https://www.leblogallaitement.com/regards-croises-sur-lallaitement-et-la-notion-dattachement/ https://www.leblogallaitement.com/regards-croises-sur-lallaitement-et-la-notion-dattachement/#respond Thu, 04 Feb 2016 10:11:05 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1253 L’équipe de rédaction du blog allaitement a sollicité deux femmes pour connaître leur point de vue sur l’allaitement et la notion d’attachement. La première, Suzanne Gambin s’exprime sur son ressenti vis à vis de son expérience de mère. La seconde, Carole, est puéricultrice, spécialiste certifiée en allaitement maternel. Elle nous apporte sa vision appuyée sur … Continuer la lecture de Regards croisés sur l’allaitement et la notion d’attachement

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L’équipe de rédaction du blog allaitement a sollicité deux femmes pour connaître leur point de vue sur l’allaitement et la notion d’attachement. La première, Suzanne Gambin s’exprime sur son ressenti vis à vis de son expérience de mère. La seconde, Carole, est puéricultrice, spécialiste certifiée en allaitement maternel. Elle nous apporte sa vision appuyée sur les données de la science.

Suzanne Gambin, lectrice régulière du blog allaitement a accepté de s’exprimer et de partager sa réflexion. « Nous sommes une famille de voyageurs » dit-elle « et, pour éviter d’avoir à stériliser des biberons, j’ai décidé d’allaiter. A la naissance de mon fils », explique-t-elle, « je me suis rapidement tournée vers des associations de promotion de l’allaitement, consultante en lactation afin de trouver des réponses à nos questions car même si l’allaitement est naturel, certains savoirs, certaines techniques se transmettent et s’apprennent… 

Ma fille est née 15 mois plus tard et nous avons poursuivi à trois l’allaitement ; à quatre même si on tient compte du soutien permanent du papa… Ce que j’ai appris de sûr, c’est que le corps humain est absolument fantastique. Le quotidien de jeune parent est jalonné de grands bonheurs et d’une multitude de petits et gros tracas. Je suis convaincue aujourd’hui que les bienfaits de l’allaitement sont beaucoup plus subtils quece que l’on peut imaginer notamment en permettant de se lier l’un à l’autre plus facilement. »

S’appuyant sur différentes études et recherches, Carole Kannapel confirme cette idée : « Le besoin primordial du jeune enfant » dit-elle, consiste à « établir un lien stable et sécurisant avec une figure maternelle répondant à ses besoins. » Elle ajoute que la psychologue Michelle St-Antoine l’évoque dans un article (1) : « Bowlby propose le terme d’attachement pour désigner le lien particulier unissant l’enfant à la figure maternelle. La théorie de l’attachement considère la tendance à établir des liens affectifs étroits comme un élément essentiel à la survie de l’être humain. Selon Bowlby, l’attachement à la figure maternelle servirait de base de sécurité à l’enfant pour explorer l’environnement. Dès la petite enfance, l’enfant développerait un modèle d’attachement particulier en fonction de l’attitude de la figure maternelle à son égard. Bowlby prétend que ce lien d’attachement en devenant intériorisé, servirait par la suite de modèle à toutes les relations intimes et sociales de l’individu ».


S.B. : « Quand mes enfants étaient tout petits, ils étaient comme scotchés à moi. Je les prenais souvent dans mes bras malgré les mises en garde de mon entourage qui n’avait de cesse de répéter que j’allais les gâter en me comportant ainsi avec eux et en cédant à leurs caprices. J’ignorais alors que la notion d’attachement et de perte avait été étudiée par des scientifiques et que l’état actuel des connaissances conforte ma manière de faire. Ma petite voie intérieure me disait que je ne pouvais laisser pleurer mon bébé. Ma conscience me torturait l’esprit. Et je me demandais si je faisais réellement au mieux pour mon enfant. Lorsque je n’étais pas tiraillée par des commentaires désobligeants, je dois avouer que je savourais avoir mes bébés contre moi sereinement blottis contre mon sein. »

C.K.: « Notons que l’influence de l’allaitement sur le comportement précoce des nourrissons ainsi que ses répercussions positives sur les mères est mal connue. L’allaitement peut entraîner des interactions plus importantes entre l’enfant et sa mère. Ces mères «  rapportent de plus bas niveaux de stress et d’humeur négative, et des niveaux plus élevés d’attachement » (2). Elles ont aussi tendance à percevoir leurs enfants comme leur procurant plus de satisfaction. De plus, le contact physique précoce et régulier entre l’enfant et sa mère serait important pour le maintien d’un comportement maternant. 

S.B : Mes choix de mère ont été guidés par mon instinct. J’éprouvais un plaisir incontesté de les sentir, de les porter, de les masser, de les allaiter. Je suis heureuse aujourd’hui et soulagée d’apprendre combien mes choix étaient pertinents. L’allaitement, m’a-t-on dit, nous permettrait de tisser des liens solides avec nos enfants, et aussi de mieux supporter les périodes difficiles en libérant certaines hormones.


C. K. : « Pendant la lactation, sous l’effet de la sécrétion de l’ocytocine, les cellules myoépithéliales qui entourent les lactocytes (les cellules qui sécrètent le lait) se contractent et permettent l’éjection du lait.

L’ocytocine est surnommée hormone du bonheur, de la confiance. Des études ont mis en évidence les points suivants :

– au moment de l’installation de l’allaitement, l’ocytocine agirait non seulement sur l’état physiologique, mais également sur l’état psychologique de la mère. Elle contribuerait à créer un lien mère-enfant par des changements dans des régions spécifiques du cerveau. Des associations significatives et solides entre l’ocytocine et les aspects des relations mère-enfant existeraient.

– l’ocytocine aiderait aussi à préparer le système nerveux central à élever un enfant à long terme. Durant la grossesse et la période périnatale, les récepteurs de l’ocytocine seraient induits dans de nombreuses régions du cerveau et seraient impliqués dans le comportement maternel. Certaines données indiqueraient que l’allaitement et la stimulation du sein par l’enfant pourraient aider à maintenir ces récepteurs.

– l’ocytocine serait également impliquée dans de nombreux comportements sociaux, affectifs, physiologiques et physiopathologiques. Le système ocytocine + récepteurs à l’ocytocine semblerait jouer un rôle majeur dans le « bonheur », ou tout au moins dans la confiance. L’ocytocine favoriserait l’empathie, les liens sociaux. Elle semblerait impliquée dans divers troubles émotionnels.

– l’ocytocine aurait une action directe sur le corps de la maman en diminuant les hormones du stress.

– les mères allaitantes seraient plus susceptibles de développer un attachement sécurisant avec leur nourrisson ce qui est associé à l’augmentation de la durée de l’allaitement

L’ocytocine aurait donc un rôle dans la qualité de l’attachement mère-enfant ce qui peut soutenir le bon développement de l’enfant. » 

SB : « Je serais d’avis d’ajouter l’étude du rôle de ces hormones si nécessaires dans notre corps aux programmes scolaires ! C’est fou ce que notre corps recèle comme trésors. Si nous n’avons pas toutes l’intérêt, les dispositions, le temps pour des lectures averties, un résumé de certaines recherches scientifiques peuvent parfois se révéler salutaires et aidantes pour les jeunes parents que nous sommes. Je me souviens m’être posée une multitude de questions. Savoir que la nature a tout prévu m’aurait probablement évité un certain nombre de doutes et cela aurait conforté mes choix. »

Ces deux points de vue nous montrent combien maternage, allaitement et bienveillance sont intimement liés. L’attachement que procure cette manière d’accompagner les bébés au cours de leurs premiers mois constitue un atout au service de leur autonomie à terme. La recherche scientifique n’a de cesse de le démontrer. Des auteurs comme Bowlby ont mis en lumière combien les interactions entre les parents et leurs enfants leur procurent un socle de sécurité de façon stable. L’allaitement ajoute à cet  édifice une protection complémentaire.

Bibliographie :

[1] ST-ANTOINE M. Les troubles de l’attachement, Conseil multidisciplinaire Revue professionnelle Défi jeunesse “.
[2]
Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants. Allaitement maternel. 2008. i-iii

Pour aller plus loin :

« Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau» de Catherine Gueguen, éditions Laffont

[Auteures] :

Carole est puéricultrice en PMI ( Protection Maternelle et infantile ). Elle est titulaire d’un DIULHAM (Diplôme Inter Universitaire en Lactation Humaine et Allaitement Maternel). En véritable passionnée, elle est engagée depuis de nombreuses années dans le soutien à l’allaitement maternel.

Suzanne Gambin est mère de deux enfants âgés de 4 et 5 ans. Lectrice avertie du blog allaitement, elle connaît en tant que mère allaitante les joies et difficultés « du devenir parent ». et toute la complexité des sentiments liés à cette exploration.

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Un autre regard sur l’allaitement en vacances https://www.leblogallaitement.com/un-autre-regard-sur-lallaitement-en-vacances/ https://www.leblogallaitement.com/un-autre-regard-sur-lallaitement-en-vacances/#comments Thu, 01 Oct 2015 15:06:09 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1195 Et voici le moment tant attendu des résultats du grand concours d’été : « Allaiter en vacances ». Merci à toutes celles qui ont participé, le choix a été difficile. Mais voici les grandes gagnantes élues par toute l’équipe de de Grandir Nature : Premier prix : Bérengère T. avec son récit sur les vacances à la montagne, gagne l’écharpe … Continuer la lecture de Un autre regard sur l’allaitement en vacances

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Et voici le moment tant attendu des résultats du grand concours d’été : « Allaiter en vacances ».

Merci à toutes celles qui ont participé, le choix a été difficile.

Mais voici les grandes gagnantes élues par toute l’équipe de de Grandir Nature :

Premier prix : Bérengère T. avec son récit sur les vacances à la montagne, gagne l’écharpe Fil-Up.

Second prix : Perrine V., les vacances à la mer, gagne le soutien-gorge

Troisième prix : Séverine P., et son bébé globe-trotter, gagne le kit allaitement.

Encore bravo à toutes pour vos témoignages et vos photos. Place maintenant au récit de Bérengère.

Mon compagnon et moi sommes partis en vacances à la montagne avec notre Petit Loup de 14 mois, allaité. Ces vacances ont été très joyeuses et l’allaitement, ainsi que la DME ( Diversification Menée par l’Enfant ), ont largement contribué à faciliter notre organisation : pas de poussette (vu la destination, portage “obligé” – quelle douce obligation !), pas de biberon, pas de petits pots, pas d’horaires fixes : une tétée pour s’habituer au nouvel environnement, des tétées pour attendre les repas, d’autres pour soigner les petits bobos de la vie en plein air. Nous nous sommes mis aux rythmes les uns des autres, oubliant les contraintes de la vie active. Après une année marathon, nous avons enfin pu dormir (cododo et allaitement ou comment ne pas se réveiller de la nuit et faire des nuits de 10 h à 12 h pendant 15 jours !). 

J’étais tellement heureuse de venir pour la première fois en famille dans ce lieu qui m’a vue grandir ! Ce fut l’occasion de le présenter aux gens que nous connaissions sur place. Parmi ces personnes, il y a Sylvie*, je l’ai toujours vue dans son alpage. Chaque été, elle monte en altitude avec sa famille (mais ses enfants sont partis depuis longtemps), un troupeau de vaches, un troupeau de chèvres et son chien. Elle vit là-haut, au rythme de ses bêtes dont elle vend les fromages aux promeneurs. 

Alors que je lui présentais Petit Loup, la conversation s’est engagée autour du lait : non, je n’allais malheureusement pas lui prendre de fromage au lait de vache cette année, Petit Loup étant intolérant. Elle a insisté : je pouvais bien en prendre un pour mon compagnon et moi-même, pas besoin de d’en donner à notre fiston. Poussée dans mes retranchements, je lui ai révélé la poursuite de mon allaitement.

Apprenant ça, Sylvie m’a toisée d’un œil connaisseur et surpris à la fois, puis elle m’a lancé : “eh bah, t’es une bonne laitière toi !!” Je suis restée un moment sans réagir, ne sachant trop que penser. C’est alors seulement qu’elle m’a expliqué avec une pointe de nostalgie que, pour elle, ses allaitements avaient tourné court assez rapidement faute de lait (et de bons conseils ?). C’était donc un compliment, légèrement teinté d’envie ! Le plus étrange des compliments que j’aie reçu jusqu’ici… et finalement, à mes yeux, l’un des plus beaux : une sorte de reconnaissance, sans jugement, de cet allaitement qui se poursuit dans la durée, bien au-delà de ce qu’elle a connu avec ses propres enfants ! 

Un dernier instant de vacances pour Petit Loup avant la reprise du travail

Mon Petit Loup a 14 mois. Il a tellement grandit pendant l’été ! Lorsqu’il est arrivé sur notre lieu de vacances, il marchait à quatre pattes et il est reparti sur ses deux jambes. Il a poussé d’un seul coup et a découvert tant de choses… C’est devenu un vrai petit garçon, tout le monde me le dit. Et moi, face à ce bébé devenu “grand”, je sens un léger malaise me gagner à l’idée de le faire téter en public. J’essaie de plus en plus de différer ses demandes. 

Mais voilà, c’était un lundi, de retour à la vie citadine. Nous avions encore des montagnes plein la tête, mais il fallait déjà commencer la période d’adaptation chez la nouvelle assistante maternelle. La journée avait été chargée en émotions : premiers moments de garde, première promenade avec Petit Loup à pieds dans la rue… Son sommeil ne venait pas, trop d’agitation. J’en ai profité pour sortir encore une fois : il me fallait aller signer un document, une erreur administrative, c’était urgent. J’étais stressée, pressée : il y avait ça et puis les courses : qu’allait-on manger le soir ? et puis le bain, pas pris la veille. Et ses petites griffes acérées à couper pour qu’il ne griffe pas son petit copain de garde. Mais Petit Loup traînait la patte : trop fatigué, il n’avait plus envie de marcher. Je l’ai pris dans mes bras, mais alors que je m’attendais à ce qu’il s’effondre sur mon épaule, il s’est précipité pour réclamer une tétée ! Une de ces demandes impérieuses qui n’attendent certainement pas le retour à la maison. J’ai regardé autour de moi, je ne voyais que la rue, des trottoirs, des voitures : où s’installer ? Un instant, j’ai été prise de panique. 

Et c’est là que j’ai (re)découvert ce tout petit square : un bac à sable entouré de quelques bancs, le tout isolé du reste de la ville par de grands bosquets fleuris. Aucune hésitation, c’était notre endroit ! Je me suis assise avec lui, et tant pis pour le reste. J’ai prévenu mon compagnon qu’on ne tiendrait pas le programme, qu’il prenne le relais. J’ai ralenti, pris le temps de respirer, de profiter du moment. Petit Loup a tété goulûment, ça a duré quelques minutes de douceur, blotti contre moi. C’était l’heure de sortie de bureau, l’heure où tout le monde se presse. Je sentais la ville s’activer là, partout autour de nous, mais pour moi plus rien ne comptait : je savourais la caresse du soleil sur ma peau, la brise légère qui faisait danser les cheveux de Petit Loup, les jolies fleurs qui nous entouraient et que je remarque à peine d’habitude. En une fraction de secondes, je me suis retrouvée en vacances, devant le chalet, face aux montagnes. Je l’ai regardé s’endormir, si paisible… En mon for intérieur, je l’ai remercié de m’offrir ce moment-là isolé de l’agitation ambiante, celle des autres et la mienne. Ce dernier instant de vacances avant la vraie reprise… 

*prénom modifié par souci d’anonymat

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Une maman déterminée à allaiter malgré les difficultés https://www.leblogallaitement.com/une-maman-determinee-a-allaiter-malgre-les-difficultes/ https://www.leblogallaitement.com/une-maman-determinee-a-allaiter-malgre-les-difficultes/#comments Thu, 09 Jul 2015 13:26:07 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1142 Voici le témoignage bouleversant d’une maman qui nous a écrit son histoire spontanément lors du retour de son tire-lait. Une fois de plus, ce qui ressort, c’est l’importance du soutien, autant des professionnels que de l’entourage, car l’allaitement, c’est comme la vie, ce n’est pas toujours simple… Même si un premier allaitement s’est très bien … Continuer la lecture de Une maman déterminée à allaiter malgré les difficultés

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Voici le témoignage bouleversant d’une maman qui nous a écrit son histoire spontanément lors du retour de son tire-lait. Une fois de plus, ce qui ressort, c’est l’importance du soutien, autant des professionnels que de l’entourage, car l’allaitement, c’est comme la vie, ce n’est pas toujours simple… Même si un premier allaitement s’est très bien passé, les suivants peuvent être difficiles, et il faut alors trouver la bonne personne pour nous aider. Mais que de joie ensuite, lorsque les obstacles sont passés. Joie d’avoir réussi ensemble, et santé pour le bébé, car souvent, plus il y a de problèmes, plus le bébé a besoin d’être allaité. Et pour la femme, c’est une étape importante dans sa vie à elle : elle a grandi et mûri au cours de ces difficultés, elle s’est construite et a affirmé sa personnalité.

Ma fille aînée vient d’avoir sept ans, cela fait donc sept ans que j’allaite, que chaque jour de ces sept dernières années, j’ai donné le sein à un enfant, ou deux, chaque jour…
C’est avec elle que j’ai découvert l’allaitement, bien briefée par d’autres mamans via un forum Internet. J’ai vécu un démarrage très serein, les “journées de pointe” se sont passées sans inquiétude, et j’ai énormément apprécié d’avoir été BIEN INFORMEE à l’avance. C’est une chose qui me paraît fondamental et qu’on ne dit peut-être pas assez aux jeunes mamans… car si allaiter est “naturel”, allaiter n’est pas “culturel” et cette culture fait vraiment défaut, le fait d’avoir vu, ou pas, des mamans allaiter leurs enfants ne fait pas partie du vécu de beaucoup de jeunes femmes avant l’accueil de leurs propres enfants.

Mon premier fils est né vingt mois et demi plus tard. J’allaitais encore ma fille, je les ai co-allaités, avec plus ou moins de bonheur, des moments difficiles, notamment un sentiment de solitude, d’isolement… Mais globalement nous en avons été très heureux ! Nous avons notamment beaucoup apprécié la sérénité, la facilité de l’allaitement d’une part. Par exemple, lorsqu’un enfant était malade, il cessait toute prise alimentaire autre que le sein, dormait, et guérissait vite et paisiblement… D’autre part, lors de nos voyages à vélo avec la tente, le matin les enfants tétaient, et n’avaient pas besoin de manger autre chose avant le milieu, voire la fin de la matinée. Je ne me suis pas toujours sentie à l’aise à l’idée d’allaiter les deux enfants en même temps en public ! Et cela, de fait, arrivait rarement, c’était plutôt réservé au lit le matin, je crois (les souvenirs s’estompent… je ne suis plus bien sûre de comment c’était !)

Mais avant cette sérénité, il y en a eu, des difficultés. Dès la naissance, mon fils régurgitait beaucoup. A la maternité, il y avait déjà des rejets, une toute petite tache blanche… je me suis rappelé bien plus tard le volume de l’estomac d’un nouveau-né : en fait il rejetait déjà, parfois, TOUT ce qu’il avait ingurgité… Mon petit garçon pleurait beaucoup, grandissait peu, n’avait pas très bonne mine… Je voyais cela, mais le médecin ne l’a pas vraiment pris au sérieux, la sage-femme n’était pas assez disponible à ce moment-là, et avec quelque part en moi la peur d’être jugée sur le co-allaitement, je n’osais pas trop m’ouvrir sur mes peurs et mes difficultés… Lorsqu’il avait deux mois et demi, à un moment, j’ai littéralement vu “fondre” mon fils. En une journée j’ai vu ses cuisses et ses joues se vider, je lui ai mis les couches lavables au réglage pour nouveau-né… Je l’ai vu non seulement régurgiter, mais aussi vomir (spasme). Il tétait alors toutes les deux à quatre heures en journée, et rejetait parfois longtemps après les tétées. Je savais qu’il ne pouvait pas s’agir du fait que je n’aie “pas assez de lait” pour lui, vu les flaques gigantesques qu’il pouvait produire…

A ce moment-là, je l’ai “mis sous perfusion” au sein : j’ai commencé à le porter constamment (dix à quinze heures par jour), en écharpe, en sling, devant, sur le côté, sur le dos – auparavant je le portais déjà en écharpe, mais deux-trois heures par jour. Je l’ai porté donc beaucoup plus contre moi, toujours en position verticale assis-accroupi (jamais allongé en hamac) en assise profonde, le mettant au sein chaque fois qu’il réclamait. Je n’ai jamais compté, mais il venait au sein je crois autour de quarante fois en vingt-quatre heures. Il a très vite repris du poids, les tétées nocturnes qui étaient déjà assez espacées (cinq-six heures) sont revenues toutes les deux-trois heures, je l’avais contre moi la nuit, et globalement cette période a été vraiment très satisfaisante ! Le fait d’avoir pris les choses en main, d’avoir su faire le nécessaire pour que mon bébé aille mieux, et moi aussi, m’a vraiment fait beaucoup de bien. Le contexte était très difficile, mon mari qui avait toujours été présent, s’est mis à enchaîner les déplacements professionnels à l’étranger.

Et, de mon côté j’ai commencé à prendre conscience que l’accouchement ne s’était pas bien passé contrairement à ce que je disais au départ. En fait je l’avais très mal vécu, la sage-femme avait été intrusive et désagréable. A partir de mon retour de couches (après quinze mois d’aménorrhée) et jusqu’à ce que je retire mon Dispositif Intra-Utérin (deux ans et deux mois après ce deuxième accouchement), le signe par lequel je savais que mes règles commençaient, était non pas une sensation de contraction ou d’écoulement, ou une douleur au bas-ventre, mais un flash-back de l’accouchement. A chaque cycle un nouveau souvenir qui refaisait surface. Toucher vaginal atrocement douloureux, refus de la sage-femme de m’aider à me positionner pour l’expulsion, refus de la sage-femme de me laisser prendre mon bébé lorsque je l’ai expulsé… Avec cet accouchement très mal vécu et toute cette violence ressentie, je suis devenue violente avec ma fille aînée, j’avais l’impression de devenir un monstre, aux antipodes de la maman que j’étais jusque-là, et de celle que je souhaitais être ! Et l’attachement à mon petit garçon qui pleurait tant était difficile… J’ai énormément apprécié d’être complètement habituée au portage et à l’allaitement, je n’étais pas capable de l’allaiter ou de le porter avec plein d’amour, d’affection et d’attendrissement, j’avais le sentiment de le faire de façon un peu automatique, mais je le faisais. Et quand les choses se sont posées, apaisées, peu à peu, toute cette routine déjà bien installée, j’ai pu la remplir d’une vraie relation consciente et tendre. Ouf…

Ma grande avait cinq ans et trois mois, mon fils trois ans et demi, lorsque est née notre troisième enfant, une fille. Nous avions longuement préparé, avec notre sage-femme, la naissance de notre deuxième enfant, et finalement, nous étions “mal tombés” à l’hôpital, avec une sage-femme avec qui ça s’était si mal passé humainement (médicalement, accouchement parfait, dans mon dossier… bien qu’après un toucher très douloureux, le travail se soit complètement arrêté pendant une heure…), nous nous étions sentis vraiment trahis. Ce troisième enfant, au moment de sa conception nous avons parlé du cadre où elle naîtrait : la maison, mais dans notre secteur, pas de sage-femme pour accoucher chez soi. Nous avons donc opté pour un accouchement en plateau technique avec une sortie quelques heures après l’accouchement.

La naissance a failli être déclenchée à J+7…
Mais finalement, le travail s’est mis en route spontanément ce jour-là. Puis nous sommes rentrés.
Notre sage-femme est passée le lendemain…
Puis de nouveau à trois jours, un soir, pour faire le Guthrie.
Un moment atroce ; on faisait mal à mon bébé (piqûre + pressage de la jambe et du pied), ça a duré vingt minutes de hurlements de notre petite fille.
Bébé qui, pendant les vingt heures qui ont suivi, n’a pas voulu téter… La montée de lait s’était faite, mes seins étaient près à éclater… Ma grande ne tétait plus depuis peu, mon fils tétait encore un peu ; je lui ai demandé de m’aider en tétant un peu, mais j’avais tellement mal que j’ai été désagréable avec lui. Après ça, il a tété encore une fois seulement, et c’est comme ça que s’est terminé l’allaitement pour lui. Ma grande a  bien voulu téter un peu pour me rendre service, elle aussi, mais elle ne savait déjà plus bien téter. Etonnant réflexe, si puissant chez le tout-petit, si présent pendant plusieurs années, et qui peut disparaître si vite… Quelques semaines…

Notre petit bébé, à la fin de la journée suivante, a repris mon sein. Soulagement…
Mais la balance, jour après jour, indiquait les mêmes chiffres. Les mêmes chiffres. Encore les mêmes chiffres… Nous voyions les bonnes petites joues disparaître, les jolis cuissots potelés se vider…
Quand ma toute petite fille tétait, le lait jaillissait avec force, j’étais bien inondée de l’autre côté. Ma fille faisait des selles vertes…
Avec mon expérience et mes connaissances d’allaitement, je n’ai pas compris ce qui se passait.
Mon amie mère et doula n’a pas compris ce qui se passait.
Notre sage-femme n’a pas compris ce qui se passait.
On a pensé à un réflexe d’éjection fort, on a pensé à un manque de “lait gras”…

C’était la semaine mondiale de l’allaitement maternel, il y avait chaque jour réunion à l’hôpital avec une consultante en lactation, j’y suis allée. Pendant toute la réunion, la consultante nous a observées, ma fille et moi. Et à la fin elle m’a dit : vous n’avez pas assez de lait. Votre bébé tète, le lait jaillit, mais ça s’arrête tout de suite. Vous avez assez de lait pour un nouveau-né, mais votre bébé n’est plus un nouveau-né (elle avait dix jours), elle a besoin de plus. Il faut absolument relancer votre lactation, et il faut complémenter votre bébé, c’est urgent. (c’est une fervente défenseure de l’allaitement, que j’ai connue quand mon aînée avait cinq jours, et qui expliquait les modifications de la flore intestinale induites par l’introduction de lait artificiel : donc elle ne conseillait pas “à la légère” de donner des compléments !)
Savez-vous où louer un tire-lait ? m’a-t-elle demandé.

-Euh, oui, en pharmacie…

– Non, contactez “Grandir Nature”, je vous donne leur numéro, il vous faut un tire-lait double pompage (par précaution notre sage-femme m’avait déjà fait une ordonnance), appelez-les tout de suite vous l’aurez peut-être demain.

J’ai appelé, on m’a rappelée deux-trois minutes plus tard, il était 16h55, vu la situation on m’a d’abord demandé mon adresse, le colis est parti, ensuite seulement on m’a demandé mes coordonnées bancaires, je m’en souviens bien ! Et le lendemain à neuf heures, le tire-lait était à la maison.

Le temps de commencer à mettre en place les tétées supplémentaires au tire-lait, et l’introduction des compléments, ce n’était pas évident comme organisation, et notre petite fille n’allait pas bien ; elle semblait défaillir par instants, hypotonique subitement, c’était très impressionnant. Notre sage-femme, partant en congé, avait passé le relais à la puéricultrice de la PMI, qui après avoir vu Justine, nous a invité à nous rendre à l’hôpital.
Mon bébé et moi avons été hospitalisées trois jours, le temps de mettre en place l’utilisation du tire-lait une à deux fois par nuit, quatre à cinq fois par jour, de mettre en place les compléments par DAL( dispositif d’aide à la lactation) , selon la quantité qu’elle avait pris je pouvais la laisser téter au tuyau, ou la “gaver” en plaçant le flacon plus haut que sa bouche pour que ça coule tout seul… je devais la peser avant-après chaque chose (tétée, complément, change…)…
Nous sommes rentrées à la maison, j’ai appelé mes parents au secours pour venir s’occuper de TOUT, et moi, je mangeais, je dormais, et je tirais mon lait et en donnais à mon bébé. Je ne comprenais pas tout, il y a eu un moment où elle a semblé refuser mon sein, alors je tirais mon lait, toujours, mais tout cette fois, et mon homme lui donnait “à téter” au petit doigt… Comme j’ai pleuré cet allaitement ! Et si je devais ne pas pouvoir allaiter mon bébé, acheter du lait, lui donner des biberons, chercher un lait qu’elle digère (elle montrait déjà pas mal de symptômes d’intolérance au lait de vache, comme son frère)… Comme j’ai douté, est-ce que j’ai raison de m’échiner à vouloir relancer cette lactation ? Ai-je raison de consacrer tant d’énergie à cela, au prix de négliger mes aînés ?

J’étais très, très bien entourée. Des épaules pour pleurer, des bras pour me serrer fort et tendrement, des mamans pour que ma fille ne reste jamais la dernière à l’école, mais aille au parc pour jouer avec les copains… Jamais personne ne m’a dit “mais ce n’est pas grave de donner le biberon” ou quoi que ce soit du genre. Et quand, voyant que ma lactation avait du mal à reprendre, que je tirais si peu de lait, que je n’allais plus avoir assez pour donner les compléments nécessaires à mon bébé, mon amie me renvoyait plein de courage, d’enthousiasme, de soutien. Elle savait me redonner énergie et motivation.

J’ai eu de grosses montées de lait, trois fois je crois, de nouveau les seins bien pleins, le lait qui coule à flot, mais trois fois cela s’est de nouveau “tari” en quelques heures (retour à des seins “vides” et une production de très petite quantité de lait). Et la prise de poids de notre petite fille était plutôt faible et lente, les compléments étaient indispensables, chaque jour.

Notre fille était née le 7 octobre. J’ai dû tirer mon lait trois à six fois par vingt quatre heures du 20 octobre environ, au 31 décembre.
Et le miracle s’est produit au changement d’année… Des seins bien pleins, mon bébé qui tète, puis de nouveau des seins bien pleins. J’ai encore tiré quelques jours, puis de moins en moins, et les tétées sont devenues suffisantes pour notre fille, elle n’avait plus besoin de complément.

Depuis, je n’ai plus tiré mon lait que deux ou trois fois, lors d’engorgements légèrement douloureux, afin de bien drainer la zone douloureuse.

Je n’avais plus besoin de mon tire-lait, j’espère qu’il n’a manqué à personne : je ne me suis pas sentie capable de le rendre plus tôt…

Maintenant je n’ai vraiment plus peur 🙂
Notre petite fille tète encore jour et nuit, elle a 20 mois et demi.

Elle n’a reçu du lait que deux fois au biberon : elle s’étouffait, s’étranglait, alors qu’au petit tuyau (en DAL), à la cuillère ou au gobelet cela se passait beaucoup mieux.

Voilà.
Pour moi, l’allaitement ce n’est pas du tout juste un mode d’alimentation du nouveau-né. C’est une relation et un mode de vie, aussi.
Grâce à ces moments si difficiles, je savoure chaque tétée, je me réjouis chaque jour d’allaiter ma fille. Je savais ce que j’avais à perdre lorsque j’ai cru devoir renoncer à l’allaitement, je suis très heureuse d’avoir persévéré !

Merci pour ce que vous faites pour l’allaitement, pour les femmes qui allaitent, pour les bébés qui tètent !

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Découverte d’une grossesse pendant l’allaitement https://www.leblogallaitement.com/decouverte-dune-grossesse-pendant-lallaitement/ https://www.leblogallaitement.com/decouverte-dune-grossesse-pendant-lallaitement/#comments Thu, 02 Apr 2015 13:16:05 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1099 Gabin (°) avait trois ans quand Tatiana (°) a su qu’elle était à nouveau enceinte. Il tétait toujours à la demande, tétées nutritives ou tétées-câlins qui permettaient par exemple de supporter les petits bobos du quotidiens. Quand le doute s’installe Tatiana ne se posait aucune question concernant son allaitement avec Gabin. Il était naturel pour … Continuer la lecture de Découverte d’une grossesse pendant l’allaitement

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Gabin (°) avait trois ans quand Tatiana (°) a su qu’elle était à nouveau enceinte. Il tétait toujours à la demande, tétées nutritives ou tétées-câlins qui permettaient par exemple de supporter les petits bobos du quotidiens.

Quand le doute s’installe

Tatiana ne se posait aucune question concernant son allaitement avec Gabin. Il était naturel pour elle de laisser son fils décider du moment du sevrage.

Mais son entourage avait des idées très arrêtées et décisives : « Il est grand, tu peux arrêter maintenant», « Tu vas avoir des contractions », « Il prend toute ton énergie , il te fatigue » …. et encore bien d’autres remarques déplaisantes. Du coup, Tatiana était perdue, et c’est à ce moment-là qu’elle m’a appelée pour le suivi de sa grossesse.

Plein de questions!

Dès les premières minutes de notre entretien, elle me demande si elle doit sevrer son fils.

Rassurante, je lui confirme que sa première impression était la bonne : elle peut faire comme elle le souhaite.

Oui elle aura peut-être des contractions, mais l’utérus est un muscle donc c’est normal qu’il se contracte. Comme la grossesse de Tatiana n’est pas une grossesse à risque, il n’y aura pas d’effets sur le col.

Non, la croissance du fœtus ne sera pas affectée par l’allaitement (le bébé en formation est prioritaire sur tout!) et elle ne sera pas plus fatiguée qu’une autre maman enceinte avec des aînés.

Ses mamelons sont sensibles en ce moment, est-ce normal, me demande-t-elle.

Oui, sous l’influence hormonale, les mamelons sont plus sensibles et peuvent même être douloureux chez certaines femmes. Cela entraîne parfois un sevrage à contre-coeur. D’autres femmes ne sentent aucune différence. Les choses peuvent aussi évoluer pendant le premier trimestre.

Poursuite de l’allaitement pendant la grossesse

Vers le quatrième mois, elle m’appelle et me dit: «  Je ne peux plus le supporter au sein, il m’agace.»

C’est un sentiment qui a été décrit par de nombreuses mamans enceintes et allaitantes sans qu’on sache vraiment son origine. Certains auteurs pensent que ce serait un mécanisme psycho- biologique pour inciter à sevrer l’aîné.

Là encore je la rassure en lui demandant de s’écouter et de faire comme elle le souhaite, poursuivre ou non l’allaitement.

Une semaine plus tard, elle me rappelle. Tatiana a l’impression que Gabin tète « à vide ».

Je lui explique que cette baisse progressive de la quantité de lait correspond aussi à un changement dans la composition du lait. Il devient plus salé : le corps recommence à fabriquer du colostrum. Il prépare l’arrivée du nouveau-né.

Rassurée, Tatiana poursuit son allaitement mais limite le nombre de tétées et la durée, pour que son fils ne se sente pas évincé.

Et doucement c’est Gabin de lui-même qui espace ses tétées. Il grandit, joue, il a d’autres centres d’intérêts. Il tète le matin au réveil et le soir pour s’endormir.

Certains enfants se sèvrent ainsi tout seul pendant la grossesse .

Tatiana continue ainsi son allaitement au jour le jour, tantôt épanouie, tantôt agacée de cet enfant qui tète.

Le petit frère arrive!

Un matin, la poche se fissure, Tatiana se prépare pour se rendre à la maternité…

Ses seins sont tendus, elle donne rapidement encore une tétée avant de partir pour la soulager et rassurer Gabin : elle rentrera vite avec le petit frère! Alors, il pourra téter à nouveau aussi souvent qu’il veut…

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée

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Allaiter après six mois : Gérer les remarques (pas toujours positives) de la famille https://www.leblogallaitement.com/allaiter-apres-six-mois-gerer-les-remarques-pas-toujours-positives-de-la-famille/ https://www.leblogallaitement.com/allaiter-apres-six-mois-gerer-les-remarques-pas-toujours-positives-de-la-famille/#comments Mon, 18 Aug 2014 14:13:41 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=894 « Quoi, tu l'allaites encore? Mais quand est-ce que tu t'arrêtes?». Quelle mère à plus de six mois d'allaitement n'a jamais entendu cette phrase? Levez la main! Personne… C'est le grand classique, incontournable, alors autant vous y préparer avec le sourire, mamans qui commencez votre allaitement.   L'aspect comique de la question est qu'elle peut revenir encore … Continuer la lecture de Allaiter après six mois : Gérer les remarques (pas toujours positives) de la famille

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« Quoi, tu l'allaites encore? Mais quand est-ce que tu t'arrêtes?». Quelle mère à plus de six mois d'allaitement n'a jamais entendu cette phrase? Levez la main! Personne… C'est le grand classique, incontournable, alors autant vous y préparer avec le sourire, mamans qui commencez votre allaitement.

 

L'aspect comique de la question est qu'elle peut revenir encore et toujours… Et si vous y êtes abonnée, alors vous avez peut-être votre réponse-type. Mais ce n'est pas toujours le cas… Certaines mamans ne savent vraiment pas quoi répondre, rougissent, blanchissent, et ont l'impression d'être devant un tribunal.

 

 

 

Voici quelques pistes pour vous aider à gérer ces situations où l'on vous juge sur la longueur de votre allaitement. Au final, derrière toutes les interventions de l'entourage, qu'elles soient inquiètes, moqueuses, agressives ou naïves, il y a toujours une peur. Celle que le bébé soit différent, ait des carences, que la mère soit trop fatiguée. Ou encore par projection, la peur de n'avoir pas fait aussi bien pour son propre enfant. Essayons de prendre un peu de distance et de faire également prendre de la distance à nos proches.

 

Derrière chaque question, une peur

 

Notre société étant avare d'informations justes et claires sur l'allaitement, c'est à vous de calmer ces peurs. Oui je sais, cela fait une tâche de plus dans une journée bien remplie… mais c'est comme ça. Alors autant s'organiser pour y passer le moins de temps et d'énergie possible.

 

Avant de pouvoir répondre à cette question, et aux autres du même style, vous devez donc essayer de comprendre ce qui motive votre interlocuteur :

 

-est-ce que cette phrase vient tout simplement de quelqu'un, votre beau-père par exemple, ayant souvent envie de plaisanter (plus ou moins gentiment…)? Car pour le plaisantin, voici un sujet facile, récurrent, et qui fait mouche à tous les coups! Là, l'idéal est de répondre dans la même veine, par une blague, qui ne répond pas à la question. Dans ce cas de figure, inutile de vous embarquer dans de grands discours scientifiques sur les bienfaits de l'allaitement, qui feront la joie de votre interlocuteur car il pourra enchaîner sur des blagues peut-être plus provocantes, juste pour continuer à plaisanter! Racontez lui le dernier bon mot de votre bambin, ou apprenez une blague que vous trouverez sur internet. Tout en restant dans son registre, vous inversez ainsi la situation, vous ne passez pas pour la pénible de service, et il y a tout à parier que cette question sera vite derrière vous.

 

-est-ce la méconnaissance totale de la physiologie qui angoisse votre interlocuteur, par exemple votre mère ou votre belle-mère, persuadée que son petit-fils risque là un retard de croissance? Plaisanter ne suffit plus, vous devez faire preuve de pédagogie. Vous pouvez alors lui parler des recommandations de l'HAS et de celles de l'OMS qui sont basées sur ces centaines d'études de par le monde. Contrairement à l'idée répandue que le lait maternel, c'est quasiment de l'eau à partir d'un certain temps, cette précieuse nourriture s'adapte à l'appétit et aux besoins du nourrisson, puis au bébé et au bambin. La nature a bien prévu les choses, et à partir de un an, le lait maternel double sa concentration en lipides par rapport aux premières semaines de vie. Les apports caloriques sont donc conséquents.

 

-est-ce quelque chose qui pourrait se rapprocher d'une forme de jalousie, par exemple de la part d'une mère qui n'aurait pas « pu » allaiter ou même qui n'a pas eu d'enfants? Elle a en fait besoin de parler. Si vous y parvenez, laissez-la épancher ses déceptions en lui retournant quelques questions gentiment formulées. Cela qui lui permettra de calmer sa peur d'avoir échoué en tant que mère (du moins c'est ce qu'elle pense).

 

-est-ce la peur de l'inceste? Parce qu'ils sont mal renseignés et qu'ils voient le sein comme sexuel avant d'être nourricier, certains sont persuadés qu'une maman qui allaite son petit garçon d'un an passé lui fait subir une relation malsaine. La physiologie humaine est ainsi conçue que le petit d'homme est fait pour être allaité plusieurs années. Selon le registre de votre interlocuteur, répondez plus ou moins sérieusement à cette interrogation née de ses propres croyances et amenez le à se documenter. Pour dédramatiser, vous pouvez par exemple lui raconter qu'il y a quinze mille ans, l'humanité ne faisait pas du lait en poudre en allant traire les bisons! Le lait étant indispensable pour les enfants de moins de deux ans, même après la diversification, il fallait donc bien les allaiter tout ce temps-là. L'allaitement était pour homo sapiens, et est encore aujourd'hui, une relation naturelle et saine.

 

 

 

 

Sérénité et confiance…

 

De nombreux autres cas de figures peuvent se présenter à vous. La meilleure façon de se tirer de cette question et de ses nombreuses variantes, sans provoquer de conflit familial, est de répondre sans agressivité, dans la compréhension de ce que vit l'autre. L'humour pour les blagueurs et les agressifs, les données scientifiques pour les inquiets, et les bonnes joues bien rondes de votre bébé seront vos meilleurs atouts!

 

Et puis surtout : ayez confiance en vous! Des millions de femmes dans le monde allaitent leur grand bébé. Connectez vous à ce réseau d'amour pour y puiser la force de continuer lorsque les remarques sont franchement désagréables…

 

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