biological nurturing | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Wed, 15 May 2024 12:46:27 +0000 fr-FR hourly 1 Allaitement, ocytocine et accouchement https://www.leblogallaitement.com/allaitement-ocytocine-et-accouchement/ https://www.leblogallaitement.com/allaitement-ocytocine-et-accouchement/#comments Thu, 14 Nov 2019 13:44:06 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1997 [Auteure] : Marie-Laure Lannette, accompagnante périnatale et auxiliaire de puériculture, Marie-Laure propose divers ateliers et services pour accompagner les parents dans la parentalité, et favoriser le lien parent-bébé, dont notamment l’approche Biological Nurturing®. Lors de ma formation d’auxiliaire de puériculture j’ai fait un stage en maternité. Je me souviens que lors de l’évaluation de fin de … Continuer la lecture de Allaitement, ocytocine et accouchement

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[Auteure] : Marie-Laure Lannette, accompagnante périnatale et auxiliaire de puériculture, Marie-Laure propose divers ateliers et services pour accompagner les parents dans la parentalité, et favoriser le lien parent-bébé, dont notamment l’approche Biological Nurturing®.

Lors de ma formation d’auxiliaire de puériculture j’ai fait un stage en maternité. Je me souviens que lors de l’évaluation de fin de stage, on m’avait reproché de ne pas avoir fait assez de “mise au sein“: cette technique qui consiste à plaquer la tête du bébé sur la poitrine de sa mère, voire à saisir le sein de celle-ci pour l’enfourner dans la bouche du bébé. Cette technique m’a toujours mise extrêmement mal à l’aise.

Beaucoup de femmes me relatent que lors du séjour à la maternité elles ont entendu des discours contradictoires concernant leur allaitement, qui souvent les ont déstabilisées. Parfois même, elles ont subi des reproches de certaines professionnelles car elles suivaient le conseil d’une autre et pas le leur. Cela pouvait prendre la forme de moqueries, voire elles se faisaient disputer comme si elles étaient une enfant, comme si elles étaient incapables de savoir elles-mêmes ce qui était bon pour leur bébé. Bien souvent, ces mères se sont senties jugées, voire culpabilisées. La plupart du temps, ces discours contradictoires sur l’allaitement ou ces mises au sein musclées viennent de la part de personnes pensant bien faire. Mais qu’inculque t-on à ces mères dès leurs premières heures en tant que mère ? Qu’elles ne sont pas aptes à savoir ce qui est bon ou non pour leur enfant ?

Ce que je relate ici n’est pas une généralité et fort heureusement j’entends aussi souvent de beaux témoignages sur des soignants merveilleux.

Le Dr Michel Odent explique que pour qu’un accouchement se déroule au mieux, le praticien doit intervenir le moins possible car il risque de solliciter le cerveau non reptilien de la mère et d’empêcher la bonne sécrétion de l’ocytocine. Ce médecin explique que l’activité du néocortex (l’intellect) peut inhiber d’autres fonctions. Par exemple il est difficile pour certaines personnes d’uriner si elles pensent que quelqu’un peut les entendre. Le néocortex doit donc être au repos pour que la femme puisse accoucher facilement.

Une femme qui accouche a besoin d’être protégée contre tout ce qui peut solliciter son néocortex :

  • le langage, les questions
  • une lumière trop forte
  • une température non adaptée
  • toute situation qui stimule l’attention
  • être ou se sentir observée

Il est en de même pour la délivrance du placenta et pour la mise en place de l’allaitement.

La sage-femme Diane Bolduc-Boutin définit l’ocytocine comme “l’hormone qui déclenche l’accouchement, qui stimule les contractions et pousse progressivement le bébé et le placenta hors de l’utérus. Associée à la prolactine, elle favorise le réflexe d’éjection du lait ; un combo en faveur du sentiment d’amour qui favorisera le comportement maternel et l’attachement au bébé (…) C’est la sœur de l’œstrogène et l’amie de la dopamine, génératrice de bien-être. Par contre elle est très timide et se cache volontiers lorsqu’elle a peur.” On l’appelle hormone de l’amour.

On peut se demander si ce qui est valable pour l’accouchement ne le serait-il pas aussi pour l’allaitement ?

Diriger la maman, lui expliquer comment elle doit faire, voire lui imposer ce qu’elle doit faire, lui demander de faire appel à son mental et non à son instinct, inhibe la production d’ocytocine. Bien souvent cela entraîne une difficulté dans la mise en place de l’allaitement et un sentiment d’échec pour la mère, qui peut contribuer à une diminution de sa confiance en soi et de sa capacité parentale. La mère a besoin de se sentir en sécurité, entourée d’une présence protectrice, et non d’un coach qui dirigerait ce qu’elle doit ou ne doit pas faire.

Être observé pendant qu’on fait quelque chose nous empêche bien souvent de la faire correctement. Combien d’entre nous se débrouillent très bien pour faire les créneaux quand nous sommes seuls mais doivent manœuvrer au moins 4 fois si on nous observe?

Lorsqu’un individu est observé, ou qu’il se sent observé, il perd bien souvent confiance en ses propres capacités et ressources. Il est donc primordial que la personne qui accompagne les débuts de l’allaitement soit la plus discrète, bienveillante et non jugeante possible.

Selon la sage-femme Suzanne Colson, docteur en lactation, les mères ont des instincts et le rôle des professionnels est de donner l’environnement favorable à l’expression de ses instincts au lieu de chercher à enseigner. Comme pour l’accouchement, en agissant sur l’environnement on aide la mère à trouver ses propres compétences. En dictant à la mère ce qu’il faut faire, on étouffe bien souvent son instinct et son savoir, ne lui laissant pas l’occasion de chercher et de découvrir par elle-même. En laissant les mères faire, elles positionnent mieux leur bébé, la tétée est plus efficace et non douloureuse, et bien souvent l’allaitement se poursuit plus longtemps.

Cette notion d’instinct est bien souvent controversée. A ce propos Michel Odent écrit : “Non seulement le bébé sait trouver le sein, mais la mère encore imprégnée des hormones qui lui ont permis d’accoucher, encore dans un état de conscience particulier qui tend à la couper du reste du monde, sait tenir son bébé, sait instinctivement coordonner son comportement avec celui de son nouveau-né. À tel point que j’ai vu des femmes qui n’avaient pas l’intention d’allaiter donner le sein une demi-heure après la naissance“.

Il poursuit : “Je ne puis m’empêcher de penser à de telles scènes lorsque des intellectuels prétendent que les êtres humains n’ont pas d’instinct. Ceux là n’ont jamais vu une mère et son nouveau né dans une atmosphère de parfaite intimité, de complète spontanéité. […] L’expression « mettre le bébé au sein», parfois utilisée à propos de la première tétée traduit une méconnaissance des potentialités instinctives dont l’être humain dispose en de telles circonstances. Dans mon expérience de la naissance à la maison, la tétée dans l’heure qui suit la naissance est la règle presque absolue. Mais personne ne « met le bébé au sein». La mère et le bébé coordonnent leurs actions. Il suffit de ne pas les gêner.”

Pour conclure, je citerai donc une dernière fois Michel Odent qui écrit dans “le bébé est un mammifère”: “Ne faudrait-il pas, tout simplement, trouver une nouvelle façon de faire?” 

Références:
« Et Dieu créa la femme … Mais …. » de Diane Bolduc-Boutin
« Introduction au Biological Nurturing » de Suzanne Colson
« Le bébé est un mammifère » de Michel Odent
Colson S. Biological suckling facilitates exclusive breastfeeding from birth : a pilot study of twelve vulnerable infants. 2000 ; London, UK : London South Bank University MSc Dissertation.
Colson S, DeRooy L, Hawdon J. Biological Nurturing increases duration of breastfeeding for a vulnerable cohort. MIDIRS Midwifery Digest 2003 ; 13(1) : 92-7.

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La position instinctive https://www.leblogallaitement.com/la-position-transat/ https://www.leblogallaitement.com/la-position-transat/#respond Tue, 25 Jul 2017 09:15:21 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1589 Bravo d’avoir patienté et pris le temps de vous plier aux quelques exercices proposés dans les précédents billets ! Vous avez sûrement remarqué que certaines positions vous permettent de ne pas avoir besoin de vos bras pour maintenir la serviette qui fait office de bébé « plaquée » contre vous, alors que d’autres vous obligent au contraire … Continuer la lecture de La position instinctive

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Bravo d’avoir patienté et pris le temps de vous plier aux quelques exercices proposés dans les précédents billets !

Vous avez sûrement remarqué que certaines positions vous permettent de ne pas avoir besoin de vos bras pour maintenir la serviette qui fait office de bébé « plaquée » contre vous, alors que d’autres vous obligent au contraire à les utiliser activement.

L’un dans l’autre, vous avez pu acquérir beaucoup d’expérience car vous avez constaté par vous-même que certains environnements vont vous faciliter la vie pour positionner votre bébé, la serviette dans notre simulation, tandis que d’autres nécessiteront plus d’activité de contenance de votre part. Cela va entraîner pour vous le besoin de se faire assister par des coussins et oreillers pour soutenir vos propres bras et votre corps et maintenir un certain niveau de confort…

C’est exactement ce que Suzanne Colson a pu constater (S.D. Colson et al.,2008) lors de ses recherches :

Selon la position que nous adoptons, soit la gravité aide le bébé à être contre nous et à utiliser ses réflexes innés favorisant la prise du sein et le transfert du lait, soit au contraire elle l’éloigne de nous et par conséquent de notre sein ! Ces recherches ont également identifié chez les mamans des comportements innés susceptibles de favoriser l’allaitement lorsqu’elles sont encouragées à s’installer confortablement. Il ne s’agit donc pas de positions « enseignées » à reproduire de façon directive. Pour expliquer ce que peut être s’installer confortablement, Mme Colson évoque les positions que nous sommes susceptibles de prendre pour regarder tranquillement un film à la télé !

 

Voici donc par excellence « la » position dans laquelle la gravité vous aide en rapprochant naturellement votre bébé de votre corps, de votre sein plutôt que de l’en éloigner : la position en « BN » ( Biological Nurturing®) ou « laid-back position ». * Votre corps offre un large support à votre bébé : tout votre buste lui sert librement d’appui. En pliant vos jambes, vos cuisses donnent un appui aux pieds de votre bébé. Il peut donc utiliser toutes ses compétences. Vos bras sont libres pour finir de guider sa tête et/ou votre sein. Vous pouvez laisser reposer votre nuque sur un coussin et être confortablement installée durant toute la tétée. Vous êtes tous deux placés un peu comme une chatte et ses chatons pour allaiter naturellement en respectant les données biologiques.

Cette façon d’accueillir le bébé au sein permet de l’orienter de multiples façons en fonction de vos morphologies respectives. Parfois, le bébé se retrouve plutôt vertical, parfois en position transversale, parfois en position oblique sur votre buste… A chaque maman, chaque bébé et chaque âge sa combinaison. Le degré d’inclinaison de votre dos obtenu par le glissement du bassin peut être modifié à souhait selon votre confort, votre contexte. Par exemple, avec un bébé âgé de 6 mois en zone publique une petite inclinaison permettra une tétée très discrète et confortable pour vous deux !

« De multiples positions en une ! »

L’inclinaison de votre buste a amené certains à l’appeler « position transat », un joli nom qui appelle au  repos. Imaginez-vous à mi ombre, sous les arbres en train de déguster tranquillement un jus de fruits frais pour un moment de détente. Un tel moment, vous en rêviez. Mais avec l’arrivée de bébé, impossible de s’octroyer ce petit moment. Voyons si vous pouvez le faire. Placez simplement votre bébé sur le sein, chaque tétée peut être une occasion de vous détendre en même temps.

Petit cadeau de la nature, cette position respecte si bien vos compétences biologiques de mère et celles de votre nouveau-né que c’est aussi une de celles qui facilite le plus une prise du sein optimale lorsque vous êtes tous deux en apprentissage. Ainsi, de nombreux cas de crevasses qui ne sont pas parfaitement soulagés par la madone inversée*(article suivant) deviennent indolores et guérissent dès l’instant où l’on bascule le bassin pour se laisser glisser dans cette position car la prise su sein est encore meilleure !

 

Ce que les mamans en disent : « Qu’est ce que je me sens bien comme ça ! »

Le plus souvent, l’essayer c’est l’adopter !

 

 Fiche technique de la position « Biological Nurturing® » :

 

Confort maternel      ★ ★ ★ ★ ★

Repos  maternel        ★ ★ ★ ★ ☆

Les réflexes du nouveau-né facilitent la tétée ★ ★ ★ ★ ★

Facilité prise du sein asymétrique   ★ ★ ★ ★ ★

Confort du bébé ★ ★ ★ ★ ★

Tétée facile en public ★ ☆☆ ☆☆   à   ★★ ★ ★ ★ (en fonction du degré d’inclinaison requis)

Tétée facile à l’extérieur ★ ☆☆ ☆☆   à   ★★ ★ ★ ★ (en fonction du degré d’inclinaison requis)

Situations spécifiques :

Bébé  « somnolent » ★ ★ ☆ ☆☆

Réflexe d’éjection fort ★ ★ ★ ★ ★

Remettre au sein après prise du biberon sur période prolongée

★★★☆☆

Bébé qui grandit et commence « à peser », bambin  ★ ★ ★ ★ ★

 

[Auteure] : Dr Muriel Mermilliod, consultante en lactation IBCLC

 

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Votre bébé aussi s’installe confortablement pour téter https://www.leblogallaitement.com/votre-bebe-aussi-sinstalle-confortablement-pour-teter/ https://www.leblogallaitement.com/votre-bebe-aussi-sinstalle-confortablement-pour-teter/#respond Thu, 13 Jul 2017 14:03:19 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1583 Vous avez lu notre précédent billet et vous êtes bien exercée ? Bravo à vous ! Aujourd’hui, nous allons parler un peu du nouveau-né. Nous allons voir comment il s’investit pleinement à la recherche d’une position confortable pour téter. Comme vous le savez, le nourrisson n’est ni un adulte en miniature ni un petit qui … Continuer la lecture de Votre bébé aussi s’installe confortablement pour téter

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Vous avez lu notre précédent billet et vous êtes bien exercée ? Bravo à vous !

Aujourd’hui, nous allons parler un peu du nouveau-né. Nous allons voir comment il s’investit pleinement à la recherche d’une position confortable pour téter.

Comme vous le savez, le nourrisson n’est ni un adulte en miniature ni un petit qui ne sait rien faire. Il a ses propres compétences, particulièrement quand il s’agit d’atteindre l’objectif de téter puisque d’un point de vue biologique, sa survie en dépend (il n’est pas informé que nous disposons des préparations infantiles « au cas où »). Autrement dit, tout chez votre bébé est prévu pour qu’il puisse téter. Aussi, connaître ce qui l’aide à bien téter est un atout indéniable.

 

Les études menées depuis plusieurs dizaines d’années ont identifié différents réflexes chez le nouveau-né. Ce sont des réponses que votre bébé peut manifester dès la naissance suite à différentes stimulations. L’équipe de Suzanne Colson* a voulu explorer la contribution de ces réflexes à l’alimentation du nouveau-né en questionnant l’existence d’un lien éventuel avec les positions d’allaitement. Vous pourrez le voir notamment :

  • porter la main à la bouche
  • étendre et fléchir les doigts
  • ouvrir la bouche
  • propulser la langue en avant, lécher
  • faire des mouvements avec les bras
  • faire des mouvements avec les jambes
  • soulever la tête
  • redresser la tête
  • balancer la tête (un peu comme un pic-vert)
  • fouisser
  • s’agripper par les mains
  • s’agripper par les pieds
  • ramper
  • sucer
  • contracter les mâchoires
  • déglutir

 

Pour bien visualiser tout cela, nous vous encourageons vivement à regarder les vidéos et photos de l’auto-cheminement lorsque le nouveau-né est placé en peau-à-peau dans la première heure suivant l’accouchement.

 

Maintenant, imaginez dans quelle position d’allaitement vous vous seriez mise spontanément. Est-ce que ce serait assise le dos droit en tenant bébé dans le creux de votre bras ? Dans cette position, si votre bébé redresse la tête, que se passe-t-il ? S’approche-t-il du sein ? S’il pousse sur ses bras (comme pour ramper s’il était à plat), se rapproche-t-il du sein ? S’il porte la main à la bouche, que se produit-il alors ?

Essayez et imaginez toutes les façons dont vous aimeriez vous placer spontanément.

Et visionnez de nouveau la vidéo de l’auto-cheminement : que se passe-t-il lorsque bébé manifeste ces réflexes ? Est-ce qu’il s’approche ou bien s’éloigne du sein ? Et comment la maman est-elle placée elle-même ?

La vidéo montre que lorsque le bébé bouge ses bras, un peu comme s’il « pédalait », il se trouve alors hissé vers le sein. En revanche, lorsqu’une mère est assise le dos bien droit, elle a tendance à plaquer son bébé contre elle pour l’amener au sein, ce qui conduit le bébé à se débattre et à réaliser des mouvements qui la gênent ; cette façon que le bébé a de tambouriner sur le sein est vécue comme un signe de protestation. La maman risque alors de penser que son bébé ne veut pas du sein, s’y énerve alors qu’il travaille selon ses capacités pour y arriver.

De même, si vous êtes assise le dos bien droit et que vous tentez de plaquer votre bébé contre vous et qu’il se met alors à effectuer des mouvements d’avant en arrière avec la tête, vous avez l’impression qu’il s’énerve et s’éloigne du sein lorsque sa tête part en arrière. Vous êtes incitée à appuyer davantage sur sa tête pour l’en empêcher. Le résultat est alors que votre bébé va se montrer plus agité alors que si vous êtes plus inclinée vers l’arrière, comme sur la vidéo, la gravité amènera systématiquement votre bébé vers le sein et non à l’opposé.

 

Cette invitation à prendre le temps d’observer, imaginer, ressentir vous prépare à être plus réceptive à l’ensemble de notre panorama et comprendre par vous-même l’impact de la posture de votre corps et de celui de votre bébé au cours de la tétée, sur la facilité que vous aurez tous deux à y arriver. Alors une dernière fois à vos essais, et à très vite pour découvrir et aborder ensemble la première des positions proposées !

 

[Auteure] : Dr Muriel Mermilliod, consultante en lactation IBCLC

 

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Vers la position instinctive de la tétée (le crawl, 2ème partie) https://www.leblogallaitement.com/vers-la-position-instinctive-de-la-tetee-le-crawl-2eme-partie/ https://www.leblogallaitement.com/vers-la-position-instinctive-de-la-tetee-le-crawl-2eme-partie/#comments Tue, 02 May 2017 15:21:56 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1551 Dans un billet précédent, nous avons vu quel enchaînement peut se dérouler naturellement juste après l’accouchement et comment le bébé peut aisément prendre le sein. Nous voilà de retour en chambre. Des problèmes surgissent. A quoi sont-ils imputables ? A l’inconfort du lit ? A l’image sociale du positionnement quand on allaite ? Aux visites ? Toujours est-il que … Continuer la lecture de Vers la position instinctive de la tétée (le crawl, 2ème partie)

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Dans un billet précédent, nous avons vu quel enchaînement peut se dérouler naturellement juste après l’accouchement et comment le bébé peut aisément prendre le sein. Nous voilà de retour en chambre. Des problèmes surgissent. A quoi sont-ils imputables ? A l’inconfort du lit ? A l’image sociale du positionnement quand on allaite ? Aux visites ? Toujours est-il que l’heure de la tétée arrive et la maman s’assoit droite. Et c’est là que démarrent les difficultés. Voyons comment la « stabilisation » et la « géolocalisation » vont pouvoir vous aider. Ces astuces sont valables pour toutes les positions où vous êtes assise droite : madone, madone inversée, ballon de rugby, à califourchon et où vous êtes allongée sur le côté.

L’assise peut être problématique

Etre assise droite nous empêche d’avoir notre enfant dans une position qui favorise le crawl. Nous devons alors l’allonger sur un de ses côtés, et le placer à l’horizontale, ou en oblique. Ce qui fait de nous les seuls mammifères à horizontaliser

leurs bébés, soit dit entre nous ! Cela peut s’avérer douloureux en cas de sutures (épisiotomie, déchirures) ou d’hémorroïdes. Notre corps est soumis à des contraintes : nous devons faire des efforts pour garder cette posture tout au long de la tétée, et tenir/retenir l’enfant. La gravité terrestre devient notre ennemi qui entraîne une fatigue musculaire dans notre dos, notre cou et nos bras.

Si vous vous relâchez, votre enfant peut vous envoyer des messages « tiens-moi mieux, je ne peux pas passer à table ». En outre, l’enfant peut se cambrer et partir en arrière avant de rebondir contre le sein et s’agiter à nouveau. Cela vous oblige à des efforts musculaires intenses pour le ramener contre vous. Il arrive parfois que dans ces moments d’agitation, le bébé ne parvienne à saisir que ce qui dépasse du sein, à savoir le mamelon ! Et il sert très fort pour ne pas tomber, ce qui occasionne souvent une mauvaise prise en bouche et des blessures.

Assise droite peut donc être très fatigant sur le plan musculaire ! C’est pour ça que certaines utilisent un polochon d’allaitement. Voyons quels repères vous permettent de l’utiliser à bon escient.

Stabilisation

Lorsque vous vous asseyez droite, vous devez tenir fermement votre bébé contre vous. Les points de maintien sont l’un au niveau de ses hanches/fessiers, l’autre au niveau des omoplates. Cette stabilisation ferme doit être également répartie à droite, à gauche à l’exemple des « pompes » du sportif. Cela procure un rapport de force équilibré et de la précision pour les mouvements du cou, de la tête, de la bouche qui vont suivre ! Et c’est très important pour un enfant dont on sait que même né en bonne santé et à terme, il lui manque du gainage musculaire !

Imaginez-vous que vous et votre enfant êtes deux pièces d’un puzzle qui s’imbriquent l’une dans l’autre. Dès lors que l’enfant est totalement à l’horizontale ou en oblique, vos corps, vos collines et vallées mutuelles s’épousent harmonieusement. On comprend mieux pourquoi un polochon d’allaitement est utile à condition que l’enfant ne soit pas « dans le trou » ou qu’il n’éloigne pas l’enfant de vous !

La tête chercheuse et la pelleteuse-chargeuse

L’enfant démarre sa séquence de recherche puis de prise du sein en bouche. Il va vouloir développer les mêmes schémas que ceux que nous pouvions voir avec le crawl ; simplement, parce que vous êtes assise droite, vous êtes obligée de maintenir assez fermement votre enfant contre vous. Les réflexes de l’enfant sont restreints, et moins nombreux. Leur manifestation est partiellement modifiée. Ne voyez-vous pas votre bébé « monter », se déplacer vers l’extérieur, « dépasser » votre sein ? Dès le moment où la plante de ses pieds sera en contact avec quelque chose, il s’en servira comme d’un tremplin pour grimper d’un ou deux centimètres. Il aura ainsi tendance à « grimper » trop haut.

Géolocalisation : l’enfant aborde le sein « par en bas »

Votre repère d’installation sera d’amener votre enfant contre vous et d’apporter un maintien. Si vous présentez le mamelon juste devant la bouche du bébé, par réflexe, il risque d’ouvrir la bouche en basculant la tête en arrière et s’énerve, stresse, pleure… Au moment de la prise en bouche, veillez plutôt à ce que son menton touche la partie inférieure de votre sein et que votre mamelon pointe et effleure le sillon sous-nasal (ou philtrum). Il bascule en arrière sans décoller de vous, bouche béante, il rabat alors le haut de son crâne, sa lèvre supérieure se pose sur l’aréole. Vos gestes n’entravent pas sa nuque. Cela n’a rien d’incompatible avec votre main qui, peut-être, soutient votre sein, ou bien qui l’aplatit pour lui donner une forme de « sandwich ».

Le crawl est-il à faire tout au long de l’allaitement ?

Démarrer vos premières tétées, les premiers jours, en position inclinée en arrière, dans l’optique d’un « crawl », c’est ne pas trop se compliquer la vie, éviter une trop grande fatigue, et diminuer les risques de douleur et lésions. Quand vous aurez fait votre apprentissage, vous pourrez tricher en vous asseyant droite sur votre sacrum plutôt que sur vos ischions. Décalez un peu vos fesses, par rapport à l’assise du canapé. Moins inclinée qu’avant peut-être, vous ne serez pas non plus droite comme un « i ». Votre bébé et vous-mêmes serez devenus plus experts dans votre installation personnelle et mutuelle. Une large partie des étapes d’installation initiale aura disparu, vos tâtonnements respectifs également.

Pour vous faciliter la vie, un conseil : n’attendez jamais que votre enfant ait faim pour vous installer. Essayez de privilégier des périodes de peau à peau avec votre enfant qui offre un dialogue accru et touche au mental, au physiologique, au biochimique.

Je conclurai sur une anecdote : la position inclinée en arrière consiste à vous mettre dans une position mi-assise droite, mi allongée à plat dos (ex. : en salle de naissance).  Il y a 18 ans j’avais inventé la position « avachie cool sur le canapé », et on peut trouver cette expression sur des pages web que j’ai rédigées. Mon motif à l’époque, était surtout le confort et la relaxation qui allaient de pair. Il y a une petite dizaine d’année, une sage-femme, Susanne Colson, a réalisé de nombreux travaux sur une position qu’elle a nommé Biological Nurturing®, où l’enfant exprime plus de 20 réflexes de séquence de recherche et de prise en bouche du sein. La mère est inclinée en arrière. Je vous encourage à visiter son site, pour découvrir des photos qui ouvriront le champ de possibles adaptations.

Références :

  • Amiel-Tison, qui a fait des découvertes intéressantes en neurologie pédiatrique, on la retrouve aussi dans les impacts des pratiques autour du travail et de l’accouchement, qui n’a cependant absolument pas vu les implications qu’elles pouvaient avoir en rapport avec l’allaitement au sein, et qui ont partiellement servi de base pour d’autres chercheurs, par rapport à l’allaitement:-)
  • Colson, Suzanne ; Gangal & Baghat (Gold14) ; Genna-Watson, Catherine ; Glover ; Morris & Klein ; Odent,Michel ; Righard & Alade ; Schore, Alan ; Smillie, Christina ; üvnas-Möberg ; Widström

[Auteure] : Françoise Coudray, consultante en lactation IBCLC, formatrice et conférencière, Françoise Coudray est également la présidente fondatrice de l’A.D.J.+

 

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Un démarrage d’allaitement réussi https://www.leblogallaitement.com/un-demarrage-dallaitement-reussi/ https://www.leblogallaitement.com/un-demarrage-dallaitement-reussi/#comments Wed, 16 Nov 2016 12:14:17 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1463 Cette semaine, j’avais envie de revenir à nos origines en vous relatant la belle histoire d’allaitement d’une maman que j’ai suivi il y a peu de temps. J’ ai connu Amandine* lors de son premier allaitement, il y a deux ans déjà. Son bébé, Flore*, avait trois mois et prenait peu de poids. Après plusieurs … Continuer la lecture de Un démarrage d’allaitement réussi

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Cette semaine, j’avais envie de revenir à nos origines en vous relatant la belle histoire d’allaitement d’une maman que j’ai suivi il y a peu de temps.

J’ ai connu Amandine* lors de son premier allaitement, il y a deux ans déjà. Son bébé, Flore*, avait trois mois et prenait peu de poids. Après plusieurs ajustements, elle a pu poursuivre  son allaitement jusqu’il y a quelques mois.

C’est en avril dernier qu’ elle me recontacte lors de sa deuxième grossesse. Elle allaite toujours Flore une fois par jour et sent qu’elle se sèvre doucement. Ses questions ne concernaient donc pas le co-allaitement.

Non, elle souhaite revoir les bases du bon démarrage de l’allaitement car le premier avait été très difficile. Flore dormait beaucoup et tétait peu.

La maternité où elle a décidé d’accoucher n’étant pas très à l’écoute par rapport à l’allaitement, je lui conseille de faire un maximum de peau à peau et d’observer son bébé pour le mettre au sein au moindre signe d’éveil.

Après un accouchement un peu difficile, son bébé (Aude*) , endormie met du temps à être efficace : enfin c’est ce que pense Amandine parce qu’elle tète que trois à cinq minutes…

Je les vois toutes les deux en sortant de la maternité au quatrième jour. Nous faisons le point : bonne nouvelle !!

Aude n’a perdu que 90g et a déjà repris son poids de naissance !

Mais Amandine est fatiguée, Aude tète très souvent entre 20 et 25 fois par 24h quelques minutes uniquement.

De plus, lors de l’observation d’une tétée  je remarque que  Aude claque la langue, ce qui est signe d’une mauvaise prise du sein. On revoit ensemble la prise du sein asymétrique et la position BN (Biological Nurturing ) pour une prise du sein plus profonde,  la langue claque moins souvent.

Je lui propose également de voir l’ostéopathe pour vérifier qu’il n’y a pas de tension dans la mâchoire ou un frein de langue qui gênerait la prise.

Je repasse les voir quelques jours après et constate déjà une amélioration : Aude semble mieux téter, elle est surtout gênée au début de la tétée par le réflexe d’éjection fort  (REF ) de sa maman.

L’ostéopathe a effectivement trouvé une tension à l’arrière de la langue d’Aude qui l’empêchait de bien la dérouler et de faire l’étanchéité.

Aude tète moins souvent mais plus longtemps, sa prise de poids est toujours bonne.

Trois semaines après la naissance d’Aude,  je les revois toutes les deux en pleine forme. Aude a encore la langue qui claque par moments probablement dû au REF mais Amandine sait gérer ce problème. Elle tète 10 à 12 fois par 24h.

Amandine est vraiment soulagée malgré un accouchement difficile, le démarrage de son allaitement est un succès ! Elle est prête à vivre de beaux mois ( années ? ) remplis de tétées et de câlins avec Aude.

  • par souci d ‘anonymat les prénoms ont été modifiés
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Et si avoir trop de lait devenait un véritable calvaire ? https://www.leblogallaitement.com/et-si-avoir-trop-de-lait-devenait-un-veritable-calvaire-2/ https://www.leblogallaitement.com/et-si-avoir-trop-de-lait-devenait-un-veritable-calvaire-2/#comments Thu, 21 Jan 2016 13:30:14 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1251 « Je pense que j’ai trop de lait, car j’ai les seins encore très pleins après chaque tétée » ; «J’ai tellement de lait, ça gicle tellement fort, qu’à chaque tétée, mon bébé s’étrangle, il y a du lait qui coule de partout, il quitte le sein et après j’ai du mal à l’y remettre, j’ai un réflexe … Continuer la lecture de Et si avoir trop de lait devenait un véritable calvaire ?

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« Je pense que j’ai trop de lait, car j’ai les seins encore très pleins après chaque tétée » ; «J’ai tellement de lait, ça gicle tellement fort, qu’à chaque tétée, mon bébé s’étrangle, il y a du lait qui coule de partout, il quitte le sein et après j’ai du mal à l’y remettre, j’ai un réflexe d’éjection vraiment trop fort ».

La hantise de nombreuses mères est de manquer de lait pour nourrir leur bébé. Pourtant, en dehors de quelques exceptions heureusement rares, l’insuffisance de lait n’est pas une réalité. Peu de monde imagine cependant qu’avoir trop de lait existe et que cela peut devenir un véritable calvaire à vivre au quotidien.

Des tétées angoissantes : les signes d’une surproduction de lait

Le nourrisson submergé par un trop plein de lait s’étrangle, tousse, quitte le sein en hurlant, se raidit tête en arrière, se cambre, s’agite sur le sein. Il souffre parce qu’il a des rots douloureux, il a des gaz malodorants, il émet des selles vertes. La mère perçoit chaque tétée comme une lutte. Des crevasses, engorgements fréquents et mastites peuvent apparaître alors que le premier mois n’est pas encore écoulé. La mère a le sentiment que ses seins ne se vident pas. Elle ressent un inconfort permanent ; elle a des zones sensibles au toucher et peut même ressentir de vives douleurs dans le sein lors du début de tétée. Les fuites sont constantes et abondantes.

Une « bonne fée », souvent une consultante en lactation, une autre maman allaitante ayant connu cette situation, une sage-femme, ou un pédiatre « éclairé » pourront alors identifier « le trop de lait ». Cette situation jusque là vécue dans l’isolement, la détresse et le doute de mal faire, va soudainement trouver écho dans des témoignages similaires. Grâce à des échanges de savoirs et techniques adaptés, la mère et son bébé pourront à leur tour retrouver une certaine confiance et une sérénité.

Chaque jeune mère a des seins programmés pour nourrir un peu plus que le nombre d’enfants qu’elle a portés. La plupart du temps, la production des premières semaines est supérieure au réel besoin du ou des bébés. On parle de surproduction temporaire aux démarrages. Cette situation est dite autolimitée et dure de 3 à 6 semaines au cours desquelles plusieurs facteurs déterminent la production de lait : la fréquence des tétées, la quantité prélevée par l’enfant ou exprimée ;1 la coordination et la maturité de la succion qui s’améliorent au fil du premier mois.2 Cette phase du postpartum représente une période décisive où l’on peut très nettement augmenter sa production ou la diminuer dramatiquement si les seins ne sont pas assez vidés.

Des facteurs prédictifs d’une surproduction durable 

Il n’y a pas de lien évident entre la surproduction et la taille des seins. Les seins produisent en permanence, et leur capacité de production et de stockage sont individuelles et variables d’un sein à l’autre. 3 L’hyperproduction peut parfois persister qu’elle soit associée ou non à un réflexe d’éjection fort. Les causes principales non exhaustives sont :

  • La sur-stimulation des seins par peur de manquer de lait.

  • La prise de certains médicaments, comme les antiémétiques indiqués dans le traitement du reflux de la mère.

  • Certaines maladies dont la plus connue est le prolactinome,

  • L’allaitement antérieur de jumeaux quand la production était déjà importante

  • Le co-allaitement d’un nourrisson et d’un bambin.

Les six premières semaines post-partum

Durant les 6 premières semaines après la naissance de l’enfant, il convient de ne pas chercher à influer physiologiquement ou médicalement sur la production, ni sur l’éjection du lait. On pourra se soucier de moduler plusieurs paramètres pour que mère et enfant vivent mieux les choses. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, on ne refusera pas de donner le sein de peur d’entretenir la surproduction car allaiter pleinement et fréquemment participe à résoudre l’engorgement, facilite les tétées, et de fait, permet de calibrer la production.

Afin de gérer le réflexe d’éjection fort (avec ou sans hyperproduction) :

  • Recueillir le lait de début de tétée, celui qui jaillit le plus violemment (jusqu’à ce que le sein soit bien souple).

  • Laisser couler l’autre sein pendant la tétée.

  • Privilégier une position d’allaitement où la mère est inclinée en arrière 4 pour atténuer la puissance du jet de lait, permettre de laisser s’écouler le surplus de lait sans risque d’étouffer bébé.

  • Ou installer l’enfant assis « droit », à califourchon sur une cuisse ; la tête de l’enfant très légèrement en arrière.

  • Utiliser un bout de sein (avec accompagnement)  qui diminue la violence du flot.

Afin de gérer l’hyperproduction :

  • Prélever des quantités plus importantes de lait avant la tétée. Le résultat sera très vite visible, la couleur jaune des selles sera indicatrice de la présence de graisses en un taux acceptable pour la croissance et la digestion de bébé.

  • Soulager l’autre sein, pour éviter qu’il ne soit trop tendu.

  • Ne pas hésiter à exprimer du lait de façon à ce que les seins restent confortables pour la maman.

Lorsque le bébé a 6 semaines (ou plus) 

En présence d’une surproduction, on conseille de donner un même sein durant une plage horaire donnée (souvent 3 h parfois 6 voire 12h), puis de donner uniquement l’autre sein durant la plage suivante. Cette méthode s’appelle le « block-feeding » et nous avons conservé cette appellation en France. La production locale ralentit et diminue alors physiologiquement. Il est donc important de porter un soin particulier au sein le moins souvent sollicité, de le soulager en exprimant une quantité de lait suffisante pour un ressenti confortable.

Une autre solution, très proche de ce qui précède, est la méthode du « drainage complet ». Il s’agit de vider totalement les deux seins à l’aide d’un tire-lait double-pompage de préférence et donner les deux seins immédiatement après puis « mettre de côté » l’un des seins durant 3 heures minimum. On proposera l’autre sein sur la plage horaire suivante5 et ainsi de suite jusqu’à sentir une amélioration de la gestion des quantités disponibles.

En outre, les médecins peuvent prescrire des médicaments visant à diminuer la production de lait. Attention cependant, en dehors de prescrire du Parlodel en cas avéré de prolactinome, le prescripteur pourra préférer les plantes, l’homéopathie et non un « coupe-lait ».

L’hyperproduction et le réflexe d’éjection, sont deux véritables problèmes qui ne vont pas forcément de pair. Ils se gèrent par l’essai de différentes techniques visant à réduire les inconforts du démarrage de l’allaitement durant les 6 premières semaines postpartum, et ce n’est qu’après cette période que l’on pourra envisager d’autres méthodes visant à réellement diminuer la production de manière à laisser le temps au corps de s’adapter et faire son travail de manière naturelle.

Savoir s’entourer « de bonnes fées » dans cette période-là est primordial et permet de prendre du recul face à nos questionnements et doutes vis à vis d’une situation inconfortable. Parfois une simple conversation téléphonique auprès d’un professionnel averti et / ou d’une personne disponible et bienveillante pourra nous remettre sur la bonne voie et nous encourager à poursuivre plus sereinement. Une fois le problème d’hyperlactation pris en charge, la plupart des dyades mère-enfants retrouvent un allaitement plus serein et agréable ; fidèle à leurs attentes. N’ayez donc crainte, et reprenez confiance en vos capacités vous verrez que ces épisodes seront bientôt classés dans les tiroirs à souvenir  et que le meilleur est à venir ou pas !

Bon allaitement !

1 (Daly, & Hartmann, 1995)

2 (Riordan)

3 Short-term synthesis and infant- regulated removal of milk in lactating women, Daly, Owens & Hartmann 1993 Exp Physiol (1993), 78, 209-220).

4 Susanne Colson et la position dite du Biological Nurturing pour atténuer la violence du jet de lait, du fait de la gravité terrestre

5 Un article décrivant cette méthode a été publié dans les Dossiers de l’Allaitement n° 77 par CGA van Veldhuizen-Staas alors consultante en lactation aux Pays-Bas (Overabundant milk supply : an alternative way to intervene by full drainage and blockfeeding. CGA van Veldhuizen-Staas. Int Breastfeed J 2007 ; 2 : 11

[Auteure] : Françoise Coudray, consultante en lactation IBCLC, formatrice et conférencière, Françoise Coudray est également la présidente fondatrice de l’A.D.J.+

[Biographie] : A la naissance de ses jumeaux, Françoise Coudray a quitté le monde de l’industrie (biochimie-nucléaire) pour se consacrer à ses enfants. Entrepreneuse dans l’âme, elle est à l’initiative de l’association nationale dédiée aux familles de multiples ADJ+ (Allaitement Des Jumeaux et Plus); http://www.allaitement-jumeaux.com.
Depuis, 2000, elle intervient auprès de professionnels de santé pour les former, les informer en matière d’allaitement maternel en général, tout en donnant des conférences dédiées à l’allaitement et en continuant son activité bénévole auprès des mères de jumeaux. En 2006, elle obtient le diplôme de consultante en lactation IBCLC et développe un nouveau service : C-LA-FAM (Consultations de Lactation Formation à l’Allaitement Maternel), son association devenant alors un organisme de formation professionnel. Depuis 15 ans, elle prend en charge toutes les (futures) mamans qu’elles aient des jumeaux ou pas.

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Un dispositif d’aide à l’allaitement (DAL) pas cher : la preuve par le bébé! https://www.leblogallaitement.com/un-dispositif-daide-a-lallaitement-dal-pas-cher-la-preuve-par-le-bebe/ https://www.leblogallaitement.com/un-dispositif-daide-a-lallaitement-dal-pas-cher-la-preuve-par-le-bebe/#comments Thu, 18 Sep 2014 15:30:33 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=929 Fréquemment, Valérie et moi recevons des appels au secours de la part de mamans qui ont un souci pouvant être résolu par une supplémentation (au lait maternel ou aux préparations pour nourrissons). Par exemple la prise de poids faible d’un bébé de moins de 3 mois. Dans ce cas, pour stimuler la lactation et ne … Continuer la lecture de Un dispositif d’aide à l’allaitement (DAL) pas cher : la preuve par le bébé!

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Fréquemment, Valérie et moi recevons des appels au secours de la part de mamans qui ont un souci pouvant être résolu par une supplémentation (au lait maternel ou aux préparations pour nourrissons). Par exemple la prise de poids faible d’un bébé de moins de 3 mois. Dans ce cas, pour stimuler la lactation et ne pas avoir à introduire de biberon, il faut un dispositif d’aide à l’allaitement. Problème, nombre de mamans, déjà lasses d’avoir essayé plusieurs choses et pas forcément soutenues par l’entourage ne voudraient pas qu’on leur reproche un achat de plus au cas où ça rate. La solution est en fait toute simple.

Toi, maman qui te reconnais dans ce cas, ne te décourage pas face au prix ou la complexité de cet engin qui est tellement sympa pour allaiter qu’il pourrait presque être ton meilleur ami : passe à l’action et écoute l’histoire de Sandrine (°), maman des jumelles Marie (°) et Phébé (°) en version DAL bricolé 🙂

La naissance des jumelles

Moi, je n’étais qu’un simple récipient au fond d’un placard, vestige d’un ancien biberon. J’avais vu Sandrine allaiter un premier bébé 17 mois, donc l’allaitement elle connaissait bien mieux que moi. Enceinte de jumelles qu’elle voulait allaiter, elle s’était renseignée dès la grossesse sur les différentes difficultés qui peuvent survenir avec des jumeaux et notamment le petit poids de naissance. Elle s’était donc attendue à ce que les filles aient besoin d’être complétées.

Les filles de la maison sont nées à terme par césarienne avec un bon poids de naissance pour chacune. Marie pesait 2760g et Phébé 2940g. Elles ont toutes les deux bien tété à la naissance, mais après…

Sans moi, ça ne se passe pas très bien

Pour Phébé, l’allaitement roule parfaitement. Mais voilà que Marie commence à avoir des difficultés de prise en bouche du sein. Problème classique : elle n’ouvre pas assez grand la bouche, du coup, aspire le mamelon et le pince. Bonjour les douleurs pour Sandrine, ma bienfaitrice. Non seulement le bébé ne grossit pas mais son poids commence même à chuter.

Sandrine essaye bien de faire téter ses filles en même temps, pour que Phébé déclenche le réflexe d’éjection et que Marie ait moins d’efforts à faire mais sans succès. A la maternité, l’équipe commence à la compléter à la tasse . Enfin, cela, on me l’a raconté, je n’y étais pas moi à la maternité.

Les filles sont de retour à la maison

De retour à la maison, ma bienfaitrice est suivie par une sage-femme et une puéricultrice de PMI. Elles me semblent gentilles, formées et compétentes : figurez-vous qu’elles lui parlent de moi ! Donner la tasse épuise Sandrine qui est à bout, et c’est là qu’elle décide avec la puéricultrice de mettre en place un dispositif d’aide à l’allaitement (DAL). Mes confrères DAL vendus neufs ont un certain coût et comme nous autres ne sommes utilisés que transitoirement, elle n’a pas trop envie d’investir. Cela m’arrange, je vais saisir ma chance !

Au bon moment, je lui tape dans l’œil et elle décide de me donner une deuxième jeunesse comme Dispositif d’aide à l’allaitement pas cher et fait maison. A l’aide d’un petit couteau, elle agrandit le trou de ma tétine, puis elle me glisse une sonde (un tuyau de faible diamètre) dedans. C’est tout. Je revis enfin !

Et Zorro arrive !

Sandrine s’installe confortablement, seule avec Marie, en position de Biological Nurturing . La petite commence à retrouver ses repères. Ma bienfaitrice me place dans son soutien-gorge entre ses seins et laisse Marie téter puis dès qu’elle voit que son rythme de succion diminue, elle insère cette sonde dans sa bouche. Et ça marche: sentant qu’il y a plus de débit, Marie reprend plus activement la succion !

Quand elle déglutit trop vite, Sandrine plie le tuyau et stoppe l’écoulement pour que Marie puisse avoir un maximum de lait maternel et ainsi bien stimuler la production. Trop facile avec moi !

Pas de bla-bla, des résultats

Sandrine et moi continuons ainsi pendant quelques jours avec Marie qui commence à reprendre du poids. Je suis tellement efficace que sous quelques jours seulement, ma bienfaitrice, bien qu’ayant pour le bout de plastique que je suis une considération immense, en est à diminuer progressivement le nombre de tétées où elle m’utilise. Et bientôt je ne travaille plus qu’une seule fois le soir quand Marie est trop agitée.

Aujourd’hui, les filles ont 2 mois et demi, elles continuent de téter. Mon second job n’aura duré que quinze jours environ, trop peu selon moi au vu de mes capacités énormes à parfaire la succion des bébés et pour l’aider à reprendre du poids. Mais ce qui compte, c’est que le sourire est revenu dans cette maison!

(°) Par souci de confidentialité, les prénoms ont été changés. La maman a donné son accord pour la publication de son témoignage.

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