compléments | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Fri, 10 Jul 2015 11:42:25 +0000 fr-FR hourly 1 Une maman déterminée à allaiter malgré les difficultés https://www.leblogallaitement.com/une-maman-determinee-a-allaiter-malgre-les-difficultes/ https://www.leblogallaitement.com/une-maman-determinee-a-allaiter-malgre-les-difficultes/#comments Thu, 09 Jul 2015 13:26:07 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1142 Voici le témoignage bouleversant d’une maman qui nous a écrit son histoire spontanément lors du retour de son tire-lait. Une fois de plus, ce qui ressort, c’est l’importance du soutien, autant des professionnels que de l’entourage, car l’allaitement, c’est comme la vie, ce n’est pas toujours simple… Même si un premier allaitement s’est très bien … Continuer la lecture de Une maman déterminée à allaiter malgré les difficultés

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Voici le témoignage bouleversant d’une maman qui nous a écrit son histoire spontanément lors du retour de son tire-lait. Une fois de plus, ce qui ressort, c’est l’importance du soutien, autant des professionnels que de l’entourage, car l’allaitement, c’est comme la vie, ce n’est pas toujours simple… Même si un premier allaitement s’est très bien passé, les suivants peuvent être difficiles, et il faut alors trouver la bonne personne pour nous aider. Mais que de joie ensuite, lorsque les obstacles sont passés. Joie d’avoir réussi ensemble, et santé pour le bébé, car souvent, plus il y a de problèmes, plus le bébé a besoin d’être allaité. Et pour la femme, c’est une étape importante dans sa vie à elle : elle a grandi et mûri au cours de ces difficultés, elle s’est construite et a affirmé sa personnalité.

Ma fille aînée vient d’avoir sept ans, cela fait donc sept ans que j’allaite, que chaque jour de ces sept dernières années, j’ai donné le sein à un enfant, ou deux, chaque jour…
C’est avec elle que j’ai découvert l’allaitement, bien briefée par d’autres mamans via un forum Internet. J’ai vécu un démarrage très serein, les “journées de pointe” se sont passées sans inquiétude, et j’ai énormément apprécié d’avoir été BIEN INFORMEE à l’avance. C’est une chose qui me paraît fondamental et qu’on ne dit peut-être pas assez aux jeunes mamans… car si allaiter est “naturel”, allaiter n’est pas “culturel” et cette culture fait vraiment défaut, le fait d’avoir vu, ou pas, des mamans allaiter leurs enfants ne fait pas partie du vécu de beaucoup de jeunes femmes avant l’accueil de leurs propres enfants.

Mon premier fils est né vingt mois et demi plus tard. J’allaitais encore ma fille, je les ai co-allaités, avec plus ou moins de bonheur, des moments difficiles, notamment un sentiment de solitude, d’isolement… Mais globalement nous en avons été très heureux ! Nous avons notamment beaucoup apprécié la sérénité, la facilité de l’allaitement d’une part. Par exemple, lorsqu’un enfant était malade, il cessait toute prise alimentaire autre que le sein, dormait, et guérissait vite et paisiblement… D’autre part, lors de nos voyages à vélo avec la tente, le matin les enfants tétaient, et n’avaient pas besoin de manger autre chose avant le milieu, voire la fin de la matinée. Je ne me suis pas toujours sentie à l’aise à l’idée d’allaiter les deux enfants en même temps en public ! Et cela, de fait, arrivait rarement, c’était plutôt réservé au lit le matin, je crois (les souvenirs s’estompent… je ne suis plus bien sûre de comment c’était !)

Mais avant cette sérénité, il y en a eu, des difficultés. Dès la naissance, mon fils régurgitait beaucoup. A la maternité, il y avait déjà des rejets, une toute petite tache blanche… je me suis rappelé bien plus tard le volume de l’estomac d’un nouveau-né : en fait il rejetait déjà, parfois, TOUT ce qu’il avait ingurgité… Mon petit garçon pleurait beaucoup, grandissait peu, n’avait pas très bonne mine… Je voyais cela, mais le médecin ne l’a pas vraiment pris au sérieux, la sage-femme n’était pas assez disponible à ce moment-là, et avec quelque part en moi la peur d’être jugée sur le co-allaitement, je n’osais pas trop m’ouvrir sur mes peurs et mes difficultés… Lorsqu’il avait deux mois et demi, à un moment, j’ai littéralement vu “fondre” mon fils. En une journée j’ai vu ses cuisses et ses joues se vider, je lui ai mis les couches lavables au réglage pour nouveau-né… Je l’ai vu non seulement régurgiter, mais aussi vomir (spasme). Il tétait alors toutes les deux à quatre heures en journée, et rejetait parfois longtemps après les tétées. Je savais qu’il ne pouvait pas s’agir du fait que je n’aie “pas assez de lait” pour lui, vu les flaques gigantesques qu’il pouvait produire…

A ce moment-là, je l’ai “mis sous perfusion” au sein : j’ai commencé à le porter constamment (dix à quinze heures par jour), en écharpe, en sling, devant, sur le côté, sur le dos – auparavant je le portais déjà en écharpe, mais deux-trois heures par jour. Je l’ai porté donc beaucoup plus contre moi, toujours en position verticale assis-accroupi (jamais allongé en hamac) en assise profonde, le mettant au sein chaque fois qu’il réclamait. Je n’ai jamais compté, mais il venait au sein je crois autour de quarante fois en vingt-quatre heures. Il a très vite repris du poids, les tétées nocturnes qui étaient déjà assez espacées (cinq-six heures) sont revenues toutes les deux-trois heures, je l’avais contre moi la nuit, et globalement cette période a été vraiment très satisfaisante ! Le fait d’avoir pris les choses en main, d’avoir su faire le nécessaire pour que mon bébé aille mieux, et moi aussi, m’a vraiment fait beaucoup de bien. Le contexte était très difficile, mon mari qui avait toujours été présent, s’est mis à enchaîner les déplacements professionnels à l’étranger.

Et, de mon côté j’ai commencé à prendre conscience que l’accouchement ne s’était pas bien passé contrairement à ce que je disais au départ. En fait je l’avais très mal vécu, la sage-femme avait été intrusive et désagréable. A partir de mon retour de couches (après quinze mois d’aménorrhée) et jusqu’à ce que je retire mon Dispositif Intra-Utérin (deux ans et deux mois après ce deuxième accouchement), le signe par lequel je savais que mes règles commençaient, était non pas une sensation de contraction ou d’écoulement, ou une douleur au bas-ventre, mais un flash-back de l’accouchement. A chaque cycle un nouveau souvenir qui refaisait surface. Toucher vaginal atrocement douloureux, refus de la sage-femme de m’aider à me positionner pour l’expulsion, refus de la sage-femme de me laisser prendre mon bébé lorsque je l’ai expulsé… Avec cet accouchement très mal vécu et toute cette violence ressentie, je suis devenue violente avec ma fille aînée, j’avais l’impression de devenir un monstre, aux antipodes de la maman que j’étais jusque-là, et de celle que je souhaitais être ! Et l’attachement à mon petit garçon qui pleurait tant était difficile… J’ai énormément apprécié d’être complètement habituée au portage et à l’allaitement, je n’étais pas capable de l’allaiter ou de le porter avec plein d’amour, d’affection et d’attendrissement, j’avais le sentiment de le faire de façon un peu automatique, mais je le faisais. Et quand les choses se sont posées, apaisées, peu à peu, toute cette routine déjà bien installée, j’ai pu la remplir d’une vraie relation consciente et tendre. Ouf…

Ma grande avait cinq ans et trois mois, mon fils trois ans et demi, lorsque est née notre troisième enfant, une fille. Nous avions longuement préparé, avec notre sage-femme, la naissance de notre deuxième enfant, et finalement, nous étions “mal tombés” à l’hôpital, avec une sage-femme avec qui ça s’était si mal passé humainement (médicalement, accouchement parfait, dans mon dossier… bien qu’après un toucher très douloureux, le travail se soit complètement arrêté pendant une heure…), nous nous étions sentis vraiment trahis. Ce troisième enfant, au moment de sa conception nous avons parlé du cadre où elle naîtrait : la maison, mais dans notre secteur, pas de sage-femme pour accoucher chez soi. Nous avons donc opté pour un accouchement en plateau technique avec une sortie quelques heures après l’accouchement.

La naissance a failli être déclenchée à J+7…
Mais finalement, le travail s’est mis en route spontanément ce jour-là. Puis nous sommes rentrés.
Notre sage-femme est passée le lendemain…
Puis de nouveau à trois jours, un soir, pour faire le Guthrie.
Un moment atroce ; on faisait mal à mon bébé (piqûre + pressage de la jambe et du pied), ça a duré vingt minutes de hurlements de notre petite fille.
Bébé qui, pendant les vingt heures qui ont suivi, n’a pas voulu téter… La montée de lait s’était faite, mes seins étaient près à éclater… Ma grande ne tétait plus depuis peu, mon fils tétait encore un peu ; je lui ai demandé de m’aider en tétant un peu, mais j’avais tellement mal que j’ai été désagréable avec lui. Après ça, il a tété encore une fois seulement, et c’est comme ça que s’est terminé l’allaitement pour lui. Ma grande a  bien voulu téter un peu pour me rendre service, elle aussi, mais elle ne savait déjà plus bien téter. Etonnant réflexe, si puissant chez le tout-petit, si présent pendant plusieurs années, et qui peut disparaître si vite… Quelques semaines…

Notre petit bébé, à la fin de la journée suivante, a repris mon sein. Soulagement…
Mais la balance, jour après jour, indiquait les mêmes chiffres. Les mêmes chiffres. Encore les mêmes chiffres… Nous voyions les bonnes petites joues disparaître, les jolis cuissots potelés se vider…
Quand ma toute petite fille tétait, le lait jaillissait avec force, j’étais bien inondée de l’autre côté. Ma fille faisait des selles vertes…
Avec mon expérience et mes connaissances d’allaitement, je n’ai pas compris ce qui se passait.
Mon amie mère et doula n’a pas compris ce qui se passait.
Notre sage-femme n’a pas compris ce qui se passait.
On a pensé à un réflexe d’éjection fort, on a pensé à un manque de “lait gras”…

C’était la semaine mondiale de l’allaitement maternel, il y avait chaque jour réunion à l’hôpital avec une consultante en lactation, j’y suis allée. Pendant toute la réunion, la consultante nous a observées, ma fille et moi. Et à la fin elle m’a dit : vous n’avez pas assez de lait. Votre bébé tète, le lait jaillit, mais ça s’arrête tout de suite. Vous avez assez de lait pour un nouveau-né, mais votre bébé n’est plus un nouveau-né (elle avait dix jours), elle a besoin de plus. Il faut absolument relancer votre lactation, et il faut complémenter votre bébé, c’est urgent. (c’est une fervente défenseure de l’allaitement, que j’ai connue quand mon aînée avait cinq jours, et qui expliquait les modifications de la flore intestinale induites par l’introduction de lait artificiel : donc elle ne conseillait pas “à la légère” de donner des compléments !)
Savez-vous où louer un tire-lait ? m’a-t-elle demandé.

-Euh, oui, en pharmacie…

– Non, contactez “Grandir Nature”, je vous donne leur numéro, il vous faut un tire-lait double pompage (par précaution notre sage-femme m’avait déjà fait une ordonnance), appelez-les tout de suite vous l’aurez peut-être demain.

J’ai appelé, on m’a rappelée deux-trois minutes plus tard, il était 16h55, vu la situation on m’a d’abord demandé mon adresse, le colis est parti, ensuite seulement on m’a demandé mes coordonnées bancaires, je m’en souviens bien ! Et le lendemain à neuf heures, le tire-lait était à la maison.

Le temps de commencer à mettre en place les tétées supplémentaires au tire-lait, et l’introduction des compléments, ce n’était pas évident comme organisation, et notre petite fille n’allait pas bien ; elle semblait défaillir par instants, hypotonique subitement, c’était très impressionnant. Notre sage-femme, partant en congé, avait passé le relais à la puéricultrice de la PMI, qui après avoir vu Justine, nous a invité à nous rendre à l’hôpital.
Mon bébé et moi avons été hospitalisées trois jours, le temps de mettre en place l’utilisation du tire-lait une à deux fois par nuit, quatre à cinq fois par jour, de mettre en place les compléments par DAL( dispositif d’aide à la lactation) , selon la quantité qu’elle avait pris je pouvais la laisser téter au tuyau, ou la “gaver” en plaçant le flacon plus haut que sa bouche pour que ça coule tout seul… je devais la peser avant-après chaque chose (tétée, complément, change…)…
Nous sommes rentrées à la maison, j’ai appelé mes parents au secours pour venir s’occuper de TOUT, et moi, je mangeais, je dormais, et je tirais mon lait et en donnais à mon bébé. Je ne comprenais pas tout, il y a eu un moment où elle a semblé refuser mon sein, alors je tirais mon lait, toujours, mais tout cette fois, et mon homme lui donnait “à téter” au petit doigt… Comme j’ai pleuré cet allaitement ! Et si je devais ne pas pouvoir allaiter mon bébé, acheter du lait, lui donner des biberons, chercher un lait qu’elle digère (elle montrait déjà pas mal de symptômes d’intolérance au lait de vache, comme son frère)… Comme j’ai douté, est-ce que j’ai raison de m’échiner à vouloir relancer cette lactation ? Ai-je raison de consacrer tant d’énergie à cela, au prix de négliger mes aînés ?

J’étais très, très bien entourée. Des épaules pour pleurer, des bras pour me serrer fort et tendrement, des mamans pour que ma fille ne reste jamais la dernière à l’école, mais aille au parc pour jouer avec les copains… Jamais personne ne m’a dit “mais ce n’est pas grave de donner le biberon” ou quoi que ce soit du genre. Et quand, voyant que ma lactation avait du mal à reprendre, que je tirais si peu de lait, que je n’allais plus avoir assez pour donner les compléments nécessaires à mon bébé, mon amie me renvoyait plein de courage, d’enthousiasme, de soutien. Elle savait me redonner énergie et motivation.

J’ai eu de grosses montées de lait, trois fois je crois, de nouveau les seins bien pleins, le lait qui coule à flot, mais trois fois cela s’est de nouveau “tari” en quelques heures (retour à des seins “vides” et une production de très petite quantité de lait). Et la prise de poids de notre petite fille était plutôt faible et lente, les compléments étaient indispensables, chaque jour.

Notre fille était née le 7 octobre. J’ai dû tirer mon lait trois à six fois par vingt quatre heures du 20 octobre environ, au 31 décembre.
Et le miracle s’est produit au changement d’année… Des seins bien pleins, mon bébé qui tète, puis de nouveau des seins bien pleins. J’ai encore tiré quelques jours, puis de moins en moins, et les tétées sont devenues suffisantes pour notre fille, elle n’avait plus besoin de complément.

Depuis, je n’ai plus tiré mon lait que deux ou trois fois, lors d’engorgements légèrement douloureux, afin de bien drainer la zone douloureuse.

Je n’avais plus besoin de mon tire-lait, j’espère qu’il n’a manqué à personne : je ne me suis pas sentie capable de le rendre plus tôt…

Maintenant je n’ai vraiment plus peur 🙂
Notre petite fille tète encore jour et nuit, elle a 20 mois et demi.

Elle n’a reçu du lait que deux fois au biberon : elle s’étouffait, s’étranglait, alors qu’au petit tuyau (en DAL), à la cuillère ou au gobelet cela se passait beaucoup mieux.

Voilà.
Pour moi, l’allaitement ce n’est pas du tout juste un mode d’alimentation du nouveau-né. C’est une relation et un mode de vie, aussi.
Grâce à ces moments si difficiles, je savoure chaque tétée, je me réjouis chaque jour d’allaiter ma fille. Je savais ce que j’avais à perdre lorsque j’ai cru devoir renoncer à l’allaitement, je suis très heureuse d’avoir persévéré !

Merci pour ce que vous faites pour l’allaitement, pour les femmes qui allaitent, pour les bébés qui tètent !

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Relactation : suite de l’histoire! https://www.leblogallaitement.com/relactation-suite-de-lhistoire/ https://www.leblogallaitement.com/relactation-suite-de-lhistoire/#respond Thu, 05 Feb 2015 15:47:56 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1079 Voici deux mois et demi maintenant que j’accompagne Fanny(°) et Simon(°), dont je vous ai parlé dans l’article sur les inconvénients de la prise de pilule pendant l’allaitement . La lactation de cette maman avait énormément diminué suite à cette prise médicamenteuse et la production de lait recommençait tout doucement à se rétablir, il y a … Continuer la lecture de Relactation : suite de l’histoire!

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Voici deux mois et demi maintenant que j’accompagne Fanny(°) et Simon(°), dont je vous ai parlé dans l’article sur les inconvénients de la prise de pilule pendant l’allaitement . La lactation de cette maman avait énormément diminué suite à cette prise médicamenteuse et la production de lait recommençait tout doucement à se rétablir, il y a un mois. Mais la situation était bien précaire… Voyons ensemble comment elle a évolué.

Le DAL, ça ne fonctionne pas toujours…

Nous avions laissé Fanny prête à débuter la mise au sein avec le DAL (Dispositif d’aide à la lactation ). Malgré plusieurs essais à des moments différents et pendant des périodes d’éveil calme, Simon le refusait à chaque fois. Il arrêtait de téter à chaque fois que Fanny essayait de lui introduire la sonde dans la bouche. Le voir s’énerver lors de la tétée l’éprouvait beaucoup, elle souhaitait, comme toutes les mères, que les tétées soient calmes et détendues.

Une valeur sûre : le sein

Un beau jour, Fanny décide donc d’arrêter le DAL et d’essayer de mettre plus souvent son bébé au sein. Cela semble porter ses fruits: quelquefois les tétées sont bien franches, elle l’entend déglutir pendant dix bonnes minutes. D’autres fois, ce sont seulement des petites tétées câlins.

Parallèlement à ces tétées, Fanny exprime son lait une fois dans la journée. Les quantités augmentent bien mais Simon reste complété avec du lait de préparation pour nourrissons (PPN) plusieurs fois dans la journée. On peut dire que cela ne se passe pas si mal finalement. Vu d’où ils viennent, mieux vaut cet allaitement mixte que rien du tout!

La reprise du travail complique souvent les choses

Un bon rythme s’installe mais ce répit est de courte durée, car la reprise du travail approche. Simon commence la période d’adaptation à la crèche.

Nous décidons ensemble qu’il va prendre les PPN en crèche pour qu’à son retour, il puisse bien téter.

Durant ces absences, Fanny tire son lait une à deux fois et les quantités augmentent régulièrement.

Et voici le jour J. Fanny bouleversée, se réveille ce matin-là pour reprendre le travail à contre-coeur. Mais, alors qu’elle ne s’y attendait pas du tout, Simon rajoute une tétée au petit matin, une tétée sans compléments… qui se prolonge pour leur plus grand plaisir à tous les deux.

Extraordinaires bébés, qui comprennent tout, absolument tout! Ces tétées du matin rajoutées au programme vont permettre à l’allaitement de se fortifier.

Mais on trouve toujours des solutions

Après quelques jours, Fanny, qui a repris le travail à temps partiel, trouve un petit rythme. Simon est allaité à la demande lors de ces jours de repos et en mixte lors des jours de travail.

La production reste insuffisante pour le satisfaire complètement mais Fanny est déjà très fière de son parcours.

Elle réfléchit toujours à un éventuel congé parental. Simon lui manque beaucoup lors de ses jours de travail et elle se laisse la possibilité de penser qu’avec le temps, elle pourra le satisfaire complètement. Tous nos vœux, Fanny, et bravo petit Simon, pour ta pugnacité!

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée.

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Un DAL fait maison https://www.leblogallaitement.com/un-dal-fait-maison/ https://www.leblogallaitement.com/un-dal-fait-maison/#comments Tue, 09 Sep 2014 12:57:36 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=915 Cette semaine, le billet va être un peu plus technique, mais cela en vaut vraiment le coup (et le coût !). Si vous n'êtes pas directement concernée, cette information pourra peut-être aider une autre maman dans la difficulté.     A quoi sert le DAL ?   Le DAL ou dispositif d'aide à la lactation est … Continuer la lecture de Un DAL fait maison

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Cette semaine, le billet va être un peu plus technique, mais cela en vaut vraiment le coup (et le coût !). Si vous n'êtes pas directement concernée, cette information pourra peut-être aider une autre maman dans la difficulté.

 

 

A quoi sert le DAL ?

 

Le DAL ou dispositif d'aide à la lactation est indiqué dans certains cas où les bébés ont besoin de plus d'apports .

C'est le cas par exemple des enfants prématurés ou quand le bébé prend insuffisamment du poids.

Le DAL peut également être utilisé dans certains cas de relactation ou lors d'une adoption.

Le DAL permet au bébé de préserver sa succion intacte, en écartant radicalement le risque de préférence sein-tétine, qui perturbe quantité d’allaitements.

 

Comment est fait un DAL du commerce?

 

Le DAL est un récipient muni d'une sonde d'alimentation. 

Il comprend un récipient, un tour de cou, 3 valves avec des tuyaux fixés de tailles différentes (petit, moyen, grand) qui permettront d'avoir un débit plus ou moins important et une bague de maintien.

 

 

Comment le fabriquer soi-même?

 

kit DAL fabriqué

On utilise un biberon comme récipient, une tétine dont on a élargi le trou comme moyen de maintien et une sonde d'alimentation de petit diamètre.

L'embout fin est glissé dans la tétine, une des extrémités placée près du mamelon. L’idéal est de le fixer sur le sein avec un sparadrap qui s’enlève facilement.

De l'autre côté, l'extrémité est introduite dans le récipient (le capuchon de l'embout peut-être coupé) et la bague soutenant la tétine est visée sur le biberon.

Si vous n’avez pas de biberon, vous pouvez utiliser n’importe quel récipient bien nettoyé (qu'on puisse le fermer est un plus) et attacher la sonde sur ce récipient avec du sparadrap.

 

DAL fabriqué

 

Comment l'utiliser?

 

Comme pour toutes les tétées, la maman s'installe confortablement. Le récipient sera posé à côté d'elle, pas plus haut que le sein.

Suivant l'indication du professionnel de santé qui accompagne, l'embout est soit directement placé avant la prise en bouche, soit en cours voire en fin de tétée.

Utilisé en début de tétée, il sera installé de telle manière que le bout de la sonde ne dépasse pas le bout du mamelon, on pourra la maintenir avec un sparadrap collé sur le sein (comme sur la photo).

En milieu ou fin de tétée, l'embout sera juste glissé à la commissure des lèvres, de façon à ce que bébé l'ait bien en bouche mais pas trop non plus.

Grâce à ce dispositif, votre enfant aura son apport complet. Quand il tétera, il aura le lait de votre sein mais aussi par aspiration celui du biberon. Cela aidera également le sein à produire plus.

Il est préférable d'utiliser le DAL à chaque tétée jusqu’à obtention des résultats escomptés (bonne prise de poids par exemple) .

 

Un plan B, l’alimentation au doigt

 

Quand le bébé ne peut pas être mis au sein, soit parce qu'il le refuse, soit parce que la mère doit prendre un traitement médical incompatible avec l'allaitement, on peut adapter ce dispositif sur le doigt (l’index est conseillé en général) car la succion du doigt est proche de celle du sein.

Cependant, il faudra veiller à avoir les mains propres, les ongles courts. On caressera les lèvres pour faire ouvrir la bouche et introduire doucement le doigt pulpe vers le haut, suffisamment loin pour déclencher le réflexe de succion mais pas trop.

Bien sûr, une autre personne que la maman peut donner le DAL au doigt, si cette personne connaît bien le bébé et est acceptée par lui. L’oralité du bébé doit absolument être préservée !

 

L'utilisation d'un DAL que ce soit au sein ou au doigt demande un peu de dextérité c'est pourquoi il faut adhérer au principe et ne pas se forcer à l'utiliser.

Son utilisation est à discuter au cas par cas avec un professionnel de l'allaitement qui pourra évaluer la nécessité ou non de le mettre en place.

 

 

Un entretien facile

 

Le biberon et la tétine seront lavés normalement avec de l'eau savonneuse. Le tuyau doit être rincé d’abord à l’eau froide pour éviter que les graisses du lait ne s’y incrustent, puis à l'eau chaude et savonneuse, et enfin rincé à l’eau claire. On peut utiliser pour ce faire une seringue de vingt millilitres qui s'adapte parfaitement à l'embout.

Il est conseillé de changer régulièrement de tubulure.

 

 

Les jours prochains, je vous relaterai l’expérience d'une maman avec un DAL fabriqué maison.

 

 

Un merci particulier à notre couple maman-bébé pour la série de photos.

 

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