consultante en lactation | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 12 Apr 2022 08:06:58 +0000 fr-FR hourly 1 les difficultes d’allaitement d’un bebe différent https://www.leblogallaitement.com/les-difficultes-dallaitement-dun-bebe-different/ https://www.leblogallaitement.com/les-difficultes-dallaitement-dun-bebe-different/#respond Tue, 12 Apr 2022 08:06:57 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2269 Le bébé de Marion est né avec une laryngomalacie. Voici son histoire. Je pourrais vous parler de mon premier allaitement, intuitif, loin d’être parfait mais dont je suis fière, cet allaitement qui a pris fin le jour symbolique du 1an de mon petit Lou. Mais je vais plutôt vous raconter ma nouvelle aventure, celle que … Continuer la lecture de les difficultes d’allaitement d’un bebe différent

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Le bébé de Marion est né avec une laryngomalacie. Voici son histoire.

Je pourrais vous parler de mon premier allaitement, intuitif, loin d’être parfait mais dont je suis fière, cet allaitement qui a pris fin le jour symbolique du 1an de mon petit Lou.

Mais je vais plutôt vous raconter ma nouvelle aventure, celle que je partage chaque jour avec Jude depuis plus de 4 mois maintenant.

Il faut savoir qu’on pense que l’allaitement est inné, intuitif mais c’est surtout un sacré défi !

Je suis une femme confiante, battante et plutôt sûre de moi, surtout après l’allaitement de Lou.

Avant l’arrivée de numéro 2, j’ai voulu encore plus m’informer pour être incollable et mener mon second allaitement le plus loin possible. J’ai consulté avant sa naissance, une consultante en lactation IBCLC pour être prête à ma reprise du travail, avoir des conseils sur le tire-lait qui me conviendrait etc.

Mais à la naissance de Jude, je me rends très vite compte que son allaitement ne se déroule pas comme celui de mon aîné. Il se fatigue très vite, il a du mal à activer l’éjection du lait et s’endort sur le premier sein sans se réveiller quand je le stimule et lui propose le second. Il pleure beaucoup après chaque tétée. Pourtant, on vient de faire le rendez-vous pédiatre du premier mois et « tout va bien ». On nous a parlé d’un larynx mou mais il va bien et puis « ça passera tout seul ».

Très vite, depuis nos vacances en Corse, le papa et mois décidons d’appeler notre consultante IBCLC et lui racontons un peu le comportement de Jude. Cette dernière nous parle immédiatement d’un comportement typique d’un bébé avec une laryngomalacie. Bingo, dans le mille ! Les mots de « larynx mou » nous reviennent en boomerang.

Jude est né avec une laryngomalacie. En gros, les tissus des voies aériennes, situés au-dessus des cordes vocales sont trop souples et les muqueuses peuvent obstruer les voies respiratoires et ce cartilage immature peut amener à des difficultés respiratoires bien sûr mais aussi des difficultés pour s’alimenter.

Avec la consultante, nous avons mis en place des petites astuces pour booster ma lactation. Comme pour un bébé prématuré, il doit avoir tout le lait nécessaire dès qu’il attaque la tétée.

S’ il ne se nourrit pas assez, nous devons l’aider et nous devons le surveiller pour qu’il ne perde pas de poids et surtout, pour qu’il en prenne suffisamment.

Dans l’idée de mon allaitement parfait, j’avais omis que des difficultés qui ne nous étaient pas propres pourraient venir entraver ce parcours qui pour moi était si évident, si facile !

Dès notre retour de vacances, j’appelle un prestataire de services pour louer mon tire-lait qui allait devenir mon meilleur ami pour les mois à venir. A partir de ce jour, je me lance dans un sacré défi : nourrir suffisamment mon bébé et tirer du lait supplémentaire pour essayer de lui proposer des biberons en plus du sein. Jude les refusera dans un premier temps, alors je remplis le congélateur en prévision de mon retour à une activité professionnelle et à l’entrée de mon tout petit en crèche pour ses 3 mois.

Arrive la séparation, et là, c’est un nouveau marathon qui s’impose à moi : allaitement à la demande (évidemment !) à la maison et tirer mon lait dès qu’il n’est pas là, que je sois en déplacement ou en télétravail. Je suis freelance dans la publicité alors je suis plutôt flexible dans mon planning mais du coup, mes différents employeurs ne sont pas nécessairement informés de ma nécessité de tirer mon lait.

Et enfin, dernier challenge, et pas des moindres : la crèche. Si vous avez déjà décidé d’allaiter votre bébé et l’avez placé en crèche, alors vous savez sans doute de quoi je parle.

Il nous a fallu trouver notre rythme avec les biberons : donner assez de lait pour la journée, sans trop en donner sinon, direction l’évier (et là, chaque maman a déjà eu envie de pleurer toutes les larmes de son corps !), préparer en avance les biberons avec les « bonnes » quantités (car le personnel ne « manipule pas le lait maternel ») quand on ne sait pas vraiment ce que prend notre bébé puisqu’il est au sein.

Et c’est parti pour les pains de glace, les sacs de congélation, les petites étiquettes, les « On a dû jeter 4 biberons », « Il n’a pris que 50ml aujourd’hui », le médecin de la crèche qui insiste pour essayer du lait artificiel « au cas où », les chiffres sur la balance qui se répètent et ne bougent pas au fil des semaines alors qu’on fait tout pour.

Et puis, on ne lâche rien, ni le papa, ni moi. Mon homme me soutient, chaque jour. C’est mon pilier, mon « pap’assistant » comme on aime à l’appeler.

Et puis le temps passe, les puéricultrices sont un peu plus souples à la crèche, ils apprennent à se connaître et Jude prend un petit peu plus chaque jour.

Moi je cours, entre les studios, la maison, la crèche. Mon tire-lait souvent à la main, je cuisine, je me maquille pendant que je suis « branchée ».

Mais finalement, on trouve notre rythme et surtout on s’adapte !

Et hop ! un deuxième confinement, on décide de garder les enfants à la maison, alors mon corps et mes seins sont à nouveau sollicités dans un nouveau rythme. C’est le retour de Jude à la maison à temps complet. Ceci dit, parfois je peux télé-travailler un peu et papa est là ; il propose des biberons de mon lait, il m’amène mon tire-lait, une infusion, veille à ce que j’ai toujours une bouteille d’eau à portée de main.

Certains jours, je sens que ma production faiblit ; ça arrive mais on sait quoi mettre en place, on sait y remédier et nous avons confiance. On materne, on materne, on se noie d’amour et on se dit que cette période étrange nous apporte quelque chose de précieux : du temps tous les quatre.

Finalement j’ai appris encore un peu plus à écouter mon instinct, à écouter mon corps et l’accompagner dans chaque étape de ma vie, de nos vies, pour moi, pour mes enfants.

L’allaitement, c’est décidément bien plus qu’une simple histoire nourricière.

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L’allaitement m’a donné confiance en moi https://www.leblogallaitement.com/lallaitement-ma-donne-confiance-en-moi/ https://www.leblogallaitement.com/lallaitement-ma-donne-confiance-en-moi/#respond Thu, 18 Mar 2021 17:33:28 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2152 Juliette est la maman de Tim 6 ans et 4 ans qu’elle a tous deux allaités avec bonheur et même co-allaités à un moment donné. Elle s’est approprié des notions de maternage proximal : co-dodo, écoute des pleurs de ses enfants pour les accueillir lorsque c’est possible. Son postulat est : “Avant, j’avais des principes, maintenant je … Continuer la lecture de L’allaitement m’a donné confiance en moi

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Juliette est la maman de Tim 6 ans et 4 ans qu’elle a tous deux allaités avec bonheur et même co-allaités à un moment donné. Elle s’est approprié des notions de maternage proximal : co-dodo, écoute des pleurs de ses enfants pour les accueillir lorsque c’est possible. Son postulat est : “Avant, j’avais des principes, maintenant je suis maman !”

Elle nous relate son premier allaitement.

En décembre 2014, j’ai accouché de mon premier enfant, Tim. Jusque-là, j’avais toujours imaginé que je donnerai le biberon comme on me l’avait toujours conseillé, pour une question de liberté de la femme !

Devenir maman m’a permis de me relier à mon corps, à mes aspirations profondes.

Quel genre de maman voulais-je devenir, moi ?

C’est en me posant cette question que l’allaitement s’est naturellement présenté à moi. J’ai offert le sein à mon nouveau-né et il l’a pris jusqu’à ses 2 ans et demi.

Dans notre couple, cela n’a pas posé de problème : mon compagnon était heureux de cette relation qui s’est instaurée entre mon fils et moi. En revanche, j’ai constaté que mon allaitement faisait parler beaucoup mon entourage : j’ai entendu les craintes de ma mère, que j’étais esclave de mon enfant, que je n’avais pas de liberté, que je montrais mes seins à tout le monde, que je prenais la place du père…

Je ne pouvais pas sortir sans que quiconque me fasse une remarque sur l’allaitement !

Qu’importe ! j’ai réussi à m’écouter, et tout s’est installé progressivement. Aucune honte à donner mon sein en public, à tirer mon lait, à demander au papa de donner un biberon de mon lait stocké quand j’étais épuisée ou que je sentais qu’il voulait participer…

J’ai pu ainsi établir une relation très proche et instinctive avec mon enfant. C’était magique !

J’ai découvert mon corps : la montée de lait, sentir le lait passer à travers mon téton, entendre le bruit de la succion et voir mon enfant me regarder droit dans les yeux, sentir tout cet amour passer entre nous. Une relation très animale. J’ai aimé me connecter à cet instinct féminin primal. Connaître mon corps, me reconnecter à mon cycle féminin : avoir plus ou moins de lait selon l’avancée de cycle menstruel, mieux connaître mes seins, prendre soin de ma peau… découvrir le fonctionnement de mon enfant, comprendre ses pleurs, les différencier, y apporter une réponse adaptée… m’a donné confiance en moi !

Évidemment, j’ai rencontré des doutes : dès la maternité, alors que mon enfant tétait presque tout le temps et pleurait beaucoup. Je me demandais que faire. C’est alors que les sages-femmes de garde de la maternité, mal formées à ce sujet, m’ont immédiatement proposé un biberon et une tétine. J’ai accepté par non connaissance.

Heureusement, la sage-femme qui m’a suivie pendant ma grossesse et jusqu’à mon accouchement m’a rendu visite le lendemain et m’a tout expliqué. Dès lors, j’ai pu être à l’écoute de mon enfant, patienter et attendre la fameuse montée de lait ! Quelle expérience !

Par la suite, de nombreux doutes m’ont encore assailli : mon enfant régurgitait beaucoup.

Heureusement une personne de mon entourage m’a conseillé une merveilleuse consultante en lactation IBCLC. Je n’avais jamais entendu parler de cette profession. J’ai décidé de l’appeler et elle m’a proposé une téléconsultation par Skype pour répondre à mon urgence. A cette époque, j’avais acheté des bouts de sein en silicone car j’avais mal. J’ai allaité mon bébé devant elle par écran interposé et elle a su immédiatement me conseiller. Elle m’a guidée pour changer de position et enlever cet outil qui faisait barrière entre mon sein et la bouche de mon enfant. J’ai eu confiance et c’était reparti ! Ça a continué pendant 2 ans et demi… ! Avec joie et amour !

Lorsque mon fils a grandi, je n’avais aucune envie d’arrêter cet allaitement si heureux. Je recevais encore et toujours des commentaires : « Ton fils est trop grand. Il ne va jamais te lâcher. Tu vas en faire un homosexuel (!). Tu n’es pas libre… ». A la PMI, on m’a même conseillé de voir une psy ! Malgré ces remarques, j’ai continué. Je me souviens avoir cependant rencontré une puéricultrice qui m’a dit une phrase très juste : « Si ça vous fait plaisir à tous les deux, alors écoutez-vous ! ». J’ai suivi son conseil à la lettre.

J’ai identifié quelles tétées étaient nécessaires et celles qui ne me faisaient pas plaisir voire me faisaient mal. J’ai été à l’écoute de mes sensations physiques : j’ai appris à dire stop, à réguler les demandes trop fréquentes. J’ai pu parler à mon fils et ainsi diminuer au fur et à mesure, conservant ainsi la tétée des retrouvailles le soir, pour s’endormir et celle du réveil… Puis, avec la diversification alimentaire, tout s’est mis en place progressivement.

Et 22 mois plus tard, sa petite sœur, Apoline est née. Mon fils a continué à téter pendant ma grossesse et quelques temps plus tard aussi malgré les commentaires réprobateurs de mon entourage effrayé. Mes enfants ont ainsi été co-allaités et ma fille n’a manqué de rien. Depuis, ils sont très proches. J’ai pu ainsi, arrêter tranquillement l’allaitement de mon fils pour laisser la place à ma fille uniquement. Aujourd’hui, j’ai sevré mes deux enfants. Tout s’est bien déroulé, avec amour et bienveillance.

Je suis fière de moi, de cette aventure et heureuse de m’être écoutée ! ça m’a donné beaucoup de force ! Mes amies viennent même vers moi pour me demander conseil lorsqu’elles décident d’allaiter à leur tour…

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Comment j’ai vaincu une baisse de lactation https://www.leblogallaitement.com/comment-jai-vaincu-une-baisse-de-lactation/ https://www.leblogallaitement.com/comment-jai-vaincu-une-baisse-de-lactation/#comments Wed, 20 May 2020 14:56:02 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2054 Agathe, la maman de Gabriel nous livre son témoignage. Cela faisait 3 mois que j’allaitais mon bébé. Tout se passait à merveille ! Un à deux réveils la nuit seulement, un plaisir partagé, même avec le papa. Et voilà que durant son 4ème mois, mon petit garçon commence à se tortiller à chaque fois que … Continuer la lecture de Comment j’ai vaincu une baisse de lactation

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Agathe, la maman de Gabriel nous livre son témoignage.

Cela faisait 3 mois que j’allaitais mon bébé. Tout se passait à merveille ! Un à deux réveils la nuit seulement, un plaisir partagé, même avec le papa.

Et voilà que durant son 4ème mois, mon petit garçon commence à se tortiller à chaque fois que je le mets au sein, il râle, il veut sans cesse les bras. Je sentais bien qu’il y avait un problème. Ni une, ni deux, je prends un rendez-vous avec ma consultante en lactation.

Peut-être qu’il a faim votre bout de chou ?”. Ma lactation s’était tarie à tel point que Gabriel n’était pas du tout rassasié aux tétées. Ce qui avait provoqué cette baisse de production était clairement une grosse fatigue due à un stress, mais aussi le fait que je ne le mettais pas assez au sein. En effet, dès sa naissance, j’avais de véritables fontaines accrochées à ma poitrine ! A chaque pesée à la maternité, il avait pris tellement de poids que les sages femmes étaient étonnées qu’il ne soit nourri qu’au sein. ” Eh ben ! La cantine est bonne!”, m’étais-je entendu dire.

Du coup, il tétait beaucoup en quantité mais peu souvent. Or moins l’enfant est mis au sein et moins les réserves abondent…Nous l’avons pesé et sa courbe de poids était dans la zone rouge. Je me suis sentie tellement mal. Mauvaise mère qui n’avait même pas remarqué que le problème était qu’il avait faim. Désespoir total.

– Mon challenge : faire remonter sa courbe de poids en 1 semaine et reprendre confiance.


– Comment ? : Au sein toute la journée pour stimuler la lactation. Si rien ne sort, la simple succion est déjà formidable pour le processus de redémarrage ! S’il dort, utiliser le tire-lait dans le même but.


– S’il a faim, qu’il n’est pas satisfait ? : lui donner un complément de lait. Par chance, j’avais du stock au congélateur et durant cette période de “remise en forme”, j’ai toujours pu lui donner de mon lait.

Dit comme ça, ça paraît simple. Pas de quoi s’affoler ou désespérer. Mais en fait, j’ai vécu un moment terrible, bourré de doutes, de craintes, et de désespoir. Je ne voulais surtout pas arrêter de le nourrir au sein. C’était tellement important pour moi. J’en étais à un moment où je m’étais fixé 6 mois minimum d’allaitement et voulais aller au moins jusqu’à cette limite. Or mon bébé était au bord de la grève du sein, qui peut conduire au rejet total.

Ma consultante en lactation m’a énormément aidée, mais sans le soutien de mon compagnon, qui avait compris mon projet d’allaitement et qui m’encourageait, me consolait, me rassurait, je ne pense pas que j’aurais réussi. Son rôle a été crucial. C’était devenu une affaire de famille.

La semaine suivante, comme prévu, le cœur battant, je suis retournée le faire peser… il avait dépassé largement le minimum attendu ! Si j’avais écouté le médecin qui me disait que je n’avais tout simplement plus de lait, que ça arrivait, que ce n’était pas un drame, qu’il fallait penser à la santé de l’enfant avant tout et que je n’avais pas eu cette petite flamme de volonté, je serais directement passée au lait artificiel, la mort dans l’âme. D’ailleurs, le mois suivant, en voyant une courbe de poids plus que satisfaisante, il a fait les yeux ronds quand je lui ai dit que mon bébé était toujours nourri exclusivement au sein. Hi hi… petite victoire personnelle…

J’ai souvent entendu : “Oh, moi j’ai dû arrêter très vite car je n’avais pas assez de lait“.

Après cette épreuve, je peux dire à ces mamans qu’elles n’ont juste pas trouvé la bonne personne pour les guider et les soutenir dans ce moment. Car oui, la lactation ne se tarie totalement que 40 jours après la dernière tétée ou dernier tirage de lait. Certes il faut non seulement être au courant mais aussi avoir une sacré volonté et du temps à consacrer à ça. Je comprends les mamans qui pour n’importe quelle raison, et qui sera toujours valable, arrêtent l’allaitement devant ce genre de situation. Tout le monde n’en n’a pas l’envie, le courage, le temps ou les moyens. Par contre, si mon témoignage ne servait à donner un peu d’espoir et de courage qu’à une seule maman qui vivrait la même chose avec son bébé, avec les mêmes envies et possibilités d’y arriver, j’en serais ravie !

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Pourquoi j’ai fait appel à une consultante en lactation ? https://www.leblogallaitement.com/pourquoi-jai-fait-appel-a-une-consultante-en-lactation/ https://www.leblogallaitement.com/pourquoi-jai-fait-appel-a-une-consultante-en-lactation/#comments Tue, 05 Mar 2019 15:00:46 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1923 La première nuit suivant le retour de la maternité a été … cauchemardesque. Notre fille a littéralement passé sa nuit au sein. Dès que je tentais de la poser dans son berceau elle hurlait et mon cœur se serrait. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, mes seins étaient douloureux, gonflés, tendus, et mon … Continuer la lecture de Pourquoi j’ai fait appel à une consultante en lactation ?

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La première nuit suivant le retour de la maternité a été … cauchemardesque.

Notre fille a littéralement passé sa nuit au sein. Dès que je tentais de la poser dans son berceau elle hurlait et mon cœur se serrait. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, mes seins étaient douloureux, gonflés, tendus, et mon moral au plus bas. C’était évident : je ne savais pas être mère, je n’allais pas y arriver. En fait, j’étais en plein baby blues, mon bébé pleurait, mes seins coulaient, et mon mari était aussi démuni que moi.

Dans ma famille, l’allaitement avait cessé d’être transmis de mère en fille depuis plusieurs générations. J’avais donc besoin de l’aide précieuse de quelqu’un qui s’y connaissait en bébés allaités, pour remettre d’aplomb cette vie qui devenait un peu trop chaotique à mon goût.

J’ai appelé Carole, consultante en lactation : j’ai entendu sa voix posée, sereine, confiante et j’ai su que j’étais entre de bonnes mains. J’ai béni son premier conseil – aussi incongru qu’efficace – celui de mettre sur mes seins une feuille de chou bien fraîche. Je me suis sentie mieux, instantanément, dans mon corps et dans ma tête.

J’ai reçu lors de ce premier rendez-vous des informations sur les positions d’allaitement, le soulagement de la douleur, la technique pour extraire du lait, les premiers signaux d’éveil et de faim d’un nouveau-né, l’alimentation de la mère pendant l’allaitement, la digestion du bébé, et plein d’autres choses encore. Je buvais comme du petit lait les paroles de cette femme providentielle.

Puis, régulièrement pendant les premiers mois de mon bébé, je l’ai recontactée pour apaiser mes inquiétudes : si j’allaitais à la demande, mon bébé n’allait-il pas devenir obèse ? S’il s’endormait au sein, n’allait-il pas devenir dépendant ? Si on se lançait dans du cododo, ma fille allait-elle un jour rejoindre sa chambre ? Si je portais mon bébé en écharpe, n’allait-il pas trop s’habituer aux bras ? Et si mon bébé ne « faisait pas ses nuits » à 6 mois, était-ce normal ? J’ai aussi cherché auprès de ma consultante en lactation des informations sur la diversification, le sevrage, le soutien entre mères, le sommeil, les pleurs. Elle était devenue ma référence sur toutes les questions de maternage.

Ce qui m’a le plus touchée, c’est la façon dont mes états d’âme étaient accueillis. Je me suis sentie fragilisée en devenant mère, et ma consultante en lactation a su materner ce petit bébé perdu que j’étais devenue. Sa présence enveloppante me rassurait, et son accompagnement bienveillant m’a soutenue pendant de longs mois.

Lorsque j’ai accouché de notre deuxième fille, je ne découvrais plus l’allaitement, mais paradoxalement j’avais tout à réapprendre. A nouveau j’étais devenue ce nouveau-né dépendant, fragile, et je me sentais incompétente. Ma consultante attitrée nous a accompagnées avec beaucoup de douceur, et les difficultés de ma fille à téter se sont dissipées en quelques heures.

Et en bonus, j’ai trouvé une oreille attentive et empathique pour déposer mes inquiétudes liées au bouleversement de cette nouvelle naissance, et à la difficulté de recréer une place pour chacun. C’est finalement tout ce dont j’avais besoin.

En bref… J’ai fait appel à une consultante en lactation pour des réglages techniques et des informations sur l’allaitement. J’ai aussi et surtout bénéficié d’un accompagnement à la naissance : la MIENNE , en tant que mère, à deux reprises. Je remercie la Vie pour cette rencontre si marquante.

Claire, maman de Pia et de Lou.

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