culpabilté | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Wed, 29 Aug 2018 12:41:01 +0000 fr-FR hourly 1 La fin d’un allaitement long https://www.leblogallaitement.com/la-fin-dun-allaitement-long/ https://www.leblogallaitement.com/la-fin-dun-allaitement-long/#comments Wed, 29 Aug 2018 12:41:01 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1813 Mon allaitement a duré très exactement 3 ans. C’est moi qui ai décidé de l’arrêter et j’ai accompagné mon petit vers le sevrage. Mais cela ne m’empêche pas d’être triste, de ressentir un manque et de la nostalgie pour cette période si particulière et en même temps si naturelle. Y-a-t-il un moment idéal pour arrêter ? … Continuer la lecture de La fin d’un allaitement long

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Mon allaitement a duré très exactement 3 ans. C’est moi qui ai décidé de l’arrêter et j’ai accompagné mon petit vers le sevrage. Mais cela ne m’empêche pas d’être triste, de ressentir un manque et de la nostalgie pour cette période si particulière et en même temps si naturelle.

Y-a-t-il un moment idéal pour arrêter ? Ai-je le droit d’être aussi triste que ces mamans qui ont subi le sevrage, soit parce que leur bébé l’a décidé, soit en raisons de difficultés ou de problèmes de santé ?

On ne peut pas s’empêcher de ressentir ce que l’on ressent, n’est-ce pas ? Je savais que quel que soit le moment, ce « passage » serait difficile, tôt ou tard. 3 ans m’a paru le bon moment. Ça fait déjà quelques mois que j’y pense. J’en ai parlé à mon petit, en lui disant que ce serait bientôt fini. Il l’entendait, mais n’était pas d’accord, bien sûr. Il tétait moins quand même, ne déglutissait que très peu, c’était devenu plus un rituel, un moment complice, que nutritif. Je pense que sur la fin il tétait volontairement d’une façon à ne pas provoquer la montée de lait. Quelqu’un a du lui dire, moi peut-être, que quand il aurait 3 ans ce serait fini, plus de tétées. Il l’a retenu, à chaque fois que, la date approchant, on lui parlait de son anniversaire, qu’il aurait bientôt 3 ans, il répondait « la tétée, c’est fini ».

J’avais bien déjà essayé d’arrêter, un soir, peut-être un peu lasse, voulant accélérer le temps du coucher, je lui ai dit, que le lait était devenu vieux, du « vieux lait ». Ce fut un échec, il m’a réclamé les jours suivant les tétées « violet » ! Et je ne voulais pas finir sur une image négative de l’allaitement, qu’il retienne que le lait n’était pas bon. Son inconscient aurait pu garder cette image et ternir ce souvenir, voire lui envoyer l’image que l’allaitement c’était mauvais et qu’il dissuade la future mère des ses enfants d’allaiter ! Bon, là, oui, j’ai un peu dramatisé, n’est-ce pas ? Je m’en suis quand même voulu d’avoir eu cette idée saugrenue.

Vint le fameux jour des ses 3ans. Je n’avais rien anticipé, emportée par le tourbillon de mille choses à penser sans cesse. Le matin, on a fait une tétée, comme d’habitude. C’est le soir que je me suis dit qu’il ne fallait pas manquer cette occasion, qu’il s’y était préparé. Au moment de la tétée, je lui ai proposé une histoire et j’ai ensuite enchaîné sur le rituel du coucher. Il n’a pas réclamé la tétée. Mais il s’est relevé plus tard, et a demandé à téter. Je lui ai dit qu’on ne pouvait plus, que c’était fini. Il n’a pas pleuré, il a plutôt sangloté mais c’était comme si il s’attendait à cette réponse. Il s’est malgré tout réveillé dans la nuit, a encore réclamé, sangloté,ce fut plus dur de refuser mais je me suis dit que si je cédais, il faudrait tout recommencer et que ce serait à chaque fois plus dur pour lui.

Le matin, mon mari me dit que d’arrêter d’un coup, c’était un peu dur quand même, non ? Et c’est ce que je me disais aussi : «  Quelle magnifique cadeau d’anniversaire je viens de lui faire, mais quelle horreur ! Il va associer anniversaire et perte affective. Quelle mauvaise mère je suis, je viens de gâcher le souvenir de 3 belles années d’allaitement… ».

Ici je remercie une des mes collègues qui m’a dit, que vu de l’extérieur, j’avais fait un sevrage idéal :Je m’étais préparé, je l’avais préparé, j’ai remplacé la tétée par un autre moment complice (lire une histoire, que j’avais fait exprès de ne pas encore inclure dans le rituel du soir, pour remplacer la tétée).

J’ai trouvé auprès de mes collègues une écoute qui m’a permis de parler de ma culpabilité et de mon sentiment de perte, peut-être plus facilement qu’avec mon mari, qui m’a toujours soutenu et accompagné , mais malgré sa bonne volonté, ne peut pas se mettre à ma place.

Quelques jours ont passé, j’ai tenu bon, il réclamait chaque matin et chaque soir, mais on sentait qu’il tentait sa chance, tout en sachant que ce n’était plus possible.

Je n’ai pas eu d’engorgements, ni aucun phénomène de ce genre, preuve qu’il avait déjà bien diminué les quantités.

Le week-end suivant, mon esprit tournait autour du sentiment d’avoir besoin d’un rituel de fin, de marquer ce passage, en commun avec mon conjoint. Pas des remerciements, j’en ai eu bien assez par tous ces beaux moments partagés, mais je n’avais pas encore bien défini ce dont j’avais besoin et n’en avait donc pas parlé. Et puis l’autre matin, mon petit qui s’approche de moi. J’ai pensé qu’il allait demander une tétée. A la place il plante son regard dans le mien et me dit: «Merci pour la tétée, maman».

Depuis, il n’a réclamé qu’une seule fois. Je reste un peu vide, mais c’est normal, c’est encore récent. Mais ce moment restera comme une belle fin, et je sais maintenant qu’il était prêt, peut-être plus que moi.

En tout, j’aurais allaité 6 ans ( 7 mois, 1 an, 18 mois et 3 ans). Cette période est finie, mais je suis fière d’avoir pu donner cette part de moi à mes petits.

[ Auteure ] : P.  une conseillère en lactation de Grandir Nature

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L’importance de se préparer à allaiter son futur bébé https://www.leblogallaitement.com/limportance-de-se-preparer-a-allaiter-son-futur-bebe/ https://www.leblogallaitement.com/limportance-de-se-preparer-a-allaiter-son-futur-bebe/#comments Tue, 04 Aug 2015 13:17:46 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1165 Lorsqu’une femme est enceinte, toute son attention va se porter sur son futur bébé, elle suivra bien les conseils de son médecin ou de sa sage-femme pour qu’il se développe et naisse en bonne santé. Elle va essayer notamment de manger sainement, ne pas fumer, ne pas boire d’alcool, éviter le stress, faire un peu … Continuer la lecture de L’importance de se préparer à allaiter son futur bébé

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Lorsqu’une femme est enceinte, toute son attention va se porter sur son futur bébé, elle suivra bien les conseils de son médecin ou de sa sage-femme pour qu’il se développe et naisse en bonne santé. Elle va essayer notamment de manger sainement, ne pas fumer, ne pas boire d’alcool, éviter le stress, faire un peu d’exercice, se relaxer… Elle va également s’informer sur l’accouchement afin de se préparer mentalement et physiquement à accueillir son nouveau-né dans les meilleures conditions possibles. Son choix en toute connaissance de cause va se porter sur le lieu de naissance (hôpital public, clinique privée, domicile, maison de naissance..), et sur le mode d’accouchement (naturel, dans l’eau, assisté avec péridurale, césarienne programmée) adaptés à sa situation et à ses préférences.

Alors pourquoi ne pas aussi se préparer à nourrir son enfant lorsque le placenta ne sera plus là pour s’en charger ?

Bien souvent, les mères ont envie d’« essayer » l’allaitement maternel, elles pensent que cela arrivera tout naturellement et que par conséquent il ne sert à rien d’anticiper. De plus, elles sont persuadées que si par hasard cela ne « marche » pas pour elles, le fait de recourir au biberon et au substitut de lait maternel n’est pas si grave que cela. En fait, la plupart d’entre elles n’en mesurent pas vraiment les conséquences.

Alors, est-ce que cela se passe aussi naturellement qu’elles le croient ?

Il est vrai qu’un bébé né à terme et en bonne santé peut trouver le mamelon juste après sa naissance si on le place en peau-à-peau sur l’abdomen de sa maman et qu’on prend le temps de lui laisser faire le reste ; il y réussira d’autant mieux s’il est venu au monde sans intervention médicale, c’est à dire sans péridurale, assistance instrumentale ou césarienne et que sa mère et lui ne seront pas perturbés par le personnel soignant.

Les humains ne sont-ils donc pas d’abord des mammifères ?

Si, bien sûr, mais ce sont surtout des êtres pensants et parlants caractérisés par leur histoire personnelle et par leur culture d’origine qui présente de multiples facettes. L’allaitement humain est donc à la fois simple et complexe.

Ainsi, pourrait-on faire un parallèle entre l’allaitement maternel et la parole.

Je m’explique…

Bien que le petit de l’Homme ait la faculté naturelle de parler, il ne pourra apprendre sa langue maternelle que s’il est élevé dans un milieu linguistique donné où il pourra imiter, répéter, interagir, notamment avec sa mère ou toute autre personne prenant soin de lui.

L’allaitement, en ce sens, est aussi un apprentissage : même si les femmes sont biologiquement programmées pour allaiter, ce n’est que grâce au contact répété avec des mères allaitantes que les schémas visuels, les gestes s’intérioriseront et deviendront « naturels ».

L’allaitement est également un moyen de communiquer ancestral entre la mère et son enfant car, comme il serait simpliste de réduire une langue à un ensemble de mots et de règles, l’allaitement ne se limite pas à un moyen de nourrir son enfant, c’est en réalité un lien unique, évolutif, irremplaçable, riche en émotions, un dialogue continu.

Or, cet art d’allaiter transmis de génération en génération s’est perdu dans nos sociétés occidentales.

Les petites filles à qui on offre un poupon et un biberon, inclus dans le paquet (!) vont automatiquement reproduire les gestes qui leur sont familiers et joueront à lui donner le biberon. Lorsqu’elles deviendront adolescentes, les médias influenceront l’image qu’elles ont de leurs corps de petites femmes et très vite elles associeront leurs seins uniquement à leur attribut sexuel de séduction et non à leur fonction nourricière.

Les jeunes mères actuelles n’ont souvent elles-mêmes pas été allaitées ou très peu, non pas parce que leurs mères ne le souhaitaient pas mais parce que ces dernières étaient déjà conditionnées et soumises aux pratiques de l’époque basées essentiellement sur des idées reçues, des opinions et non des faits scientifiques prouvés d’autant plus que l’industrie agro-alimentaire (notamment l’alimentation infantile) était en plein essor.

Le taux d’allaitement en France [1] est actuellement un des plus bas d’Europe bien que nous observions un réel engouement des nouvelles mères à vouloir allaiter. Elles sont en effet mieux éduquées et connaissent en partie les raisons pour lesquelles l’allaitement maternel est important pour la santé de leur bébé et la leur. Hélas, elles sont encore soumises à la désinformation propagée subtilement par les fabricants de préparation pour nourrissons. Ceux-ci sont parvenus à persuader le public que leurs produits sont des substituts parfaits du lait maternel alors qu’il s’agit en réalité de soupes chimiques à base de lait de vache transformé sans aucun élément vivant et très éloignées de la composition du lait humain dont le caractère unique à chaque couple mère-enfant fait toute la différence.

Ce « fast-food » pour bébés se vend malgré tout très bien à en voir les profits financiers des gros groupes industriels. C’est là tout l’art de la publicité et d’un marketing intelligent : le conditionnement par l’image et les slogans convaincants.

Lors des cours de préparation à la parentalité, on ne veut en revanche pas aborder le sujet et parler ouvertement des risques de ne pas nourrir son bébé au lait maternel auquel il a droit en tant que petit être humain. On ne parle pas des risques accrus d’infection chez le nourrisson (otites, diarrhées, gastro-entérites aiguës, infections pulmonaires et urinaires..). On ne dit pas qu’un seul biberon précoce de lait artificiel peut compromettre à tout jamais la flore intestinale de l’enfant et avoir des conséquences sur sa santé à long terme. Le prétexte évoqué : il ne faudrait surtout pas culpabiliser les futures mères qui auraient choisi de ne pas allaiter ! Il ne s’agit pas de les ostraciser, mais de les faire réfléchir, de les informer et de leur faire prendre conscience du conditionnement dont elles sont victimes afin qu’elles puissent prendre une décision éclairée en matière de nutrition de leur bébé.

Alors comment les futures mères peuvent-elles se préparer au mieux pour réussir leur allaitement ?

Outre les cours de préparation qui devraient leur donner des outils pratiques afin de les rendre autonomes durant leur séjour à la maternité (où elles seront confrontées à un personnel souvent non formé), elles devraient multiplier les contacts avec des mères allaitantes. Elles s’imprégneraient ainsi des gestes propres au maternage : portage, change, habillage, tétées… Elles se familiariseraient aussi avec le langage des bébés afin de percevoir les signes avant-coureurs de la faim, de la fatigue, de l’inconfort… Un puits de connaissances pratiques dont elles sauraient tirer profit lorsqu’elles deviendraient mères à leur tour.

Et si une difficulté apparaissait dans la mise en place de leur allaitement, elles n’attendraient pas pour demander de l’aide auprès de personnes compétentes comme les consultantes en lactation[2].

[1] http://www.invs.sante.fr/beh/2014/27/2014_27_2.html

[2]http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Plan_daction_allaitement_Pr_D_Turck.pdf

Auteure  de cet article : Myriam Panard, consultante en lactation IBCLC

Biographie : Enseignante de formation initiale et trilingue, Myriam Panard, mère de deux enfants allaités avec bonheur, est devenue consultante en lactation IBCLC en 2009 à Londres. Installée depuis 2013 dans les Yvelines, elle propose des consultations pré et post-natales à domicile (Paris et banlieue Ouest) ou en cabinet (Boulogne) et anime des ateliers pour futurs et nouveaux parents autour de l’allaitement maternel.

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The post Culpabilité ressentie des mères : l’arbre qui cache la forêt first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]> Dans la suite du billet « Ne m’appelez plus jamais lait », concernant la nature des Préparations Pour Nourrissons et notre manière de les nommer je vous propose maintenant d’aller encore un peu plus loin pour creuser une question qui revient régulièrement quand on parle de maternage, d’allaitement et donc d’émotionnel : la culpabilité ressentie par les mères.

Cette question de la culpabilité est intéressante. En effet, ce sentiment est malheureusement assez répandu chez les jeunes mères, qu’elles allaitent ou non, à propos de l’allaitement mais aussi à propos de tous les autres sujets de puériculture qui sont possiblement culpabilisants.

De plus, la culpabilisation est l’accusation réciproque que les anti-allaitement et les pro-allaitement s’envoient joyeusement à la figure lors des joutes oratoires qu’ils affectionnent! Les anti-allaitement accusent les pro de culpabiliser les mères qui n’allaitent pas, et inversement les pro-allaitement accusent les anti de culpabiliser les mères qui allaitent longtemps… Tout le monde culpabiliserait tout de monde en somme… Gardons-nous de ces réactions épidermiques et voyons comment s’y retrouver un peu mieux.

La culpabilité dépend de chacune…

D’abord la culpabilité est un sentiment, donc elle est subjective et dépend fortement de celle qui va la ressentir ou non. Chaque mère, dans une même situation potentiellement culpabilisante liée à son bébé, sujet sensible entre tous, réagira différemment avec sa personnalité, ses expériences passées et le contexte sociologique. En 1900, la mère « convenable » de condition aisée se devait de faire autant d’enfants que sa santé lui permettait pour ensuite les laisser à des nourrices puis à des pensionnats. Heureusement les standards évoluent…

…mais elle ne devrait pas exister!

Chaque mère fait comme elle le veut et comme elle le peut dans la situation qui est la sienne et avec les aides qui lui sont disponibles, qu’elle demande ou accepte de prendre. Et s’il y a un point de discussion digne d’intérêt, c’est bien celui-là!

Quelles sont les aides à l’allaitement disponibles aujourd’hui en France? L’environnement (préparation à la naissance, hôpital, famille, congé de maternité, législation du travail, sages-femmes, etc) est-il propice au respect de la physiologie des mères et des bébés?

Comment faire pour proposer une aide à une mère qui en exprime le besoin quand on manque de temps ou de formation?

Comment faire pour que les mères ne le vivent pas mal quand on leur propose une information et/ou une aide qu’elles ne peuvent pas prendre ou ne veulent pas prendre?

Comment aider une femme qui au plus profond d’elle-même souhaite allaiter mais dit le contraire aux professionnels de la naissance pour des raisons diverses : parce qu’elle n’est pas sûre, parce qu’elle a peur, parce que sa mère a échoué dans son propre allaitement?

Les vraies questions sont là, car quand le travail d’information, de préparation, de suivi et d’accompagnement d’une mère est bien réalisé, la question de la culpabilité ne se pose plus. Mais attention, pour être réussi, ce travail doit être fait de manière conjointe entre la mère, sa famille et les professionnels. Même si la mère en reste de toute manière l’acteur principal. Un tel travail n’est pas chose facile mais c’est à ce prix que l’on peut vivre son allaitement sans culpabilité ni ressenti.

La société crée les standards maternels

Il n’y a donc pas de mauvaises mères à partir du moment où chacune fait de son mieux. Mais la société (ses décideurs, souvent à la botte des lobbies, et ses citoyens, dont les professionnels de santé) a un rôle majeur dans la définition sociale de la « bonne mère ». Et par là-même de la différence entre cette définition et la réalité de chaque maman.

Le fait que la mère et son bébé puissent vivre dans la physiologie de l’espèce humaine devrait pour moi être la ligne directrice vers laquelle tendre.

Pour terminer, regardons un peu plus loin que notre jardin : je souhaite parler du cas de la Suède, que je développerai prochainement. Dans ce pays, trois mères sur quatre allaitent encore à 6 mois. Quelle est la différence entre la femme française et la femme suédoise? La deuxième est-elle une superwoman qui n’a jamais peur, jamais mal, jamais d’état d’âme? Ou est-ce juste une femme qui se prend en mains dans une société où l’allaitement est correctement accompagné ?

Ensemble, déjouons les pièges de la culpabilité

Devenir maman est très angoissant et déstabilisant, mais aussi exigeant. La jeune mère vit souvent dans l’abnégation la plus totale. Pour s’en sortir, elle doit s’informer, se préparer, et si besoin mettre son ego de côté pour demander de l’aide. Mieux elle s’entourera, plus elle pourra prendre du recul par rapport à certaines informations, parfois mensongères.

Alors j’invite toutes les mères à échanger sur ces sujets vraiment pas faciles, dans le respect, dans l’envie d’avancer ensemble. Car en y regardant bien, nous avons toutes le même but : le bonheur de nos enfants. Mais nous avons nos personnalités et nos sensibilités bien à nous, et nous devons en tenir compte, ce qui n’empêche pas un discours authentique.

Alors, on arrête avec ce vieux sentiment tout moisi de la culpabilité ?

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