DAL maison | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 31 Jan 2017 14:03:10 +0000 fr-FR hourly 1 Jamais sans mon tire-lait ! https://www.leblogallaitement.com/jamais-sans-mon-tire-lait/ https://www.leblogallaitement.com/jamais-sans-mon-tire-lait/#respond Tue, 31 Jan 2017 14:03:10 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1506 Quand Victoria est née, je ne me faisais pas de souci par rapport à l’allaitement. J’avais déjà allaité les deux grandes, Marion et Elisa, pendant 6 ans, les remarques du style « tu risques de ne pas pouvoir l’allaiter », je ne les ai pas écoutées. Seulement, Victoria est née à 26 semaines d’aménorrhée avec un poids … Continuer la lecture de Jamais sans mon tire-lait !

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Quand Victoria est née, je ne me faisais pas de souci par rapport à l’allaitement. J’avais déjà allaité les deux grandes, Marion et Elisa, pendant 6 ans, les remarques du style « tu risques de ne pas pouvoir l’allaiter », je ne les ai pas écoutées. Seulement, Victoria est née à 26 semaines d’aménorrhée avec un poids de 690g et une grande fragilité pulmonaire, ce qui impose beaucoup de soins pour un tout petit être en réanimation.

Qu’à cela ne tienne, je commence dès son premier jour de vie à tirer mon lait. J’extrais péniblement quelques gouttes de ce liquide jaune or aussi précieux que le métal. 4 heures plus tard, vite vite, je recommence et au bout de 10 minutes de tire-lait, seuls quelques millilitres stagnent au fond des biberons. Je me raisonne, je dois tirer plus souvent. Mais je ne tire que 4 heures plus tard encore, impossible de faire autrement. La séparation fait que Victoria dort à l’autre bout de la maternité régionale, les multiples soins d’hygiène des mains, du tire-lait, le questionnaire avant chaque tirage et l’attente des agents hospitaliers pour récupérer mon lait pour le lactarium m’imposent un rythme pour les tirages.

Je décide de me battre, rien ni personne ne m’empêchera de donner mon lait à ma fille. Ni la séparation avec Victoria, ni le stress de la savoir en réanimation avec de grosses difficultés de santé,  ni les protocoles de soin, d’hygiène, ni le manque de proximité ne m’interdiront de me donner et de donner tout ce que je peux lui apporter, à savoir mon lait, sa nourriture, les anticorps et tous les agents essentiels du lait maternel.

Pendant 3 longues semaines, j’ai porté des gants pour caresser et toucher ma fille, alors le défi était lancé, tirer régulièrement et aussi souvent que possible ces quelques gouttes de ce breuvage qui deviendront après la longue attente des premiers jours des centilitres et des décilitres pour un seul tirage.

Au bout de 2 semaines de tirages, je tirais 360 ml le matin. J’ai pris toutes les astuces que j’ai trouvées : bien dormir, bien manger et ne pas oublier de se faire plaisir (varier les chocolats, mmmmh), boire régulièrement des tisanes de fenouil, fenugrec et carvi (on s’échangeait les herbes avec les autres mamans, hi hi hi!), se prendre du bon temps dans la salle de tirage avec les copines-mamans de prémas,  fou-rires, sourires et petite musique d’ambiance nécessaires et indispensables !

Et puis quand le moral descend, et que la production de lait chute à vue d’œil, et que je ne peux toujours pas prendre ma princesse dans mes bras, je n’ai pas hésité, j’ai appelé les amies consultantes en lactation. Je me suis remise à tirer mon lait la nuit (très important!), dormir dès que possible, utiliser le tire-lait double-pompage, me frotter le dos à la manière de « Baloo » dans le Livre de la Jungle dès le début du tirage pour stimuler le système neuro-sensoriel (si si, ça marche).

Au bout de 3 semaines, enfin, j’ai pu enlever les gants et effleurer pour mieux sentir sa peau toute douce. Victoria a 4 semaines, enfin je savoure ¼ d’heure de peau-à-peau, du bonheur et rien que du bonheur.

A 33 semaines, Victoria fait le « pivert », elle a envie de téter visiblement, mais c’est encore trop juste, elle a de trop grands besoins en oxygène. Le tire-lait, c’est pratique, mais si je pouvais donner en vrai, ça me ferait très plaisir ! Chaque jour est un jour d’attente et de patience. La prématurité impose son lot de préparation, d’expectative et d’espérance.

A 34 semaines 1/2, ça y est : tétée ! La grande nouvelle cette semaine, c’est que Victoria a tété, vraiment tété, en direct, elle a bu quelques millilitres. Elle porte toujours les lunettes d’assistance respiratoire, mais la succion-déglutition se met en place, c’est très positif pour les enfants alimentés par sonde. Une merveilleuse aventure qui commence entre nous, « sa première expérience d’échange amical avec le monde» (“Enfance et Société”, 1982), mais aussi la fin des soins exclusivement hostiles et le début d’une acceptation de la tendresse et de la douceur par l’allaitement au sein. Victoria a choisi de se nourrir des bienfaits du lait maternel, nous avons lâché prise dans ce moment de grâce et d’apaisement des corps.

Cependant, une ombre vient pointer dans ces instants de réconciliation avec le monde, Victoria bradycarde, lorsque le lait arrive, son rythme cardiaque ralentit, elle devient toute molle et j’ai à chaque fois l’impression de la perdre. Je dois la stimuler et très rapidement je prends le réflexe de réveiller son pied ou une petite menotte. Je me fais violence pour me ressaisir et me calmer pour profiter de nos tétées.

Les tirages sont plus longs maintenant, le service manque de capsules, pièces indispensables pour les tire-lait double-pompage, je mets 20 minutes à recueillir la précieuse nourriture de ma fille, comme si j’utilisais un tire-lait simple pompage. Je profite d’une conversation avec un infirmier sympathique lorsque le pédiatre est juste derrière la couveuse. Bien décidée à ne pas me laisser prendre de précieuses minutes de mon temps que je partage dans deux maisons à 100 kilomètres de distance, je fais part de ma déception. Quelques temps plus tard, je pourrai à nouveau disposer de deux capsules.

Aux 2 mois ½ de ma fille, j’ai encore 12 litres de mon lait en réserve, en biberonnerie, on manque de place pour stocker mon lait. Tant pis, ce n’est pas mon problème. Victoria reçoit 36 mL 8 fois par jour, il y a du gâchis parce que ce sont des seringues de 40 mL. Alors je pompe, je pompe, comme les shadoks…

A 2 kg tout rond, Victoria quitte la réanimation et entre dans le service médecine néonatale. Quelle joie ! Je peux enfin nous projeter vers une sortie de l’hôpital. Je me réjouis de croiser des bébés portés, bercés par leur parent ou un professionnel de santé.

Depuis quelques jours, Victoria ne veut plus téter. Elle ferme la bouche. Je l’encourage et l’incite comme je peux mais en vain. Pour moi, c’est terrible. Ce n’est tout simplement pas possible, je vais solliciter la consultante en lactation, parce que je ne comprends pas. J’ai l’impression de sentir sa gencive inférieure quand je donne le petit doigt, elle a très peu de force d’aspiration. Avec les lunettes et l’oxygène, c’est compliqué.

Je pense que la tétine ne m’aide pas. Certaines soignantes sont sensibilisées au problème, mais pas toutes. Dès que Victoria a un soin un peu douloureux depuis quelques semaines, certaines soignantes lui mettent la tétine qu’elle tète. Mais le réflexe de succion peut être modifié, j’étudie la question. De plus, elle se fatigue très vite. J’arrive à négocier avec le personnel soignant la tétée plutôt que la tétine et également un bain un jour sur deux. Je préfère économiser ses calories pour les moments de tétée.

Victoria a 3 mois. 3 mois déjà que nous sommes à la maternité régionale de Nancy dans cette lutte pour la Vie. Victoria sature des systèmes de sonde qui la nourrissent, trop de soins, elle est à la limite de l’hospitalisme*. Elle fuit le regard des soignants. Après discussion avec mon mari, je retourne voir les pédiatres, nous cherchons une autre méthode pour que Victoria puisse se nourrir suffisamment par n’importe quel moyen pourvu qu’elle n’ait plus cette sonde. La balance nous joue des tours : la pesée avant et après la tétée ne donne pas des résultats fiables. Alors je fais agir mon instinct de mère, je la mets au sein dès que je sens le besoin. Pas de pesée, je n’avertis personne, je m’écoute, c’est un grand pas parce que j’ai longtemps été parasitée par les protocoles.

Heureusement, certaines équipes sont pleines d’humanité et leur bienveillance m’entoure de réconfort. Une consultante en lactation vient nous voir sur place, elle me confirme que Victoria sait téter, elle est juste limitée dans ses capacités respiratoires. En grandissant, elle va boire de mieux en mieux. Ouf !

A 4 mois et une semaine, elle s’est complètement sevrée de l’oxygène artificiel.

Victoria est enfin arrivée à la maison, chez nous. Nous avons envoyé les faire-part de naissance à tous nos proches.

Pour Viky, c’est tétées et portage à volonté désormais.

*NDLR : état dépressif qui se manifeste chez certains enfants séparés précocement de leur mère

[Auteure] : Myriam Dutilleul

[Biographie] : Mère d’Élisa, Marion et de Victoria, Myriam Dutilleul a consacré 3 années à soutenir bénévolement des mères qui allaitent par le biais de l’association La Leche League. Elle est éducatrice en environnement

 

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Un dispositif d’aide à l’allaitement (DAL) pas cher : la preuve par le bébé! https://www.leblogallaitement.com/un-dispositif-daide-a-lallaitement-dal-pas-cher-la-preuve-par-le-bebe/ https://www.leblogallaitement.com/un-dispositif-daide-a-lallaitement-dal-pas-cher-la-preuve-par-le-bebe/#comments Thu, 18 Sep 2014 15:30:33 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=929 Fréquemment, Valérie et moi recevons des appels au secours de la part de mamans qui ont un souci pouvant être résolu par une supplémentation (au lait maternel ou aux préparations pour nourrissons). Par exemple la prise de poids faible d’un bébé de moins de 3 mois. Dans ce cas, pour stimuler la lactation et ne … Continuer la lecture de Un dispositif d’aide à l’allaitement (DAL) pas cher : la preuve par le bébé!

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Fréquemment, Valérie et moi recevons des appels au secours de la part de mamans qui ont un souci pouvant être résolu par une supplémentation (au lait maternel ou aux préparations pour nourrissons). Par exemple la prise de poids faible d’un bébé de moins de 3 mois. Dans ce cas, pour stimuler la lactation et ne pas avoir à introduire de biberon, il faut un dispositif d’aide à l’allaitement. Problème, nombre de mamans, déjà lasses d’avoir essayé plusieurs choses et pas forcément soutenues par l’entourage ne voudraient pas qu’on leur reproche un achat de plus au cas où ça rate. La solution est en fait toute simple.

Toi, maman qui te reconnais dans ce cas, ne te décourage pas face au prix ou la complexité de cet engin qui est tellement sympa pour allaiter qu’il pourrait presque être ton meilleur ami : passe à l’action et écoute l’histoire de Sandrine (°), maman des jumelles Marie (°) et Phébé (°) en version DAL bricolé 🙂

La naissance des jumelles

Moi, je n’étais qu’un simple récipient au fond d’un placard, vestige d’un ancien biberon. J’avais vu Sandrine allaiter un premier bébé 17 mois, donc l’allaitement elle connaissait bien mieux que moi. Enceinte de jumelles qu’elle voulait allaiter, elle s’était renseignée dès la grossesse sur les différentes difficultés qui peuvent survenir avec des jumeaux et notamment le petit poids de naissance. Elle s’était donc attendue à ce que les filles aient besoin d’être complétées.

Les filles de la maison sont nées à terme par césarienne avec un bon poids de naissance pour chacune. Marie pesait 2760g et Phébé 2940g. Elles ont toutes les deux bien tété à la naissance, mais après…

Sans moi, ça ne se passe pas très bien

Pour Phébé, l’allaitement roule parfaitement. Mais voilà que Marie commence à avoir des difficultés de prise en bouche du sein. Problème classique : elle n’ouvre pas assez grand la bouche, du coup, aspire le mamelon et le pince. Bonjour les douleurs pour Sandrine, ma bienfaitrice. Non seulement le bébé ne grossit pas mais son poids commence même à chuter.

Sandrine essaye bien de faire téter ses filles en même temps, pour que Phébé déclenche le réflexe d’éjection et que Marie ait moins d’efforts à faire mais sans succès. A la maternité, l’équipe commence à la compléter à la tasse . Enfin, cela, on me l’a raconté, je n’y étais pas moi à la maternité.

Les filles sont de retour à la maison

De retour à la maison, ma bienfaitrice est suivie par une sage-femme et une puéricultrice de PMI. Elles me semblent gentilles, formées et compétentes : figurez-vous qu’elles lui parlent de moi ! Donner la tasse épuise Sandrine qui est à bout, et c’est là qu’elle décide avec la puéricultrice de mettre en place un dispositif d’aide à l’allaitement (DAL). Mes confrères DAL vendus neufs ont un certain coût et comme nous autres ne sommes utilisés que transitoirement, elle n’a pas trop envie d’investir. Cela m’arrange, je vais saisir ma chance !

Au bon moment, je lui tape dans l’œil et elle décide de me donner une deuxième jeunesse comme Dispositif d’aide à l’allaitement pas cher et fait maison. A l’aide d’un petit couteau, elle agrandit le trou de ma tétine, puis elle me glisse une sonde (un tuyau de faible diamètre) dedans. C’est tout. Je revis enfin !

Et Zorro arrive !

Sandrine s’installe confortablement, seule avec Marie, en position de Biological Nurturing . La petite commence à retrouver ses repères. Ma bienfaitrice me place dans son soutien-gorge entre ses seins et laisse Marie téter puis dès qu’elle voit que son rythme de succion diminue, elle insère cette sonde dans sa bouche. Et ça marche: sentant qu’il y a plus de débit, Marie reprend plus activement la succion !

Quand elle déglutit trop vite, Sandrine plie le tuyau et stoppe l’écoulement pour que Marie puisse avoir un maximum de lait maternel et ainsi bien stimuler la production. Trop facile avec moi !

Pas de bla-bla, des résultats

Sandrine et moi continuons ainsi pendant quelques jours avec Marie qui commence à reprendre du poids. Je suis tellement efficace que sous quelques jours seulement, ma bienfaitrice, bien qu’ayant pour le bout de plastique que je suis une considération immense, en est à diminuer progressivement le nombre de tétées où elle m’utilise. Et bientôt je ne travaille plus qu’une seule fois le soir quand Marie est trop agitée.

Aujourd’hui, les filles ont 2 mois et demi, elles continuent de téter. Mon second job n’aura duré que quinze jours environ, trop peu selon moi au vu de mes capacités énormes à parfaire la succion des bébés et pour l’aider à reprendre du poids. Mais ce qui compte, c’est que le sourire est revenu dans cette maison!

(°) Par souci de confidentialité, les prénoms ont été changés. La maman a donné son accord pour la publication de son témoignage.

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Un DAL fait maison https://www.leblogallaitement.com/un-dal-fait-maison/ https://www.leblogallaitement.com/un-dal-fait-maison/#comments Tue, 09 Sep 2014 12:57:36 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=915 Cette semaine, le billet va être un peu plus technique, mais cela en vaut vraiment le coup (et le coût !). Si vous n'êtes pas directement concernée, cette information pourra peut-être aider une autre maman dans la difficulté.     A quoi sert le DAL ?   Le DAL ou dispositif d'aide à la lactation est … Continuer la lecture de Un DAL fait maison

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Cette semaine, le billet va être un peu plus technique, mais cela en vaut vraiment le coup (et le coût !). Si vous n'êtes pas directement concernée, cette information pourra peut-être aider une autre maman dans la difficulté.

 

 

A quoi sert le DAL ?

 

Le DAL ou dispositif d'aide à la lactation est indiqué dans certains cas où les bébés ont besoin de plus d'apports .

C'est le cas par exemple des enfants prématurés ou quand le bébé prend insuffisamment du poids.

Le DAL peut également être utilisé dans certains cas de relactation ou lors d'une adoption.

Le DAL permet au bébé de préserver sa succion intacte, en écartant radicalement le risque de préférence sein-tétine, qui perturbe quantité d’allaitements.

 

Comment est fait un DAL du commerce?

 

Le DAL est un récipient muni d'une sonde d'alimentation. 

Il comprend un récipient, un tour de cou, 3 valves avec des tuyaux fixés de tailles différentes (petit, moyen, grand) qui permettront d'avoir un débit plus ou moins important et une bague de maintien.

 

 

Comment le fabriquer soi-même?

 

kit DAL fabriqué

On utilise un biberon comme récipient, une tétine dont on a élargi le trou comme moyen de maintien et une sonde d'alimentation de petit diamètre.

L'embout fin est glissé dans la tétine, une des extrémités placée près du mamelon. L’idéal est de le fixer sur le sein avec un sparadrap qui s’enlève facilement.

De l'autre côté, l'extrémité est introduite dans le récipient (le capuchon de l'embout peut-être coupé) et la bague soutenant la tétine est visée sur le biberon.

Si vous n’avez pas de biberon, vous pouvez utiliser n’importe quel récipient bien nettoyé (qu'on puisse le fermer est un plus) et attacher la sonde sur ce récipient avec du sparadrap.

 

DAL fabriqué

 

Comment l'utiliser?

 

Comme pour toutes les tétées, la maman s'installe confortablement. Le récipient sera posé à côté d'elle, pas plus haut que le sein.

Suivant l'indication du professionnel de santé qui accompagne, l'embout est soit directement placé avant la prise en bouche, soit en cours voire en fin de tétée.

Utilisé en début de tétée, il sera installé de telle manière que le bout de la sonde ne dépasse pas le bout du mamelon, on pourra la maintenir avec un sparadrap collé sur le sein (comme sur la photo).

En milieu ou fin de tétée, l'embout sera juste glissé à la commissure des lèvres, de façon à ce que bébé l'ait bien en bouche mais pas trop non plus.

Grâce à ce dispositif, votre enfant aura son apport complet. Quand il tétera, il aura le lait de votre sein mais aussi par aspiration celui du biberon. Cela aidera également le sein à produire plus.

Il est préférable d'utiliser le DAL à chaque tétée jusqu’à obtention des résultats escomptés (bonne prise de poids par exemple) .

 

Un plan B, l’alimentation au doigt

 

Quand le bébé ne peut pas être mis au sein, soit parce qu'il le refuse, soit parce que la mère doit prendre un traitement médical incompatible avec l'allaitement, on peut adapter ce dispositif sur le doigt (l’index est conseillé en général) car la succion du doigt est proche de celle du sein.

Cependant, il faudra veiller à avoir les mains propres, les ongles courts. On caressera les lèvres pour faire ouvrir la bouche et introduire doucement le doigt pulpe vers le haut, suffisamment loin pour déclencher le réflexe de succion mais pas trop.

Bien sûr, une autre personne que la maman peut donner le DAL au doigt, si cette personne connaît bien le bébé et est acceptée par lui. L’oralité du bébé doit absolument être préservée !

 

L'utilisation d'un DAL que ce soit au sein ou au doigt demande un peu de dextérité c'est pourquoi il faut adhérer au principe et ne pas se forcer à l'utiliser.

Son utilisation est à discuter au cas par cas avec un professionnel de l'allaitement qui pourra évaluer la nécessité ou non de le mettre en place.

 

 

Un entretien facile

 

Le biberon et la tétine seront lavés normalement avec de l'eau savonneuse. Le tuyau doit être rincé d’abord à l’eau froide pour éviter que les graisses du lait ne s’y incrustent, puis à l'eau chaude et savonneuse, et enfin rincé à l’eau claire. On peut utiliser pour ce faire une seringue de vingt millilitres qui s'adapte parfaitement à l'embout.

Il est conseillé de changer régulièrement de tubulure.

 

 

Les jours prochains, je vous relaterai l’expérience d'une maman avec un DAL fabriqué maison.

 

 

Un merci particulier à notre couple maman-bébé pour la série de photos.

 

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