DAL | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Mon, 22 Apr 2019 08:17:41 +0000 fr-FR hourly 1 Rejet du sein durant les premières semaines de vie : quelles solutions apporter? https://www.leblogallaitement.com/rejet-du-sein-durant-les-premieres-semaines-de-vie-quelles-solutions-apporter/ https://www.leblogallaitement.com/rejet-du-sein-durant-les-premieres-semaines-de-vie-quelles-solutions-apporter/#respond Mon, 22 Apr 2019 08:09:20 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1936 [Auteure] : Mme Myriam Panard, consultante en lactation IBCLC Le fait qu’un bébé né à terme et en bonne santé ne prenne pas le sein durant ses premiers jours de vie est une des raisons principales de sevrage précoce au même titre que les tétées douloureuses ou une perte de poids excessive qui fait perdre confiance … Continuer la lecture de Rejet du sein durant les premières semaines de vie : quelles solutions apporter?

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[Auteure] : Mme Myriam Panard, consultante en lactation IBCLC

Le fait qu’un bébé né à terme et en bonne santé ne prenne pas le sein durant ses premiers jours de vie est une des raisons principales de sevrage précoce au même titre que les tétées douloureuses ou une perte de poids excessive qui fait perdre confiance à la maman. On entend souvent dire « Mon bébé était trop paresseux, il ne voulait pas téter, il préférait le biberon ! » ou bien «  Ne vous acharnez pas madame à vouloir allaiter votre bébé, vous voyez bien qu’il ne sait pas téter ! » Cette situation semble très déstabilisante pour les mamans qui sont souvent désemparées et culpabilisent de ne pas pouvoir allaiter leur bébé. Ce phénomène de plus en plus fréquent mérite que l’on s’interroge sur les conditions déclenchant un tel comportement du bébé et sur les solutions à apporter pour un retour à l’allaitement maternel.

Tout d’abord, revoyons notre vocabulaire : comme un bébé humain est programmé génétiquement pour téter, pourquoi ne pas dire simplement : « Ce bébé ne tète pas encore, voyons ce qui se passe ! » plutôt que de parler d’inaptitude « Ce bébé ne sait pas téter ! » ou de refus « Ce bébé ne veut pas téter ! » ?

Très fréquemment, il est vrai, certaines conditions d’ordre anatomique ou d’ordre fonctionnel peuvent entraver la prise du sein.

On peut mentionner notamment la présence d’un frein de langue trop serré et peu élastique qui empêche souvent le bébé de s’accrocher au sein et d’ y rester. Les dernières positions adoptées par le bébé in-utéro ainsi que le déroulement de sa naissance (long travail ou au contraire extrêmement rapide, ventouse, forceps…) peuvent aussi avoir un impact sur ses compétences immédiates à prendre le sein. Le bébé peut en effet présenter un torticolis, des mâchoires particulièrement serrées ou être très douloureux suite à un accouchement difficile. Toutes ces conditions, fort heureusement sont remédiables, peut-être pas en un clin d’œil mais la maman a besoin de le savoir et il est très important de la soutenir (positions adaptées à la situation, maintien de la lactation, visite chez un ostéopathe qualifié, consultation si besoin chez un ORL) et en la rassurant pour qu’elle n’abandonne pas.

La plupart du temps, certaines pratiques hospitalières sont responsables du stress du bébé au moment des tétées. En effet, à l’encontre d’un déroulement naturel guidé par les signes d’éveil et de sommeil du bébé et d’une réponse adaptée de la maman, les tétées sont parfois conditionnées par des contraintes de temps et des diktats non fondés. On s’empresse dès la naissance, alors que les parents et le bébé ont à peine fait connaissance, à procéder à la fameuse première mise au sein sans se préoccuper de la réceptivité du bébé. Ce premier « forcing » peut laisser des traces. De même, si la maman est séparée de son enfant pour des raisons médicales, un premier biberon donné peut être redoutable car il rompt la continuité biologique… De plus, une fois en chambre, les incursions fréquentes du personnel de jour comme de nuit pour réveiller le bébé sans ménagement et le faire téter nuisent à son bien-être et contribuent à augmenter son stress et par la même occasion celui de sa maman.

Pour couronner le tout, voici en quelques images le scénario cauchemar souvent vécu en maternité : la maman est dans une position d’allaitement inconfortable, le bébé s’agite, ses petites mains et ses pieds bougent dans tous les sens, il crie de plus en plus fort, s’arcboute, se détourne du sein et c’est à ce moment qu’une main étrangère s’évertue à lui appuyer sur la tête et le plaquer contre le corps de sa maman pour le faire prendre le sein comprimé par l’autre main étrangère… Ce genre de situation, hélas très courante, annihile la maman et rend l’expérience extrêmement négative pour le nouveau-né. Celui-ci n’est que dans le ressenti et donc par la suite à l’approche du sein il ne pourra que le rejeter… Il s’agira alors de le ré-apprivoiser en douceur mais cela peut prendre quelque temps ! Là encore le soutien accordé à la maman est crucial, il faudra notamment lui expliquer l’importance de tirer son lait pour mettre en place sa lactation, condition sine qua none pour un retour au sein lorsque l’enfant sera prêt.

Comment alors faire prendre le sein à un bébé qui s’en éloigne?

La première chose à bannir est d’insister, de faire monter la pression du bébé et celle de la maman par la même occasion, car les deux sont extrêmement connectés. Si l’un est calme, l’autre le sera et si l’un est tendu, l’autre le sera aussi. De ce fait, si les moments de stress se sont enchainés, il est préférable de faire une pause en arrêtant complètement toute nouvelle tentative : quelques jours voire une semaine maximum. Pendant ce temps, la maman tirera son lait pour bien entretenir sa lactation et nourrira son bébé idéalement au doigt via un dispositif d’aide à la lactation (DAL) composé d’une sonde de nutrition plongée dans un flacon contenant du lait.

Pour que la maman et son bébé se reconnectent et adoptent des comportements instinctifs, il sera important de privilégier les contacts corporels dans un environnement confortable et paisible qui sera plus propice à effacer les tensions communes. Les contacts en peau à peau répétés ont notamment des effets magiques dans de nombreux cas, grâce à la sécrétion d’ocytocine (l’hormone de l’amour, du bien-être, du lien) qu’ils déclenchent chez la maman et son bébé. De très belles vidéos montrent des bébés prenant pour la première fois le sein au cours d’un bain partagé avec leur maman.

Pourquoi ne pas proposer à la maman de s’installer le plus souvent possible dans un endroit où tout son dos (de la nuque au sacrum) sera appuyé sur un plan plus ou moins incliné et confortable et de prendre son bébé qu’elle placera sur elle en position ventrale ? Créer en quelque sorte un petit « nid » pour elle et son enfant ! Elle n’aura ainsi pas besoin de soutenir son bébé, son corps s’en chargera sans effort et le bébé avec ses pieds en appui sera aussi plus libre d’exercer ses réflexes qui lui permettront de téter. C’est Suzanne Colson, sage-femme anglaise internationalement reconnue pour ses travaux sur les réflexes archaïques du nouveau-né et les instincts maternels qui a démontré l’efficacité de cette nouvelle approche de l’allaitement maternel. Elle l’a appelée « Biological Nurturing® » (allaitement « zen » en français ou « BN »), c’est une approche qui se base sur les principes de la continuité de la gestation et met en avant le confort de la maman.

De plus, il est bien connu que non seulement le stress mais aussi la faim interfère dans tout processus d’apprentissage. D’où l’idée de suggérer à la maman de nourrir d’abord son bébé au DAL puis de le garder sur elle pour une petite sieste tous deux légèrement vêtus ou en peau à peau, selon son envie du moment. A son réveil, encore en état de somnolence et toujours en BN, le bébé sera alors plus enclin à prendre le sein ou en tout cas à le sentir, le lécher, ce qui est déjà très positif compte-tenu des rejets précédents.

En conclusion, l’allaitement est avant tout une relation, qui peut être fragilisée par les conditions d’accouchement et certaines interventions extérieures. Le stress, ennemi numéro 1 est à réduire au maximum et à remplacer progressivement par du calme et de la douceur afin de créer un environnement favorable. Passé les premières semaines, lorsque les liens entre la maman et son bébé se sont resserrés, qu’ils se connaissent mieux, il est fréquent qu’un bébé n’ayant pratiquement jamais pris le sein auparavant s’y mette vraiment et pour de bon. Cela arrive souvent entre la 4ème et la 8ème semaine, d’où l’importance de soutenir les mamans, pour qu’elles gardent toujours espoir et qu’elles aient confiance en leur bébé. Comme le dit un proverbe allemand « La patience est une médecine de la vie ».

Références :

Introduction au Biological Nurturing, Suzanne Colson

DVD de Christina Smilie : Baby-led breastfeeding, the mother-baby dance

Impact of birthing practices on Breastfeeding, Mary Kroeger

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L’alimentation, un chemin de croix pour Victoria https://www.leblogallaitement.com/lalimentation-un-chemin-de-croix-pour-victoria/ https://www.leblogallaitement.com/lalimentation-un-chemin-de-croix-pour-victoria/#respond Tue, 19 Dec 2017 15:36:40 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1668 Myriam Dutilleul, mère d’Élisa, Marion et de Victoria,  a consacré 3 années à soutenir bénévolement des mères qui allaitent par le biais de l’association La Leche League.   Elle évoque pour nous l’arrivée de sa fille Victoria, très grande prématurée et son combat pour la nourrir avec son lait. Dans la chambre du service de Médecine … Continuer la lecture de L’alimentation, un chemin de croix pour Victoria

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Myriam Dutilleul, mère d’Élisa, Marion et de Victoria,  a consacré 3 années à soutenir bénévolement des mères qui allaitent par le biais de l’association La Leche League.   Elle évoque pour nous l’arrivée de sa fille Victoria, très grande prématurée et son combat pour la nourrir avec son lait.

Dans la chambre du service de Médecine Néonatale, l’infirmière vérifie avec moi les protocoles des cocktails médicamenteux pour le retour à la maison. Notre pharmacien a pu s’entretenir avec l’infirmière qui lui a confirmé que je connaissais le mode d’administration de la caféine. Sans le scope, nous ne pouvons pas vérifier son rythme cardiaque, il faut être sûre que la caféine soit bien prise pour éviter les bradycardies, les ralentissements impressionnants de l’activité cardiaque. Tout est prêt, notre chère Nénette de 4 mois et une semaine, les médicaments, les petites couches, les vêtements, les toutes petites semelles orthopédiques et le minuscule bracelet de naissance que j’ai pu conserver de son séjour en réanimation.

Samedi 25 mai 2013 à 16h : nous sortons de la maternité, Victoria et moi. Depuis le 18 janvier, nous étions séparés de Denis et de nos deux autres filles à cent kilomètres de distance. C’est une grande joie de fêter la bienvenue à Victoria dans notre maison et d’être enfin tous réunis. En même temps, je fais taire la tentation des angoisses de l’absence de scope, de l’absence des professionnels de santé que sont les infirmières et pédiatres constamment présents dans la maternité. Je me convaincs de faire confiance en la providence et en mes compétences de mère. Victoria m’apprendra encore et toujours, elle est ma troisième fille et pourtant je redémarre à zéro avec ma casquette de Maman. A chaque enfant c’est pareil, j’ai à chaque fois l’impression de ne plus rien me rappeler des enfants plus grands pour mieux me réajuster aux besoins et aux attentes du bébé présent.

Cela fait une dizaine de jours que notre miss Minichou est rentrée chez nous. Nous profitons de notre vie à 5. Chacun et chacune doit retrouver sa place. Les journées sont bien occupées, je vis en pyjama, avec un bébé dans les bras quasiment tout le temps. Une amie m’a offert un super cadeau, un cours de portage à domicile et une écharpe de 40 cm de large, (utilisée habituellement pour les démonstrations avec poupon) impeccable pour le gabarit de Viky. Denis court partout, gère la logistique et l’organisation familiale depuis 9 mois et la nuit me relaie pour les sacro-saints rots, il est un formidable Papa.

En soirée, il y a toujours un moment où cet enfant ne veut plus rien d’autre que vadrouiller portée dans la maison. Il faut croire qu’elle s’approprie son nouvel environnement, elle a les yeux tellement grands ouverts, qu’on voie le blanc de ses yeux sous ses paupières. Elle ne rate pas une miette de ce qu’elle voit. Je savoure ces rares instants de plénitude, parce que les coliques la font beaucoup souffrir, très probablement en raison de l’absorption du fer trois fois par jour. Notre voisine compatit, ses pleurs sont vigoureux. On masse, on masse ce petit bidon dont on a appris que la musculature abdominale est immature aussi. Mademoiselle Victoria nous a clairement montré qu’elle ne supporte plus la tétine. Elle repousse avec sa langue tout ce qui est objet dans la bouche ou alors elle nous montre ce qu’elle sait faire de son réflexe nauséeux. On a très bien compris.

Elle n’accepte plus dans la bouche que le sein, l’assimilation de la caféine dès le matin est très compliquée. L’enjeu est important et mon appréhension se fait sentir, c’est un soulagement dans toute la maison quand le médicament est bien pris. J’ai stoppé tous les autres médicaments, pour ne garder que celui-là. Les tétées à volonté et la faible prise de poids montrent un réflexe de succion qui n’est pas optimal. Encore une immaturité semble-t-il. Le seul moyen est de me mettre en hyperlactation, de tirer mon lait en même temps et en plus des tétées pour faciliter le réflexe d’éjection du lait. C’est un sport de tenir d’une main cet enfant qui se trémousse et d’actionner le tire-lait tout en gardant fixée la téterelle de l’autre côté. « Se détendre et tout ira bien » est mon credo. Je détecte le moment de l’ouverture de la petite bouche et je la mets au même sein qu’à la tétée précédente pour qu’elle profite du lait de « fin de tétée » (dans une tétée, il n’y pas de début ou de fin, le lait gras arrive en fin de vidange alvéolaire, c’est-à-dire quand le sein a été « vidangé » plusieurs fois de suite de façon très rapprochée) , le plus riche en graisses. C’est toujours le lait de « fin de tétée », le plus crémeux, qui sert à fabriquer le reblochon chez les spécimens bovins de Savoie !

Je passe la plupart de mon temps au lit avec ma fille sur moi ou à mes côtés, il me tarde de profiter du printemps et de l’été avec Viky. Nous nous autorisons de manière journalière un bain de soleil sur la terrasse lorsque la température est chaude. J’apprécie sur le transat les longs appels téléphoniques avec les copines ou les membres de ma famille dont j’apprécie leur soutien.

En soirée, avec la fatigue, l’agitation des filles, mon manque de patience, le lait arrive moins vite. J’ai bien tenté le DAL, le Dispositif d’Aide à la Lactation pour amener le lait par une sonde dans la bouche quand elle tète, mais même la plus petite sonde lui est insupportable. En outre, sa force d’aspiration est très faible, elle peine à en boire le contenu. Alors, je choisis la patience, je prends ce temps qui semble très long pour le transfert de chaque goutte de lait et ce temps si court, très court que je m’octroie uniquement pour moi. Le peau-à-peau nous aide à réparer cette longue période de séparation, ces longs mois de couveuse où le toucher était rare, je sens que ce contact prolongé est nécessaire pour faciliter la connaissance de l’une et de l’autre.

J’appelle des consultantes en lactation, elles cherchent, lisent et proposent différentes astuces qui pourraient convenir à notre Mistinguette.

Le 5 juin, je suis allée consulter LA pédiatre référente en allaitement dans notre région. Elle nous connait bien et a toujours les mots qui nous rassurent, parce que je suis toujours inquiète quant à la prise de poids de Victoria, j’ai peur qu’elle n’ait pas suffisamment de lait. La rencontre avec un pédiatre de la maternité m’avait déstabilisée, il assurait de manière déterminée qu’un rythme de tétée était nécessaire. Victoria pèse 3,5 Kg, le poids d’un enfant à terme, avec ses soucis de succion-déglutition, je crains que les doses de lait ingérées soient nettement inférieures à ses besoins. En lui proposant plus souvent, elle est moins fatiguée, et boit à la demande. J’utilise la méthode de la compression mammaire quand je sens la miss déglutir moins fréquemment, l’écoulement du lait continue par lui-même, et Victoria peut avaler encore quelques gorgées, c’est toujours ça de pris.

J’ai entendu un jour un prédicateur : « dans toute situation difficile, il y a toujours une lueur d’espoir quelque part, un médicament qui apaise, une parole encourageante, ou une bienveillance. » Mon étincelle, c’est la visite ce matin de la kiné, souvent présente au moment du fond d’œil, l’examen que les bébés ne supportent pas. Victoria en rentrant, a les yeux explosés, rougis par l’examen précédent, mais suit et attrape les objets présentés par la kiné. La motricité se met en place, c’est super, on ne se verra peut-être pas le mois prochain parce qu’il n’y en aura probablement pas besoin. Je m’accroche à chaque bonne nouvelle et je la garde précieusement au fond de moi pour les moments délicats.

Je pèse Victoria à ses 5 mois ½, incroyable, 300g en 10 jours. Poids actuel : 3,9 Kg, elle a bien grossi ! Elle a pris 30g par jour, le minimum étant de 17g par jour, je suis complètement rassurée, j’ai la quantité de lait dont elle a besoin pour sa croissance. Je me sépare de la balance louée depuis sa naissance. Mon moral est au beau fixe.

Le 6 juillet, à mon réveil, je n’ai qu’une idée en tête, partir vers cette grande fête de famille à quelques heures de route. Le temps est radieux, les rayons du soleil me chauffent et me réchauffent ! A notre arrivée, nous sommes accueillis comme des rois, les invités nous ont attendus pour la grande photo familiale ! Je converse avec un cousin parti à Hong-Kong que je n’ai pas vu depuis 10 ans. Il est l’heureux Papa de grands garçons de 9 ans, nés prématurément, maintenant plein de santé et dynamiques. Quelle joie !

 

« Si chacun s’enferme chez soi parce qu’il craint la pluie, alors les saisons passent de façon monotone, chacun reste à l’abri des plus beaux états d’âmes de la nature qui, dans l’âme humaine, s’appellent les passions. »

Jade et les sacrés mystères de la vie, François Garagnon.

Crédit photo : Myriam Dutilleul

 

 

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Une maman déterminée à allaiter malgré les difficultés https://www.leblogallaitement.com/une-maman-determinee-a-allaiter-malgre-les-difficultes/ https://www.leblogallaitement.com/une-maman-determinee-a-allaiter-malgre-les-difficultes/#comments Thu, 09 Jul 2015 13:26:07 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1142 Voici le témoignage bouleversant d’une maman qui nous a écrit son histoire spontanément lors du retour de son tire-lait. Une fois de plus, ce qui ressort, c’est l’importance du soutien, autant des professionnels que de l’entourage, car l’allaitement, c’est comme la vie, ce n’est pas toujours simple… Même si un premier allaitement s’est très bien … Continuer la lecture de Une maman déterminée à allaiter malgré les difficultés

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Voici le témoignage bouleversant d’une maman qui nous a écrit son histoire spontanément lors du retour de son tire-lait. Une fois de plus, ce qui ressort, c’est l’importance du soutien, autant des professionnels que de l’entourage, car l’allaitement, c’est comme la vie, ce n’est pas toujours simple… Même si un premier allaitement s’est très bien passé, les suivants peuvent être difficiles, et il faut alors trouver la bonne personne pour nous aider. Mais que de joie ensuite, lorsque les obstacles sont passés. Joie d’avoir réussi ensemble, et santé pour le bébé, car souvent, plus il y a de problèmes, plus le bébé a besoin d’être allaité. Et pour la femme, c’est une étape importante dans sa vie à elle : elle a grandi et mûri au cours de ces difficultés, elle s’est construite et a affirmé sa personnalité.

Ma fille aînée vient d’avoir sept ans, cela fait donc sept ans que j’allaite, que chaque jour de ces sept dernières années, j’ai donné le sein à un enfant, ou deux, chaque jour…
C’est avec elle que j’ai découvert l’allaitement, bien briefée par d’autres mamans via un forum Internet. J’ai vécu un démarrage très serein, les “journées de pointe” se sont passées sans inquiétude, et j’ai énormément apprécié d’avoir été BIEN INFORMEE à l’avance. C’est une chose qui me paraît fondamental et qu’on ne dit peut-être pas assez aux jeunes mamans… car si allaiter est “naturel”, allaiter n’est pas “culturel” et cette culture fait vraiment défaut, le fait d’avoir vu, ou pas, des mamans allaiter leurs enfants ne fait pas partie du vécu de beaucoup de jeunes femmes avant l’accueil de leurs propres enfants.

Mon premier fils est né vingt mois et demi plus tard. J’allaitais encore ma fille, je les ai co-allaités, avec plus ou moins de bonheur, des moments difficiles, notamment un sentiment de solitude, d’isolement… Mais globalement nous en avons été très heureux ! Nous avons notamment beaucoup apprécié la sérénité, la facilité de l’allaitement d’une part. Par exemple, lorsqu’un enfant était malade, il cessait toute prise alimentaire autre que le sein, dormait, et guérissait vite et paisiblement… D’autre part, lors de nos voyages à vélo avec la tente, le matin les enfants tétaient, et n’avaient pas besoin de manger autre chose avant le milieu, voire la fin de la matinée. Je ne me suis pas toujours sentie à l’aise à l’idée d’allaiter les deux enfants en même temps en public ! Et cela, de fait, arrivait rarement, c’était plutôt réservé au lit le matin, je crois (les souvenirs s’estompent… je ne suis plus bien sûre de comment c’était !)

Mais avant cette sérénité, il y en a eu, des difficultés. Dès la naissance, mon fils régurgitait beaucoup. A la maternité, il y avait déjà des rejets, une toute petite tache blanche… je me suis rappelé bien plus tard le volume de l’estomac d’un nouveau-né : en fait il rejetait déjà, parfois, TOUT ce qu’il avait ingurgité… Mon petit garçon pleurait beaucoup, grandissait peu, n’avait pas très bonne mine… Je voyais cela, mais le médecin ne l’a pas vraiment pris au sérieux, la sage-femme n’était pas assez disponible à ce moment-là, et avec quelque part en moi la peur d’être jugée sur le co-allaitement, je n’osais pas trop m’ouvrir sur mes peurs et mes difficultés… Lorsqu’il avait deux mois et demi, à un moment, j’ai littéralement vu “fondre” mon fils. En une journée j’ai vu ses cuisses et ses joues se vider, je lui ai mis les couches lavables au réglage pour nouveau-né… Je l’ai vu non seulement régurgiter, mais aussi vomir (spasme). Il tétait alors toutes les deux à quatre heures en journée, et rejetait parfois longtemps après les tétées. Je savais qu’il ne pouvait pas s’agir du fait que je n’aie “pas assez de lait” pour lui, vu les flaques gigantesques qu’il pouvait produire…

A ce moment-là, je l’ai “mis sous perfusion” au sein : j’ai commencé à le porter constamment (dix à quinze heures par jour), en écharpe, en sling, devant, sur le côté, sur le dos – auparavant je le portais déjà en écharpe, mais deux-trois heures par jour. Je l’ai porté donc beaucoup plus contre moi, toujours en position verticale assis-accroupi (jamais allongé en hamac) en assise profonde, le mettant au sein chaque fois qu’il réclamait. Je n’ai jamais compté, mais il venait au sein je crois autour de quarante fois en vingt-quatre heures. Il a très vite repris du poids, les tétées nocturnes qui étaient déjà assez espacées (cinq-six heures) sont revenues toutes les deux-trois heures, je l’avais contre moi la nuit, et globalement cette période a été vraiment très satisfaisante ! Le fait d’avoir pris les choses en main, d’avoir su faire le nécessaire pour que mon bébé aille mieux, et moi aussi, m’a vraiment fait beaucoup de bien. Le contexte était très difficile, mon mari qui avait toujours été présent, s’est mis à enchaîner les déplacements professionnels à l’étranger.

Et, de mon côté j’ai commencé à prendre conscience que l’accouchement ne s’était pas bien passé contrairement à ce que je disais au départ. En fait je l’avais très mal vécu, la sage-femme avait été intrusive et désagréable. A partir de mon retour de couches (après quinze mois d’aménorrhée) et jusqu’à ce que je retire mon Dispositif Intra-Utérin (deux ans et deux mois après ce deuxième accouchement), le signe par lequel je savais que mes règles commençaient, était non pas une sensation de contraction ou d’écoulement, ou une douleur au bas-ventre, mais un flash-back de l’accouchement. A chaque cycle un nouveau souvenir qui refaisait surface. Toucher vaginal atrocement douloureux, refus de la sage-femme de m’aider à me positionner pour l’expulsion, refus de la sage-femme de me laisser prendre mon bébé lorsque je l’ai expulsé… Avec cet accouchement très mal vécu et toute cette violence ressentie, je suis devenue violente avec ma fille aînée, j’avais l’impression de devenir un monstre, aux antipodes de la maman que j’étais jusque-là, et de celle que je souhaitais être ! Et l’attachement à mon petit garçon qui pleurait tant était difficile… J’ai énormément apprécié d’être complètement habituée au portage et à l’allaitement, je n’étais pas capable de l’allaiter ou de le porter avec plein d’amour, d’affection et d’attendrissement, j’avais le sentiment de le faire de façon un peu automatique, mais je le faisais. Et quand les choses se sont posées, apaisées, peu à peu, toute cette routine déjà bien installée, j’ai pu la remplir d’une vraie relation consciente et tendre. Ouf…

Ma grande avait cinq ans et trois mois, mon fils trois ans et demi, lorsque est née notre troisième enfant, une fille. Nous avions longuement préparé, avec notre sage-femme, la naissance de notre deuxième enfant, et finalement, nous étions “mal tombés” à l’hôpital, avec une sage-femme avec qui ça s’était si mal passé humainement (médicalement, accouchement parfait, dans mon dossier… bien qu’après un toucher très douloureux, le travail se soit complètement arrêté pendant une heure…), nous nous étions sentis vraiment trahis. Ce troisième enfant, au moment de sa conception nous avons parlé du cadre où elle naîtrait : la maison, mais dans notre secteur, pas de sage-femme pour accoucher chez soi. Nous avons donc opté pour un accouchement en plateau technique avec une sortie quelques heures après l’accouchement.

La naissance a failli être déclenchée à J+7…
Mais finalement, le travail s’est mis en route spontanément ce jour-là. Puis nous sommes rentrés.
Notre sage-femme est passée le lendemain…
Puis de nouveau à trois jours, un soir, pour faire le Guthrie.
Un moment atroce ; on faisait mal à mon bébé (piqûre + pressage de la jambe et du pied), ça a duré vingt minutes de hurlements de notre petite fille.
Bébé qui, pendant les vingt heures qui ont suivi, n’a pas voulu téter… La montée de lait s’était faite, mes seins étaient près à éclater… Ma grande ne tétait plus depuis peu, mon fils tétait encore un peu ; je lui ai demandé de m’aider en tétant un peu, mais j’avais tellement mal que j’ai été désagréable avec lui. Après ça, il a tété encore une fois seulement, et c’est comme ça que s’est terminé l’allaitement pour lui. Ma grande a  bien voulu téter un peu pour me rendre service, elle aussi, mais elle ne savait déjà plus bien téter. Etonnant réflexe, si puissant chez le tout-petit, si présent pendant plusieurs années, et qui peut disparaître si vite… Quelques semaines…

Notre petit bébé, à la fin de la journée suivante, a repris mon sein. Soulagement…
Mais la balance, jour après jour, indiquait les mêmes chiffres. Les mêmes chiffres. Encore les mêmes chiffres… Nous voyions les bonnes petites joues disparaître, les jolis cuissots potelés se vider…
Quand ma toute petite fille tétait, le lait jaillissait avec force, j’étais bien inondée de l’autre côté. Ma fille faisait des selles vertes…
Avec mon expérience et mes connaissances d’allaitement, je n’ai pas compris ce qui se passait.
Mon amie mère et doula n’a pas compris ce qui se passait.
Notre sage-femme n’a pas compris ce qui se passait.
On a pensé à un réflexe d’éjection fort, on a pensé à un manque de “lait gras”…

C’était la semaine mondiale de l’allaitement maternel, il y avait chaque jour réunion à l’hôpital avec une consultante en lactation, j’y suis allée. Pendant toute la réunion, la consultante nous a observées, ma fille et moi. Et à la fin elle m’a dit : vous n’avez pas assez de lait. Votre bébé tète, le lait jaillit, mais ça s’arrête tout de suite. Vous avez assez de lait pour un nouveau-né, mais votre bébé n’est plus un nouveau-né (elle avait dix jours), elle a besoin de plus. Il faut absolument relancer votre lactation, et il faut complémenter votre bébé, c’est urgent. (c’est une fervente défenseure de l’allaitement, que j’ai connue quand mon aînée avait cinq jours, et qui expliquait les modifications de la flore intestinale induites par l’introduction de lait artificiel : donc elle ne conseillait pas “à la légère” de donner des compléments !)
Savez-vous où louer un tire-lait ? m’a-t-elle demandé.

-Euh, oui, en pharmacie…

– Non, contactez “Grandir Nature”, je vous donne leur numéro, il vous faut un tire-lait double pompage (par précaution notre sage-femme m’avait déjà fait une ordonnance), appelez-les tout de suite vous l’aurez peut-être demain.

J’ai appelé, on m’a rappelée deux-trois minutes plus tard, il était 16h55, vu la situation on m’a d’abord demandé mon adresse, le colis est parti, ensuite seulement on m’a demandé mes coordonnées bancaires, je m’en souviens bien ! Et le lendemain à neuf heures, le tire-lait était à la maison.

Le temps de commencer à mettre en place les tétées supplémentaires au tire-lait, et l’introduction des compléments, ce n’était pas évident comme organisation, et notre petite fille n’allait pas bien ; elle semblait défaillir par instants, hypotonique subitement, c’était très impressionnant. Notre sage-femme, partant en congé, avait passé le relais à la puéricultrice de la PMI, qui après avoir vu Justine, nous a invité à nous rendre à l’hôpital.
Mon bébé et moi avons été hospitalisées trois jours, le temps de mettre en place l’utilisation du tire-lait une à deux fois par nuit, quatre à cinq fois par jour, de mettre en place les compléments par DAL( dispositif d’aide à la lactation) , selon la quantité qu’elle avait pris je pouvais la laisser téter au tuyau, ou la “gaver” en plaçant le flacon plus haut que sa bouche pour que ça coule tout seul… je devais la peser avant-après chaque chose (tétée, complément, change…)…
Nous sommes rentrées à la maison, j’ai appelé mes parents au secours pour venir s’occuper de TOUT, et moi, je mangeais, je dormais, et je tirais mon lait et en donnais à mon bébé. Je ne comprenais pas tout, il y a eu un moment où elle a semblé refuser mon sein, alors je tirais mon lait, toujours, mais tout cette fois, et mon homme lui donnait “à téter” au petit doigt… Comme j’ai pleuré cet allaitement ! Et si je devais ne pas pouvoir allaiter mon bébé, acheter du lait, lui donner des biberons, chercher un lait qu’elle digère (elle montrait déjà pas mal de symptômes d’intolérance au lait de vache, comme son frère)… Comme j’ai douté, est-ce que j’ai raison de m’échiner à vouloir relancer cette lactation ? Ai-je raison de consacrer tant d’énergie à cela, au prix de négliger mes aînés ?

J’étais très, très bien entourée. Des épaules pour pleurer, des bras pour me serrer fort et tendrement, des mamans pour que ma fille ne reste jamais la dernière à l’école, mais aille au parc pour jouer avec les copains… Jamais personne ne m’a dit “mais ce n’est pas grave de donner le biberon” ou quoi que ce soit du genre. Et quand, voyant que ma lactation avait du mal à reprendre, que je tirais si peu de lait, que je n’allais plus avoir assez pour donner les compléments nécessaires à mon bébé, mon amie me renvoyait plein de courage, d’enthousiasme, de soutien. Elle savait me redonner énergie et motivation.

J’ai eu de grosses montées de lait, trois fois je crois, de nouveau les seins bien pleins, le lait qui coule à flot, mais trois fois cela s’est de nouveau “tari” en quelques heures (retour à des seins “vides” et une production de très petite quantité de lait). Et la prise de poids de notre petite fille était plutôt faible et lente, les compléments étaient indispensables, chaque jour.

Notre fille était née le 7 octobre. J’ai dû tirer mon lait trois à six fois par vingt quatre heures du 20 octobre environ, au 31 décembre.
Et le miracle s’est produit au changement d’année… Des seins bien pleins, mon bébé qui tète, puis de nouveau des seins bien pleins. J’ai encore tiré quelques jours, puis de moins en moins, et les tétées sont devenues suffisantes pour notre fille, elle n’avait plus besoin de complément.

Depuis, je n’ai plus tiré mon lait que deux ou trois fois, lors d’engorgements légèrement douloureux, afin de bien drainer la zone douloureuse.

Je n’avais plus besoin de mon tire-lait, j’espère qu’il n’a manqué à personne : je ne me suis pas sentie capable de le rendre plus tôt…

Maintenant je n’ai vraiment plus peur 🙂
Notre petite fille tète encore jour et nuit, elle a 20 mois et demi.

Elle n’a reçu du lait que deux fois au biberon : elle s’étouffait, s’étranglait, alors qu’au petit tuyau (en DAL), à la cuillère ou au gobelet cela se passait beaucoup mieux.

Voilà.
Pour moi, l’allaitement ce n’est pas du tout juste un mode d’alimentation du nouveau-né. C’est une relation et un mode de vie, aussi.
Grâce à ces moments si difficiles, je savoure chaque tétée, je me réjouis chaque jour d’allaiter ma fille. Je savais ce que j’avais à perdre lorsque j’ai cru devoir renoncer à l’allaitement, je suis très heureuse d’avoir persévéré !

Merci pour ce que vous faites pour l’allaitement, pour les femmes qui allaitent, pour les bébés qui tètent !

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Relactation : suite de l’histoire! https://www.leblogallaitement.com/relactation-suite-de-lhistoire/ https://www.leblogallaitement.com/relactation-suite-de-lhistoire/#respond Thu, 05 Feb 2015 15:47:56 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1079 Voici deux mois et demi maintenant que j’accompagne Fanny(°) et Simon(°), dont je vous ai parlé dans l’article sur les inconvénients de la prise de pilule pendant l’allaitement . La lactation de cette maman avait énormément diminué suite à cette prise médicamenteuse et la production de lait recommençait tout doucement à se rétablir, il y a … Continuer la lecture de Relactation : suite de l’histoire!

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Voici deux mois et demi maintenant que j’accompagne Fanny(°) et Simon(°), dont je vous ai parlé dans l’article sur les inconvénients de la prise de pilule pendant l’allaitement . La lactation de cette maman avait énormément diminué suite à cette prise médicamenteuse et la production de lait recommençait tout doucement à se rétablir, il y a un mois. Mais la situation était bien précaire… Voyons ensemble comment elle a évolué.

Le DAL, ça ne fonctionne pas toujours…

Nous avions laissé Fanny prête à débuter la mise au sein avec le DAL (Dispositif d’aide à la lactation ). Malgré plusieurs essais à des moments différents et pendant des périodes d’éveil calme, Simon le refusait à chaque fois. Il arrêtait de téter à chaque fois que Fanny essayait de lui introduire la sonde dans la bouche. Le voir s’énerver lors de la tétée l’éprouvait beaucoup, elle souhaitait, comme toutes les mères, que les tétées soient calmes et détendues.

Une valeur sûre : le sein

Un beau jour, Fanny décide donc d’arrêter le DAL et d’essayer de mettre plus souvent son bébé au sein. Cela semble porter ses fruits: quelquefois les tétées sont bien franches, elle l’entend déglutir pendant dix bonnes minutes. D’autres fois, ce sont seulement des petites tétées câlins.

Parallèlement à ces tétées, Fanny exprime son lait une fois dans la journée. Les quantités augmentent bien mais Simon reste complété avec du lait de préparation pour nourrissons (PPN) plusieurs fois dans la journée. On peut dire que cela ne se passe pas si mal finalement. Vu d’où ils viennent, mieux vaut cet allaitement mixte que rien du tout!

La reprise du travail complique souvent les choses

Un bon rythme s’installe mais ce répit est de courte durée, car la reprise du travail approche. Simon commence la période d’adaptation à la crèche.

Nous décidons ensemble qu’il va prendre les PPN en crèche pour qu’à son retour, il puisse bien téter.

Durant ces absences, Fanny tire son lait une à deux fois et les quantités augmentent régulièrement.

Et voici le jour J. Fanny bouleversée, se réveille ce matin-là pour reprendre le travail à contre-coeur. Mais, alors qu’elle ne s’y attendait pas du tout, Simon rajoute une tétée au petit matin, une tétée sans compléments… qui se prolonge pour leur plus grand plaisir à tous les deux.

Extraordinaires bébés, qui comprennent tout, absolument tout! Ces tétées du matin rajoutées au programme vont permettre à l’allaitement de se fortifier.

Mais on trouve toujours des solutions

Après quelques jours, Fanny, qui a repris le travail à temps partiel, trouve un petit rythme. Simon est allaité à la demande lors de ces jours de repos et en mixte lors des jours de travail.

La production reste insuffisante pour le satisfaire complètement mais Fanny est déjà très fière de son parcours.

Elle réfléchit toujours à un éventuel congé parental. Simon lui manque beaucoup lors de ses jours de travail et elle se laisse la possibilité de penser qu’avec le temps, elle pourra le satisfaire complètement. Tous nos vœux, Fanny, et bravo petit Simon, pour ta pugnacité!

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée.

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Un DAL fait maison https://www.leblogallaitement.com/un-dal-fait-maison/ https://www.leblogallaitement.com/un-dal-fait-maison/#comments Tue, 09 Sep 2014 12:57:36 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=915 Cette semaine, le billet va être un peu plus technique, mais cela en vaut vraiment le coup (et le coût !). Si vous n'êtes pas directement concernée, cette information pourra peut-être aider une autre maman dans la difficulté.     A quoi sert le DAL ?   Le DAL ou dispositif d'aide à la lactation est … Continuer la lecture de Un DAL fait maison

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Cette semaine, le billet va être un peu plus technique, mais cela en vaut vraiment le coup (et le coût !). Si vous n'êtes pas directement concernée, cette information pourra peut-être aider une autre maman dans la difficulté.

 

 

A quoi sert le DAL ?

 

Le DAL ou dispositif d'aide à la lactation est indiqué dans certains cas où les bébés ont besoin de plus d'apports .

C'est le cas par exemple des enfants prématurés ou quand le bébé prend insuffisamment du poids.

Le DAL peut également être utilisé dans certains cas de relactation ou lors d'une adoption.

Le DAL permet au bébé de préserver sa succion intacte, en écartant radicalement le risque de préférence sein-tétine, qui perturbe quantité d’allaitements.

 

Comment est fait un DAL du commerce?

 

Le DAL est un récipient muni d'une sonde d'alimentation. 

Il comprend un récipient, un tour de cou, 3 valves avec des tuyaux fixés de tailles différentes (petit, moyen, grand) qui permettront d'avoir un débit plus ou moins important et une bague de maintien.

 

 

Comment le fabriquer soi-même?

 

kit DAL fabriqué

On utilise un biberon comme récipient, une tétine dont on a élargi le trou comme moyen de maintien et une sonde d'alimentation de petit diamètre.

L'embout fin est glissé dans la tétine, une des extrémités placée près du mamelon. L’idéal est de le fixer sur le sein avec un sparadrap qui s’enlève facilement.

De l'autre côté, l'extrémité est introduite dans le récipient (le capuchon de l'embout peut-être coupé) et la bague soutenant la tétine est visée sur le biberon.

Si vous n’avez pas de biberon, vous pouvez utiliser n’importe quel récipient bien nettoyé (qu'on puisse le fermer est un plus) et attacher la sonde sur ce récipient avec du sparadrap.

 

DAL fabriqué

 

Comment l'utiliser?

 

Comme pour toutes les tétées, la maman s'installe confortablement. Le récipient sera posé à côté d'elle, pas plus haut que le sein.

Suivant l'indication du professionnel de santé qui accompagne, l'embout est soit directement placé avant la prise en bouche, soit en cours voire en fin de tétée.

Utilisé en début de tétée, il sera installé de telle manière que le bout de la sonde ne dépasse pas le bout du mamelon, on pourra la maintenir avec un sparadrap collé sur le sein (comme sur la photo).

En milieu ou fin de tétée, l'embout sera juste glissé à la commissure des lèvres, de façon à ce que bébé l'ait bien en bouche mais pas trop non plus.

Grâce à ce dispositif, votre enfant aura son apport complet. Quand il tétera, il aura le lait de votre sein mais aussi par aspiration celui du biberon. Cela aidera également le sein à produire plus.

Il est préférable d'utiliser le DAL à chaque tétée jusqu’à obtention des résultats escomptés (bonne prise de poids par exemple) .

 

Un plan B, l’alimentation au doigt

 

Quand le bébé ne peut pas être mis au sein, soit parce qu'il le refuse, soit parce que la mère doit prendre un traitement médical incompatible avec l'allaitement, on peut adapter ce dispositif sur le doigt (l’index est conseillé en général) car la succion du doigt est proche de celle du sein.

Cependant, il faudra veiller à avoir les mains propres, les ongles courts. On caressera les lèvres pour faire ouvrir la bouche et introduire doucement le doigt pulpe vers le haut, suffisamment loin pour déclencher le réflexe de succion mais pas trop.

Bien sûr, une autre personne que la maman peut donner le DAL au doigt, si cette personne connaît bien le bébé et est acceptée par lui. L’oralité du bébé doit absolument être préservée !

 

L'utilisation d'un DAL que ce soit au sein ou au doigt demande un peu de dextérité c'est pourquoi il faut adhérer au principe et ne pas se forcer à l'utiliser.

Son utilisation est à discuter au cas par cas avec un professionnel de l'allaitement qui pourra évaluer la nécessité ou non de le mettre en place.

 

 

Un entretien facile

 

Le biberon et la tétine seront lavés normalement avec de l'eau savonneuse. Le tuyau doit être rincé d’abord à l’eau froide pour éviter que les graisses du lait ne s’y incrustent, puis à l'eau chaude et savonneuse, et enfin rincé à l’eau claire. On peut utiliser pour ce faire une seringue de vingt millilitres qui s'adapte parfaitement à l'embout.

Il est conseillé de changer régulièrement de tubulure.

 

 

Les jours prochains, je vous relaterai l’expérience d'une maman avec un DAL fabriqué maison.

 

 

Un merci particulier à notre couple maman-bébé pour la série de photos.

 

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