engorgement | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Wed, 31 May 2023 10:53:13 +0000 fr-FR hourly 1 Comment réagir lors d’un engorgement mammaire ? https://www.leblogallaitement.com/comment-reagir-lors-dun-engorgement-mammaire-2/ https://www.leblogallaitement.com/comment-reagir-lors-dun-engorgement-mammaire-2/#respond Wed, 10 May 2023 14:46:14 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2306 Voici un article écrit par Elise Dufour, sage-femme. Il peut arriver durant l’allaitement que les seins deviennent très tendus et douloureux, on parle alors d’engorgement mammaire. Cela peut se produire lors de la montée de lait, ou encore lorsque votre bébé tète moins souvent que d’habitude, et également lors d’un sevrage trop rapide. L’engorgement n’est … Continuer la lecture de Comment réagir lors d’un engorgement mammaire ?

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Voici un article écrit par Elise Dufour, sage-femme.

Il peut arriver durant l’allaitement que les seins deviennent très tendus et douloureux, on parle alors d’engorgement mammaire. Cela peut se produire lors de la montée de lait, ou encore lorsque votre bébé tète moins souvent que d’habitude, et également lors d’un sevrage trop rapide.

L’engorgement n’est que la première étape d’un processus amenant des complications (de la mastite à l’abcès du sein, pouvant nécessiter une intervention chirurgicale). Il ne faut pas compter sur le fait qu’un engorgement va se résoudre spontanément, il est conseillé de réagir rapidement afin de ne pas prendre le risque de complications.

Que faire lors d’un engorgement ?

On peut avoir l’image d’un léger excédent de lait dans les canaux qu’il va falloir évacuer, puis d’actions à mener pour apaiser l’inflammation.

Faire couler « l’excédent » de lait

Votre premier réflexe doit être de faire téter le bébé. Même s’il est somnolent ou s’il a mangé, on lui propose le sein.

Si votre bébé ne veut pas téter, il va falloir faire couler vous-même votre lait. Chaleur et massage doux vont aider l’évacuation du lait. Vous pouvez poser des gants chauds ou des bouillottes sur la poitrine, ou encore aller sous la douche. Vous allez en douceur exprimer votre lait de manière manuelle. Index et pouce bien écartés, plus largement que votre aréole, vous rentrez dans la profondeur du sein, contre votre cage thoracique, en maintenant le même écart entre les doigts. Puis en restant dans la profondeur, vous rapprochez vos doigts l’un de l’autre, en direction du centre du sein, puis enfin, en gardant les doigts rapprochés, vous remontez vers la partie superficielle du sein. Des gouttes de lait apparaissent au niveau du bout de sein, et éventuellement des jets de lait après quelques minutes. Vous pouvez pratiquer l’expression manuelle jusqu’à assouplissement des seins.

EXPRESSION MANUELLE

Des fois, le sein est tellement tendu que le bébé ne parvient plus à téter, et l’expression manuelle devient impossible et trop douloureuse. Dans ce cas, vous pouvez essayer la méthode du « verre d’eau chaude », qui fonctionne lorsque les seins sont très tendus. Dans la salle de bain, poitrine nue, vous remplissez un verre d’eau chaude mais non brûlante, à ras bord. Vous plongez le bout de sein dans le verre, et vous plaquez ce verre complètement contre votre sein, en appuyant suffisamment pour éviter les fuites, et en redressant le buste. Vous pouvez masser doucement le sein, et un flux de lait devrait apparaître dans le verre. L’écoulement se passe alors en douceur, et vous le prolongez en massant légèrement jusqu’à assouplissement de la poitrine.

Apaiser l’inflammation

Une fois les seins assouplis, vous allez pouvoir lutter contre l’inflammation locale, comme vous le feriez lors d’une entorse par exemple.

Vous pouvez appliquer du froid sur la poitrine : gants froids, poches réfrigérées (exemple de « fait maison » : vous pouvez imbiber des serviettes hygiéniques ou des couches avec de l’eau, essorez le surplus, et mettez- les sur la tranche avec une forme arrondie au congélateur quelques heures).

Vous pouvez réaliser des cataplasmes d’argile, en couche bien épaisse.

Le chou fonctionne très bien également. Prenez un chou à feuilles, qui a été conservé un peu au réfrigérateur. Placez des feuilles de chou dans votre soutien-gorge de manière à envelopper complètement les seins, puis changez après quelques heures.

Si vous avez une prescription médicale, ou une absence de contre-indication, vous pouvez prendre des anti-inflammatoires (demandez conseil à votre médecin), de préférence pendant les repas.

Que faut-il éviter de faire ?

Il ne faut pas avoir recours à une restriction hydrique. Buvez normalement, c’est-à-dire environ 2 litres par jour pendant l’allaitement.

Il ne faut pas comprimer la poitrine. Il est conseillé de porter un soutien-gorge d’allaitement jour et nuit, de taille adaptée.

Et vous l’aurez compris je l’espère, il est formellement déconseillé d’arrêter l’allaitement ou d’arrêter de faire téter un sein engorgé. Au contraire, il faut particulièrement insister pour bien faire téter les seins engorgés afin de les drainer. Arrêter l’allaitement serait dommage pour votre bébé mais surtout ne ferait qu’empirer l’engorgement, et conduirait à l’apparition de complications.

Que faire en cas de persistance ou d’aggravation de l’engorgement ?

En cas de persistance ou d’aggravation de votre engorgement mammaire, contactez sans délai des professionnels de l’allaitement comme les sages-femmes ou les consultantes en lactation, afin d’être accompagnée rapidement tout en préservant votre allaitement.

Références bibliographiques : pour en savoir plus sur l’engorgement

La Leche League : engorgement
La Leche League : revue de littérature concernant le recours au chou
Recommandations nationales de l’ANAES : page 120

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SOS : maman en grande difficulté recherche conseils avisés https://www.leblogallaitement.com/sos-maman-en-grande-difficulte-recherche-conseils-avises/ https://www.leblogallaitement.com/sos-maman-en-grande-difficulte-recherche-conseils-avises/#comments Thu, 06 Oct 2016 13:52:56 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1446 Combien de mamans se sentent mortifiées de ne pas réussir à suivre les conseils des personnes ressource en allaitement ? Si la personne aidante vient aux nouvelles quelques jours après leur entrevue, beaucoup de mamans lui avouent honteusement ne pas « avoir pu » suivre leurs conseils. En parallèle, un nombre important de conseillères se … Continuer la lecture de SOS : maman en grande difficulté recherche conseils avisés

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Combien de mamans se sentent mortifiées de ne pas réussir à suivre les conseils des personnes ressource en allaitement ? Si la personne aidante vient aux nouvelles quelques jours après leur entrevue, beaucoup de mamans lui avouent honteusement ne pas « avoir pu » suivre leurs conseils.

En parallèle, un nombre important de conseillères se demandent, s’attristent et s’offusquent même de constater que leurs recommandations n’ont pas été suivies. D’autant que parfois, ne pas parvenir à initier un changement dans une situation donnée  peut se révéler très problématique, et déclencher une pathologie mammaire, ou induire un stade plus avancé de la pathologie qui nécessitera une prise en charge médicale plus intrusive.

Des mots que j’adresse aujourd’hui aux personnes ressources et soignants et aux mamans et familles pour que des mères reprennent confiance en elles et puissent dépasser le cap, et pour que les soignants et bénévoles soient avertis et adaptent leur soutien.

Un constat premier est celui que la future maman dans son 3ème trimestre et la jeune accouchée dans les premières semaines postpartum sont naturellement dans un état pro‐inflammatoire (1). De récentes recherches en psycho‐neuro‐immunologie nous apprennent que tout stresseur psychologique et / ou physique peut déclencher une réponse inflammatoire de laquelle découlera un état dépressif.

La psycho-neuro-immunologie (PNI) est une science en plein essor. Des études ont constaté que l’inflammation était l’un des facteurs impliqués dans la pathogenèse de la dépression. Au départ, les chercheurs ont considéré que l’inflammation n’était que l’un des facteurs de risque parmi de nombreux autres. Toutefois, les recherches les plus récentes suggèrent un nouveau paradigme : le stress physique et psychosocial augmente le niveau d’inflammation. L’inflammation ne serait donc plus un simple facteur de risque, mais LE facteur de risque sous-jacent à tous les autres. Le niveau d’inflammation est significativement plus élevé pendant le dernier trimestre de la grossesse, ce qui rend la femme particulièrement vulnérable. En outre, l’adaptation au rôle de mère (manque de sommeil, douleur, etc.) augmente le stress, qui, à son tour, accroît l’inflammation. Ce nouveau paradigme permet de répondre à une question importante : pourquoi les facteurs de stress physiques ou psycho-sociaux augmentent-ils le risque de dépression ?

L’allaitement, on le sait,  joue un rôle majeur dans l’état émotionnel de la mère. Des études ont montré qu’il avait un impact calmant, qu’il abaissait le taux sanguin des hormones de stress, et la réactivité maternelle au stress. Il est donc particulièrement important de le protéger. (2)

Prenons l’exemple d’une maman souffrant de crevasses. La crevasse est une lésion, accompagnée d’un état de stress et d’une sensibilité allant de légère et supportable à une douleur à la limite du tolérable. Cette crevasse, porte d’entrée aux microbes, fait qu’une réaction du système immunitaire se déclenche sur un corps prédisposé à l’inflammation. Au système immunitaire activé, ajoutons les facteurs stressants que sont la douleur, l’angoisse de la tétée présente et de la prochaine, et poursuivons avec les effets chimiques et hormonaux qui découlent de tout ce processus…

Vous avez deviné : une mère qui souffre de crevasse(s) se retrouve dans un état dépressif temporaire, qui n’a rien à voir avec la dépression post-partum ni le baby‐blues, et cet état disparaîtra dès que la crevasse sera traitée.

Ainsi, nous, soignants ou accompagnants bénévoles sommes aux côtés de la maman en détresse, la conseillons en connaissance de cause. Nous l’abreuvons d’instructions qu’elle ne peut mémoriser totalement et efficacement. La maman se trouve très vite face à un mur insurmontable : « Tout ça à changer ? Je ne pourrai pas ». En effet, le propre d’un état dépressif est que tout devient un obstacle toujours trop important pour être dépassé. La crevasse empirera l’inflammation, de même que l’état dépressif entraînant la mère dans un cercle vicieux qui peut mener au sevrage pur et simple. Avec le sevrage, la cicatrice guérit puisque le mamelon n’est désormais plus abîmé, et avec la guérison de la crevasse, l’état dépressif lié à l‘inflammation disparaît ; la maman se trouve enfin libérée, plus de douleur et enfin « bien dans sa tête ».

Une des solutions efficace consiste à rechercher et trouver avec l’aide d’une personne compétente la cause du « rabotage »  du mamelon qui va permettre que la crevasse guérisse, que l’allaitement soit maintenu, que la douleur disparaisse, et de fait en supprimant tous ces facteurs stressants, que cet état dépressif temporaire s’efface.

Si l’on considère maintenant le cas d’une mastite, la maman se trouve directement en état inflammatoire (et non forcément en état infectieux). La mastite peut être accompagnée de crevasses. L’état inflammatoire de la mastite génère le même processus au niveau changement d’humeur que l’inflammation liée à la crevasse. Il faut vider le sein atteint le plus profondément, le plus souvent possible, alternant massages, tétées, extraction manuelle/pompage, et ne pas attendre que ce sein se re‐remplisse pour le vider à nouveau. Ne pas oublier que l’autre sein doit être vidé également pour ne pas tomber malade à son tour.

Toutes ces informations et conditions peuvent submerger la maman. Elle bataille dans sa douleur existante. On l’arrose de conseils qui lui permettraient de ne pas entrer en état de pathologie. En vain. Elle ne parvient plus à se projeter dans une évolution positive ni même négative. Elle vit le moment présent intensément, et celui-là est loin d’être plaisant. La mastite inflammatoire risque de devenir infectieuse, et de déboucher sur un abcès ; les enjeux peuvent être conséquents ! Lorsque la personne ressource vient aux nouvelles, et que la maman avoue qu’elle n’a pas pu tout faire ; qu’elle s’est couchée et a dormi 8 heures d’affilées alors que son sein malade était encore plein, la ressource frémit en son for intérieur : « mais pourquoi n’a‐t‐elle pas suivi mes conseils ? ». Alors que c’est encore d’empathie et de compréhension que la mère a besoin.

Sachez chères mamans que nous vous comprenons et nous devons accepter ensemble cet état. C’est ainsi que nous trouverons le juste moyen pour la voie rapide de guérison.

J’ai bon espoir qu’une maman qui comprend que son état pseudo-dépressif est causé par la crevasse ou la mastite. Ce n’est pas tant lié à son allaitement. C’est alors une maman qui s’accordera une chance supplémentaire d’aller plus loin, de franchir les obstacles, de dépasser son état de dépression temporaire. Et ce travail sur elle‐même sera d’autant plus facilité que la personne ressource, soignante ou bénévole l’entend dans son état.

Pour conclure, cet état dépressif temporaire, lié à une crevasse ou une mastite disparaît dès que la cause de la crevasse est éliminée ou que la mastite a guéri ; il ne doit pas être confondu avec un état de dépression post-partum, de baby‐blues ou de psychose puerpérale.

(1) Recherche Psycho‐neuro‐immunologie ; dépression inflammation et allaitement : Amir, 1996 Kendal‐Tackett, 2007

(2)     Article sur la dépression du post-partum, paru dans les Dossiers de l’Allaitement n°74 (Janvier – Février – Mars 2008)

[Auteure] : Françoise Coudray

[Biographie] : Françoise Coudray, consultante en lactation IBCLC, formatrice et conférencière, Françoise Coudray est également la présidente fondatrice de l’A.D.J.+

 

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La mastite https://www.leblogallaitement.com/la-mastite/ https://www.leblogallaitement.com/la-mastite/#respond Mon, 05 Sep 2016 19:48:31 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1430 Mais qu’est-ce que c’est ? Vous vous sentez fatiguée, avec des courbatures et peut-être êtes-vous aussi un peu fébrile comme au début d’un état grippal, voire franchement fiévreuse ? En plus de cela vous ressentez de l’inconfort ou une zone sensible dans le sein, parfois une masse comme une « boule » très douloureuse au toucher, votre … Continuer la lecture de La mastite

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Mais qu’est-ce que c’est ?

Vous vous sentez fatiguée, avec des courbatures et peut-être êtes-vous aussi un peu fébrile comme au début d’un état grippal, voire franchement fiévreuse ? En plus de cela vous ressentez de l’inconfort ou une zone sensible dans le sein, parfois une masse comme une « boule » très douloureuse au toucher, votre peau peut aussi être rouge et chaude en regard de cette zone ?

Vous vous inquiétez pour vous-même au vu de ces symptômes mais aussi pour votre bébé et vous vous questionnez sur la possibilité de poursuivre l’allaitement en pareilles conditions ; bien sûr il est aussi possible que tout cela vous décourage d’allaiter, surtout si ces signes font suite à des débuts déjà difficiles ou à toute autre situation qui vous pèse.

Il est alors fort probable que vous souffriez d’une mastite : une inflammation du sein qui est le plus souvent une conséquence :

  • d’un engorgement non pris en compte : par exemple votre bébé a sauté une tétée par rapport à ses habitudes et votre sein a été très tendu, d’autant plus si cela est survenu à plusieurs reprises,
  • d’un canal obstrué
  • d’une infection bactérienne (ce qui est couramment observé si vous avez ou avez eu une crevasse, par exemple).

Les situations suivantes, vous vous y reconnaitrez peut-être, sont associées à une augmentation du risque de survenue d’une mastite au cours de l’allaitement (1) :

  • prise récente d’un traitement antibiotique
  • prise récente d’un traitement antifongique
  • utilisation d’un tire-lait (surtout lors d’utilisation prolongée en cas de séparation maman-bébé)
  • présence de lésions type crevasse sur le mamelon

Alors que faire ? (2-3)

L’écueil courant en pareille situation est de stopper l’allaitement du côté de ce sein alors que l’élément incontournable  de la prise en charge de la mastite est un drainage efficace et fréquent du lait : éviter absolument la stagnation du lait dans le sein. Autrement dit faire téter bébé fréquemment sur ce sein (en veillant à ne pas négliger l’autre sein !) et s’il n’est pas assez efficace ou demandeur exprimer le lait de façon à ne pas demeurer avec une tension du sein.

C’est un traitement simple mais il doit être mis en place rapidement dès l’apparition des symptômes.

Insistons sur ce point : il est préférable de privilégier les tétées au sein par le bébé plutôt que d’exprimer le lait pour des raisons d’efficacité du drainage, mais savoir passer le relais à une technique d’expression est important si votre bébé ne parvient pas à bien drainer ce sein ou s’il ne peut téter.

Dans l’immense majorité des cas, votre bébé peut continuer à recevoir le lait de ce sein. Il est recommandé d’appliquer de la chaleur la plus grande partie du temps sur la zone douloureuse (à l’aide d’une poche de gel chaud/froid ou en dépannage d’un sachet de compote à sucer que vous remplissez d’eau chaude) ; en dehors de cela après une tétée appliquer la poche froide 10 à 15 mn peut aider à diminuer l’œdème.

Si votre douleur est forte vous pouvez utiliser un anti-inflammatoire non stéroïdien (ibuprofène) pour une courte durée.

Veillez à ce que vos sous-vêtements et vêtements ne compriment pas votre sein.

Enfin, le repos est aussi une partie importante du traitement : pas facile avec un bébé ! C’est le moment de solliciter l’entourage pour vous aider afin que vous puissiez vous consacrer aux tétées et  vous reposer sans courir dans tous les sens pour des courses, le ménage pendant quelques jours.

Comment évolue la mastite ?

En mettant ces éléments en place, vos symptômes devraient évoluer favorablement en vingt quatre heures : c’est-à-dire qu’une amélioration doit être établie ; si tel est le cas, en poursuivant les mêmes mesures vos symptômes doivent encore s’améliorer dans les 24 h suivantes : persévérer avec cette vigilance pendant quelques jours vous permettra alors de retrouver une situation normale. En revanche si la situation ne s’améliore pas dans les premières 24 h, ou bien si elle empire : il est important de poursuive le drainage efficace en s’orientant sur une consultation médicale afin d’évaluer précisément votre situation, une antibiothérapie sera probablement nécessaire. De même, une mastite prise en charge tardivement (plus de 24 à 48h après l’apparition des symptômes) nécessitera souvent une antibiothérapie.

Ajoutons que si vous ressentez d’emblée ces symptômes sur les deux seins en même temps ou de façon soudaine et sans cause apparente parmi celles décrites, il est important de mettre en place un traitement médical.

 ( 1) Mediano et al Case control study of risk factors for infectious mastitis in Spanish breastfeeding women, BMC pregnancy and childbirth 2014 14:195

(2) Guide pratique en allaitement pour les médecins – JC Mercier, Cécile Fortin, MJ Santerre – Direction régionale de santé publique de la capitale – nationale Québec

(3) Breastfeeding answers made simple, Nancy Mohrbacher , Hale Publishing 2010

[Auteure] : Dr Muriel Mermilliod, consultante en lactation IBCLC

[Biographie] : Formatrice en allaitement maternel, consultante en lactation IBCLC et chirurgien-dentiste, le Dr Muriel Mermilliod est l’une des meilleures spécialistes françaises des aspects pratiques et théoriques de la lactation humaine, des compétences et des besoins des nouveau-nés et de leurs mères.

 

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Des symptômes d’une hyperlactation au retour du B-A BA de la mise au sein https://www.leblogallaitement.com/des-symptomes-dune-hyperlactation-au-retour-du-b-a-ba-de-la-mise-au-sein/ https://www.leblogallaitement.com/des-symptomes-dune-hyperlactation-au-retour-du-b-a-ba-de-la-mise-au-sein/#comments Wed, 10 Aug 2016 12:48:29 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1414   Si Françoise Coudray, consultante en lactation IBCLC nous donnait des conseils en matière de gestion de surproduction de lait dans un article précédent, elle tient aujourd’hui à préciser que le réflexe d’éjection fort n’est pas forcément associé à une production exagérée et doit donc être dissocié de l’hyperlactation. Elle précise aussi que certains des signes … Continuer la lecture de Des symptômes d’une hyperlactation au retour du B-A BA de la mise au sein

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Si Françoise Coudray, consultante en lactation IBCLC nous donnait des conseils en matière de gestion de surproduction de lait dans un article précédent, elle tient aujourd’hui à préciser que le réflexe d’éjection fort n’est pas forcément associé à une production exagérée et doit donc être dissocié de l’hyperlactation. Elle précise aussi que certains des signes qui pourraient faire penser à une hyperlactation peuvent aussi révéler d’autres soucis et appellent donc à une vigilance accrue. Elle propose une grille de lecture, une sorte de « diagnostic différentiel » pour les aidants et professionnels du conseil en allaitement.

Hyperlactation et réflexe d’éjection fort, les manifestations les plus courantes:

UN ENFANT QUI :

  • S’étrangle, s’étouffe, tousse au sein,

  • Laisse fuir du lait de sa bouche,

  • Se cambre et s’éloigne/se dégage du sein, frappe le sein,

  • A des difficultés à rester au sein,

  • Régurgite,

  • A beaucoup de gaz

  • A des selles vertes, liquides, et explosives

  • A une prise de poids inconstante (poids faible après un bon départ)

UNE MERE QUI :

  • A des seins jamais confortables, jamais « vides », qui se re-remplissent très vite,

  • A des zones sensibles au toucher, fermes/durs, avec des « bosses », des « masses »

  • Qui souffre de canaux bouchés chroniques, ou de mastites chroniques,

  • Qui ressent une douleur intense lors du premier réflexe d’éjection,

  • Qui a un réflexe d’éjection très puissant,

  • Qui a les seins qui fuient constamment entre les tétées,

  • Qui a « fui » du lait en prénatal.

Françoise Coudray :

« J’aimerais partager avec vous deux exemples de situations que j’ai rencontrées plusieurs fois dans ma pratique, ce qui vous guidera vous-même.

Une de mes clientes est venue dès sa sortie de maternité, car elle avait toujours les seins trop pleins après une tétée et elle commençait à avoir mal aux mamelons ; « J’ai trop de lait, j’en ai encore plein dans le sein après la tétée ». Son enfant présentait des selles vertes et il avait des gaz malodorants. En observant une tétée, j’ai pu constater que l’enfant ne prenait pas correctement le sein en bouche et ne parvenait pas à vider pleinement le sein.  Dès le moment où la prise en bouche a été optimisée, le sein fut très bien drainé et bien souple en fin de tétée. Dans ce cas-ci, la maman a été également heureuse de constater une « belle » prise de poids, et un transit plus facile pour son bébé.

Une autre mère me contacte affolée car depuis la « montée de lait » son enfant s’étrangle, s’étouffe, laisse couler ou gicler du lait. Il prend peu de poids et les tétées sont douloureuses. Les mamelons étaient sensibles et abîmés. En observant une tétée et en examinant la mère et l’enfant dans leur globalité, j’ai pu observer que le bébé avait une succion dysfonctionnelle face à un flot de lait tout à fait normal. Le bébé parvenait difficilement à téter efficacement en respectant le cycle « succion-déglutition-respiration ». Ce bébé avait alors tendance à pincer le mamelon [cela cause des crevasses] pour réduire le flot qui l’incommodait – un flot par ailleurs tout à fait « normal ». Il a donc fallu orienter notre intervention sur une rééducation et / ou apprentissage d’une succion efficace en s’étant au préalable assuré qu’il n’avait pas de gêne successive à l’accouchement par une visite chez un ostéopathe, en vérifiant son palais, son frein de langue, si un problème ORL pouvait être en cause avec un professionnel averti.

Ces deux mamans et leurs nourrissons sont ainsi une illustration de la nécessité de bien réaliser un diagnostic différentiel pour rechercher éventuellement d’autres causes à ces comportements d’étranglement du bébé, à ces seins encore très pleins après une tétée qui au premier abord, peuvent faire effectivement penser à une surproduction et / ou un réflexe d’éjection fort.

Ainsi que le souligne Catherine Watson Genna (2008), une consultante en lactation IBCLC internationalement connue : les symptômes assimilés à la « surproduction » peuvent masquer un problème du nourrisson. Il faut s’assurer de bien rechercher la capacité du bébé à téter avant d’essayer de modifier la production de lait. » ; c’est un travail en réseau avec la consultante, l’ORL et l’ostéopathe notamment, qui se révèle très efficace, notamment quand malgré nos efforts, l’enfant ne parvient toujours pas à prendre correctement le sein en bouche.

S’il s’avère que votre bébé ne parvient pas à bien vider vos seins, il peut être intéressant de revoir votre mise au sein.

Cependant, la toute première des étapes est et reste, de s’assurer de la bonne prise du sein par le bébé qui sera fonction de la position que la mère et l’enfant trouveront la plus confortable pour eux et de savoir qu’ils pourront aussi changer de position régulièrement selon l’humeur, le moment. 

En 1989, dans le Journal of Human Lactation, Mary Renfrew écrivait : « Il est contre-productif d’insister pour que le bébé soit placé précisément dans la position qu’a apprise le soignant, sauf si une attention particulière est apportée quant à l’efficacité de cette position et au caractère individuel tant de la mère que du bébé. Cette articulation entre la mère et son bébé peut être considérée comme une sorte de danse. » Elle ajoutait : « Cette danse a juste besoin d’être encouragée, et non pas contrôlée ou limitée. Le concept de « gestion » de l’allaitement tel qu’il apparaît souvent dans les manuels implique un contrôle et n’est d’aucun secours. La mère et le bébé gèrent leur propre expérience d’allaitement à partir de leurs sensations, et avec une aide lorsque c’est nécessaire. Même si nous en savons plus en matière de techniques de positionnement, nous devons éviter d’insister trop sur l’aspect technique, car ce serait au détriment du caractère unique de chaque couple mère-bébé. »

Une incitation donc à vous documenter, vous informer par des lectures, en vous entourant de personnes formées ; mais aussi une incitation à vous faire confiance, vous écouter vous et votre bébé et vous faire votre opinion. Vous êtes l’experte et celle la plus à même de savoir comment vous vous sentez. N’hésitez plus à vous entourer pour discuter de vos difficultés et composez vos propres solutions en fonction de vos convictions. Bonne route sur le chemin de l’allaitement !

[Auteure] : Consultante en lactation IBCLC, formatrice et conférencière, Françoise Coudray est également la présidente fondatrice de l’A.D.J.+

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Montée de lait et engorgement : un couplet inévitable ? https://www.leblogallaitement.com/montee-de-lait-et-engorgement-un-couplet-inevitable/ https://www.leblogallaitement.com/montee-de-lait-et-engorgement-un-couplet-inevitable/#comments Tue, 26 Jul 2016 14:51:40 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1406 Votre bébé est né. Il a commencé à téter le colostrum et puis, aux alentours du deuxième au troisième jour survient ce que l’on appelle communément la « montée de lait ». C’est alors que les mères évoquent un certain nombre d’expériences variées. Voici un aperçu de ce qu’elles décrivent la plupart du temps : « La montée de … Continuer la lecture de Montée de lait et engorgement : un couplet inévitable ?

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Votre bébé est né. Il a commencé à téter le colostrum et puis, aux alentours du deuxième au troisième jour survient ce que l’on appelle communément la « montée de lait ». C’est alors que les mères évoquent un certain nombre d’expériences variées. Voici un aperçu de ce qu’elles décrivent la plupart du temps : « La montée de lait ? Je ne m’en suis même pas aperçue ! », « Quelle horreur j’ai passé deux jours avec des seins tendus à bloc et je souffrais le martyre ! », « J’étais fière de mes seins, bien ronds et chauds, ça me rassurait : j’avais tout le lait nécessaire pour mon bébé ! »

Après la naissance de votre bébé et l’expulsion du placenta, les taux sanguins de progestérone et d’oestrogène chutent et libèrent l’action de la prolactine. Cela induit dans les 48h environ qui suivent la naissance une augmentation très nette du volume de lait produit[1] et aussi une congestion vasculaire au niveau des seins. C’est ce que l’on appelle couramment « la montée laiteuse». Cette congestion est normale.  Vos veines sont plus visibles, le sein est chaud, plus rond et tendu, plus « lourd », mais il n’est pas douloureux. Le lait coule facilement et votre bébé tète sans difficulté (s’il n’en avait pas auparavant).

Si vos seins sont vraiment gonflés, durs et douloureux, nous sommes alors en présence d’un engorgement dû à une accumulation excessive de lait dans la glande mammaire. Alors le lait peut avoir du mal à s’écouler et l’aréole est tellement tendue que votre bébé peut avoir des difficultés à prendre le sein et aura tendance à provoquer des crevasses.

Les tétées efficaces et fréquentes avec une prise du sein optimale, proposées aux signes d’éveil, sans limitation de leur nombre ou de leur durée dès la naissance sont la meilleure prévention de l’engorgement. Si vous êtes séparée de votre bébé ou bien qu’il a du mal à téter, il vous est alors recommandé d’exprimer votre lait fréquemment.

Si l’engorgement est installé, ne restez pas ainsi en attendant que cela passe. Le seul traitement efficace est de permettre l’écoulement du lait qui s’est accumulé dans la glande mammaire. Voici deux techniques pour en venir à bout.

Si l’aréole est tendue, avant de faire téter ou d’exprimer votre lait, appliquez de la chaleur et pratiquez l’assouplissement par contre-pression. Cette technique consiste à poser la pulpe de deux doigts de chaque main autour du mamelon sur l’aréole en exerçant une pression douce vers votre thorax puis répéter l’opération en tournant circulairement avec vos doigts autour du mamelon. Cela va faire diminuer l’oedème, assouplira l’aréole très ponctuellement et parfois même déclenchera un écoulement de lait.  Ainsi, votre bébé pourra prendre le sein plus facilement.

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Ou alors, utilisez l’effet ventouse d’un verre empli d’eau chaude plaqué sur le sein.

Certaines mères ont recours à une coupelle recueil-lait. Cette utilisation devrait rester ponctuelle.

Il est bon d’avoir à l’esprit que faire téter bébé ou utiliser un tire-lait sur une aréole tendue risque de vous exposer à des blessures du mamelon et/ou de l’aréole.

Il est donc préférable de proposer des tétées fréquentes ou de tirer votre lait, en adaptant si besoin la position du bébé pour faciliter l’écoulement (louve, ballon de rugby).

Entre les tétées l’application d’une poche de gel ou de compresses froides apaisera l’oedème et la douleur. A l’inverse, certaines mamans apprécient l’application de chaleur. Vous pouvez aussi demander aux professionnels qui vous accompagnent de vous prescrire un antalgique adapté si besoin.

Entre les tétées de votre bébé : si l’engorgement revient, il est important d’extraire votre lait de façon à retrouver un sein souple. Contrairement aux idées reçues, si elle est pratiquée uniquement pour retrouver du confort et de la souplesse sans aller au-delà, cette technique d’expression ne sur-stimulera pas votre production.

 Pour finir, il est bon de savoir que l’engorgement peut aussi survenir plus tard au cours de l’allaitement. Les facteurs de risque les plus fréquents sont alors des tétées espacées soudainement ou « sautées », un sevrage en cours avec suppression de tétées, le port de vêtements ou d’un soutien-gorge trop serrés. La conduite à tenir est la même : faire couler le lait pour assouplir le sein et retrouver le confort. Veiller à maintenir la souplesse des seins est une mesure importante pour éviter la complication d’un engorgement persistant que l’on appelle la mastite.

[1] 25 à 50 ml/24h le jour de la naissance – 200ml le troisième jour, 400ml le quatrième, 600ml le cinquième jour lors d’un démarrage optimal de l’allaitement

[Bibliographie] :

[Auteure] : Dr Muriel Mermilliod, consultante en lactation IBCLC

[Biographie] : Formatrice en allaitement maternel, consultante en lactation IBCLC et chirurgien-dentiste, 
le Dr Muriel Mermilliod est l’une des meilleures spécialistes françaises des aspects pratiques et théoriques de la lactation humaine, des compétences et des besoins des nouveau-nés et de leurs mères.

 

 

 

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Crevasses https://www.leblogallaitement.com/crevasses/ https://www.leblogallaitement.com/crevasses/#respond Tue, 12 Jul 2016 12:39:19 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1395 Nous les avons évoquées dans un précédent article, les crevasses sont une cause fréquente d’arrêt de l’allaitement. Elles apparaissent souvent rapidement les premiers jours ou bien au cours des premières semaines de l’allaitement. Essayons de comprendre plus en détail à quoi elles sont dues et comment y remédier. Les crevasses sont de petites plaies sur … Continuer la lecture de Crevasses

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Nous les avons évoquées dans un précédent article, les crevasses sont une cause fréquente d’arrêt de l’allaitement. Elles apparaissent souvent rapidement les premiers jours ou bien au cours des premières semaines de l’allaitement. Essayons de comprendre plus en détail à quoi elles sont dues et comment y remédier.

Les crevasses sont de petites plaies sur le mamelon provoquant une douleur maximale en début de tétée, absente ou légère entre les tétées et augmentée par la friction (le frottement d’un vêtement par exemple). Elles surviennent principalement à la suite d’une prise du sein inadéquate et traumatique :

  • Le plus souvent en raison d’une position au sein trop approximative (ouverture de bouche trop faible, tête du bébé fléchie, bébé trop éloigné du sein.).

  • Consécutivement à un engorgement des seins jusqu’à l’aréole.

    engorgement et crevasses muriel mermilliod

  • Lors de variations anatomiques des mamelons rendant plus difficile la prise du sein.

  • Comme conséquence d’un réflexe d’éjection fort.

  • En raison de l’inélasticité d’un frein de langue, frein de lèvre supérieure (ce qui nécessitera parfois une intervention pour résoudre le problème), ou d’un palais creux…

Mais elles peuvent aussi apparaître :

  • Suite à l’utilisation inadéquate d’un tire-lait, d’un tire-lait de piètre qualité ou d’une téterelle de taille inadaptée.

  • Dans le cas d’un retrait du sein sans briser la succion.

  • Lorsque le nouveau-né a tendance à serrer les mâchoires en début de tétée ou en s’endormant sur le sein en fin de tétée.

Pour guérir rapidement la crevasse, l’accent doit être mis sur une prise du sein adéquate car cela permet immédiatement une nette diminution de la douleur, la rendant supportable d’emblée et surtout pour favoriser sa guérison spontanée et rapide.

En plus de cela, pour soulager la douleur vous pouvez :

  • Appliquer des compresses chaudes et humides juste avant la prise du sein

  • Prendre un antalgique compatible avec l’allaitement (ibuprofène en courte durée par exemple, en parler avec votre sage-femme ou médecin)

  • Varier les positions du bébé au sein

  • Déclencher le réflexe d’éjection avant la mise au sein (manuellement ou au tire-lait)

  • Commencer la tétée par le sein le moins douloureux

Et pour faciliter la cicatrisation vous pouvez :

1er choix : exprimer quelques gouttes de lait après la tétée et l’appliquer sur le mamelon et l’aréole puis laisser sécher à l’air

2ème choix : appliquer de la lanoline modifiée USP ultra-purifiée. En veillant à une hygiène des mains correcte, étaler l’équivalent d’un grain de riz de pommade en utilisant un doigt différent pour chaque sein

3ème choix : appliquer des « pansements au lait maternel » (compresse stérile imbibée de lait maternel et maintenue par un film alimentaire) : changer toutes les 3 heures au moins . 

Attention il est important de le faire sous la surveillance d’un professionnel de santé car il y a un risque d’inclusion de germes si l’application de cette compresse est mal réalisée

4ème choix : mettre des compresses hydrogel rinçables .

Attention sous surveillance d’un professionnel de santé aussi (même risque que pour le pansement de lait maternel)

Enfin, encore quelques points utiles pour vous aider :

Mieux vaut éviter les coussinets d’allaitement. Ils favorisent un risque de macération menant à l’infection.

Vous pouvez vous protéger du frottement et laisser vos mamelons à l’air en portant ponctuellement des coupelles protège-mamelons.

Et si vous ne parvenez pas rapidement à obtenir une prise du sein adéquate vous pouvez, en étant accompagnée, envisager :

  • l’utilisation ponctuelle d’un écran en silicone lorsque la douleur n’est pas suffisamment soulagée par les mesures précédentes

  • de diminuer ou cesser les mises au sein du côté affecté pendant le temps nécessaire (jusque 24 à 48h) et maintenir la production lactée en utilisant l’expression du lait manuelle ou avec un tire-lait adapté selon votre choix.


Bon à savoir :

Trouver une solution à des crevasses est indispensable parce qu’elles peuvent causer des douleurs importantes, mais c’est aussi une prévention de l’infection de cette crevasse par un germe. Et enfin, c’est prévenir le risque qu’a votre bébé de prendre trop peu de lait car quand il pince le mamelon il en reçoit moins facilement que lorsqu’il le prend bien loin en bouche.

[Crédit photos ] Muriel Mermilliod-Defrenne

[Auteure] : Dr Muriel Mermilliod, consultante en lactation IBCLC

[Biographie] : Formatrice en allaitement maternel, consultante en lactation IBCLC et chirurgien-dentiste,
le Dr Muriel Mermilliod est l’une des meilleures spécialistes françaises des aspects pratiques et théoriques de la lactation humaine, des compétences et des besoins des nouveau-nés et de leurs mères.

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